est la fille de , l'épouse de et la probable mère de , trois rois de la .
Généalogie
Parents
Le titre « fille aînée du roi de son corps Mennéfer-Méryrê » indique de manière certaine que était la fille du roi . L'identité de sa mère est plus incertaine ; en effet, deux éléments apportent des éléments sur le nom de la mère du roi, mais les interprétations divergent : un décret découvert dans le temple funéraire de par Gustave Jéquier et publié en 1933 ; ce décret la décrit comme « mère du roi » et donne également le nom d'une « mère du roi » Ankhésenméryrê l'Aînée, Ankhésenméryrê étant un nom porté par et , une scène publiée en 2001 et mise au jour par Audran Labrousse dans la cour à portique du temple funéraire d' ; la scène montre la reine avec une jeune femme de taille réduite du nom de Neith, toutes deux dans une barque en train de chasser.
Michel Baud restait en 1999 réservé sur le choix de la mère de la reine, aucun élément n'étant décisif ne permettait de choisir entre l'une des Ankhésenpépi. Toutefois, selon Gustave Jéquier et Vivienne Gae Callender, le décret indiquerait que la mère du roi était , car le qualificatif « Aînée » renvoit systématiquement à et non pas à sa jeune sœur . Callender ajoute que la scène du temple funéraire d' ne prouve pas que cette reine était la mère de car cette dernière n'y est pas décrite comme étant « sa fille », comme cela est l'usage. Cependant, selon Yannis Gourdon, le décret renvoit non pas à mais à , non pas tant parce que cette dernière est la mère de mais celle de , le décret ayant été retrouvé dans un complexe funéraire associé à celui du roi. Il ajoute également que, malgré l'absence de la mention « sa fille », la scène est typique d'une scène montrant une reine avec sa fille, ce qui rend la relation entre les deux reines certaine.
Époux
Le titre « épouse du roi sa bien-aimée Men-Ânkh-Néferkarê » indique de manière certaine que était l'épouse du roi . Il est possible qu'elle ait également épousé son (demi-)frère : en effet, l'un des obélisques flanquant l'entrée du temple funéraire de la reine la décrit comme la fille de et l'épouse de , tandis que le deuxième, fragmentaire, mentionne simplement les rois et , suvis chacun par le titre « iryt-pât ». Baud et Gourdon réfute cette union, indiquant que le texte n'a pas obligatoirement contenu un titre de parenté, Baud ajoutant d'ailleurs que le haut du hiéroglyphe restant, celui du hibou, ne peut introduire un titre d'épouse du roi. Jéquier et Callender considèrent quant à eux que était l'épouse de , Callender indiquant d'ailleurs que le titre de « iryt-pât » précède systématiquement le nom d'une épouse.
Enfants
Une fausse porte lacunaire, retrouvée à proximité de la pyramide royale de , mentionne un « fils aîné du roi, Nemtyemsaf ». La localisation de la découverte permet de déduire que était très certainement la mère de ce prince, qui est probablement identique au roi dont est la mère.
Deux éléments présentent comme une mère d'un roi : le titre de « mère du roi » associé à son nom et présent sur le décret précédemment mentionné, une scène fragmentaire représentant la reine coiffée du vautour, coiffe portée seulement par les mères de roi ; à côté de la tête de la reine se trouve un cartouche ajouté postérieurement à la scène et malheureusement partiellement détruit de manière intentionnelle, et dont la lecture fait donc l'objet de débats (seul le premier signe, celui du soleil Rê, est parfaitement lisible).
Ce cartouche détruit est en général identifié au roi Mérenrê Nemtyemsaf attesté sur la table d'Abydos en tant que successeur de , même si la lecture Mérenrê fait débat car attestée uniquement sur la table d'Abydos). Bien que ce Mérenrê est en général compris comme un fils de , Callender suppose qu'il soit le fils de et de .
Percy Newberry et Vivienne Callender proposent une reconstruction du cartouche détruit par ...karê, ce qui leur fait dire que le nom du roi inscrit devait être Menkarê, deuxième successeur de Mérenrê Nemtyemsaf selon la table d'Abydos. Comme l'indique Baud, le décret pourrait ne pas avoir été fait par le fils de la reine , Callender, qui est en accord avec cette idée, indique qu'il pourrait s'agir d'un petit-fils, peut-être Menkarê.
La tradition décrivant Nitocris comme la sœur de , ce dernier étant par ailleurs un fils de la reine et du roi (ou du roi selon Callender), certains égyptologues font alors d'elle la fille de ce couple et de / .
Titres
porte les titres suivants : « Iryt-pât » (jry.t-p`t) ; en tant que fille royale : « Fille du Roi » (sȝ.t nsw.t), « Fille aînée du Roi de son corps » (sȝ.t nsw.t smsw.t n ẖ.t=f) et « Fille aînée du Roi de son corps Mennéfer-Méryrê » (sȝ.t nsw.t smsw.t n ẖ.t=f Mn-nfr Mry-Rˁ) ; en tant qu'épouse royale : « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t), « Épouse du Roi sa bien-aimée Men-Ânkh-Néferkarê » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f Mn-ˁnḫ Nfr-kʒ-Rˁ), « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t), « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆), « Suivante du Grand » (ẖt.t-Wr), « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty), « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw) et « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw) ; en tant que mère royale : « Mère du Roi » (mw.t-nsw.t).
Biographie
était une reine importante dont les titres de « fille du roi », d'« épouse du roi » et de « mère du roi », associés à un petit complexe pyramidal complet, démontrent l'influence et l'importance qu'elle exerça sur son temps.
Certains auteurs, dont Newberry et Christiane Zivie-Coche pensent que a régné à la suite de son fils mort prématurément et de ce fait l'associent à la reine Nitocris mentionnée par Manéthon de Sebennytos dans son histoire de l'Égypte, les Ægyptiaca, qu'il écrivit pour le compte de . De nombreuses légendes contribuent à faire de ce personnage une figure haute en couleur et légendaire dont le public grec était friand. Cependant, comme l'indique Callender, cette hypothèse n'est pas envisageable car était la fille aînée de et devait donc nécessairement être déjà décédée à la mort de , ce dernier ayant au un règne assez long.
Sépulture vignette|gauche|Pyramide où se trouvent les tombeaux de et de .
La sépulture d' est une pyramide à faces lisses située à l'ouest de celle de est accolée à la pyramide de . Elle a été découverte et fouillée par Gustave Jéquier vers le début du .
La pyramide, aujourd'hui presque entièrement détruite, a une longueur de et une hauteur de . Outre des vestiges du viatique funéraire qui l'accompagnait dans son voyage dans l'au-delà, le caveau de la reine était décoré sur sa paroi ouest d'un motif de façade de palais et, pour les autres parois, de Textes des pyramides, qui ont été traduits en français par Claude Carrier. serait donc la deuxième ou la troisième épouse royale à recevoir le privilège d'accéder à l'immortalité au moyen de ces textes sacrés autrefois réservés au seul souverain et maître de l'Égypte.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Grande épouse royale Catégorie:Enfant royal de l'Égypte antique Catégorie:VIe dynastie égyptienne Catégorie:Princesse de l'Égypte antique