Ânkhésenpépi est la fille de et l'épouse de . Elle porte également le nom d'Ânkhnesmérirê . Sa sépulture est une pyramide située dans la nécropole de celle de son grand-père .
Généalogie
Ses titres sont : « Fille du Roi de con corps, aimée de lui » (zȝ.t nsw.t ẖ.t=f mr.t=f), « Celle de la pyramide Mérenrê-men-ânkh » (Mr-n-Rˁ-mn-ˁnḫ), « Épouse du Roi » (hm.t nsw.t), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥr Stẖ) et « Mère du Roi » (mw.t nsw.t), « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw).
Les deux premiers titres font d'elle la fille du roi tandis que les deux suivants font d'elle l'épouse de son frère ou demi-frère le roi ; il est probable qu'il s'agisse d'une reine de la seconde moitié du règne, avec les reines et Oudjebten. De par le fait qu'elle était une fille du roi et qu'elle se nomme Ânkhésenpépi, Yannis Gourdon suggère qu'elle était la fille de la seule épouse connue de , la reine ; si cette hypothèse se vérifiait, alors aurait épousé sa propre (demi)-sœur.
De plus, selon Vivienne Gae Callender et Hratch Papazian, elle serait la mère d'un roi nommé Néferkarê, car elle porte le titre « Mère du Roi » (mw.t nsw.t) sur une stèle fragmentaire découverte dans le complexe funéraire de la reine ; il est à noter que le titre de la stèle semble avoir été rajouté a posteriori et ne faisait donc pas partie de l'inscription originale. Le contexte chronologique ( a été une épouse de ) incite Hratch Papazian a préféré un roi Néferkarê ayant vécu relativement tôt après le règne de ; or le roi ayant déjà pour mère la reine , Papazian opte pour le roi , prédécesseur direct de selon la liste d'Abydos. Marie-Noëlle Fraisse avait proposé le roi , mais cette hypothèse est réfutée par Hratch Papazian car les découvertes de Gustave Jéquier dans le complexe funéraire d' excluent cette hypothèse, la mère de étant très probablement la reine .
Sépulture
Comme pour les reines de cette époque, elle reçoit le privilège de se faire bâtir un complexe funéraire à Saqqarah.
Sa tombe a été retrouvée par Audran Labrousse en 2003, parmi la nécropole de son grand-père au sein d'une véritable nécropole princière bâtie au sud du complexe funéraire royal (au sud de la pyramide de Pépi , au sud-ouest de celle du prince Hornéterikhet, nichée dans un espace réduit, au nord de la pyramide de la reine ). Elle est constituée d'un petit complexe pyramidal.
Sa pyramide mesurant (30 coudées, au lieu des 40 coudées pour les reines précédentes) montre une disposition interne simplifiée. Le sarcophage est creusé dans un énorme bloc de poudingue de dallage, qui indique son nom et ses titres, à l'ouest de la chambre funéraire, et son couvercle est en granit rose.
Sa pyramide ne comporte pas de textes des pyramides, elle serait la seule des reines de Pépi II à ne pas l'avoir. La chambre funéraire de la reine comportait une ligne de hiéroglyphes gravés dans la pierre et courant tout autour sur les murs du caveau.
Dans l’enceinte de son monument funéraire, enfouie à l’ouest dans un puits, est apparue une jolie petite tombe peinte de couleurs fraîches, au nom de la prêtresse d’Hathor répondant au nom d'« Ankhesen ». Aucun lien familial n’est indiqué avec , la petite tombe étant toutefois antérieure à la pyramide qui l’abrite. La momie y était encore en place, accompagnée de son chevet ; une statuette en bois de représentant la défunte y fut aussi retrouvée.
Notes et références
Bibliographie
.
Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Reine de l'Égypte antique Catégorie:Enfant royal de l'Égypte antique Catégorie:VIe dynastie égyptienne Catégorie:Princesse de l'Égypte antique