Claude Mangot, né en 1556Revue historique de la noblesse, 1841, ouvrage en ligne et mort en 1624Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la Régence, éd. Hachette, 1857, , ouvrage en ligne, seigneur de Villeran, d'Orgères et de Villarceaux à VovesDaniel Vidal, Critique de la raison mystique : Benoît de Canfield : possession et dépossession au XVIIe siècle, éd. Jérôme Millon, 1990 , extrait en ligne, est un parlementaire et homme d'État français.
Biographie Issu d'une famille estimée de parlementaires originaire du Loudunois, il est le fils de Claude Mangot (1520-1593)Revue historique de la noblesse, 1841, ouvrage en ligne, époux de Geneviève Sevin, dame de Villeran, de Dreville, d'Orgères et du Moulin (par contrat du ) avocat au parlement de Paris, anobli par lettres de noblesse datées de Vauluisant, , et enregistrées en la chambre des comptes le Henri Gourdon de Genouillac, Léonce Hallez-Claparède Dictionnaire des anoblissements, ouvrage en ligne, ambassadeur de la duchesse de Longueville à Neuchâtel de 1592 à 1593.
Claude Mangot commence sa carrière au Parlement où il est reçu comme conseiller lai le et affecté aux Requêtes du Palais. Il prête serment à la Sainte-Union en qualité de membre du Parlement ligueur le Thierry Sarmant, Guillaume Lasconjarias, Les ministres de la guerre, 1570-1792 : histoire et dictionnaire biographique, Belin, 2007 extraits en ligne. Le , il est reçu au parlement royal à Tours. Il devient maître des requêtes le Saint-Allais La France législative, ministérielle, judiciaire et administrative ouvrage en ligne, . Le il est commis procureur général de la chambre de justice instituée pour juger les malversations des financiers. Le , il est commis pour instruire le procès de Philippe de Gondi, fermier de la gabelle. La même année, il obtient des lettres patentes le chargeant d'instruire sur les troubles du Poitou et de pacifier cette province. Toujours en 1614, il devient conseiller d'État. Le , il est nommé premier président du Parlement de Bordeaux charge qu’il n’exerce pas et qu’il vend dès .
Protégé par le maréchal d'Ancre (Concini), il est nommé par commission le secrétaire d'État de la Guerre et aux affaires étrangères. Il négocie la séparation du Duc de Nevers d'avec les princes ligués et la réduction de la ville de Péronne, dont le duc de Longueville s'était emparéGaëtan de Raxis de Flassan Histoire générale et raisonnée de la diplomatie française, , ouvrage en ligne. Lors du remaniement du Conseil du François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois Dictionnaire de la noblesse, , 1775, ouvrage en ligne, fidèle de Concini, il est nommé par lettres patentes garde des Sceaux à la place de Guillaume du Vair qui démissionne, tandis que Richelieu reprend sa charge de conseiller d'État. Lors de la chute du maréchal d'Ancre orchestrée par Louis XIII le , il est démis de ses fonctions par le roi qui rétablit du Vair. « Ayant pour plusieurs grandes et importantes considérations, retiré des mains du sieur Mangot les sceaux de France, dont nous lui avions depuis quelque temps commis la garde, nous avons estimé les devoirs rendre ès mains de notre cher et féal le sieur du Vair, garde des sceaux de France […] des mains duquel ils avaient été contre notre gré ôtés par les mauvais et sinistres artifices de quelques-uns qui, abusant de notre nom et autorité, tramaient de mauvais desseins contre nous et notre État »Guyot, Merlin, Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives, vol. 4, 1788, ouvrage en ligne. Disgracié, Mangot est, selon certaines sources, embastillé et meurt peu de temps après son incarcérationMémoires sur l'Établissement des Secrétaires d'Estat et des Clercs Notaires et Secrétaires du roy et Secrétaires des Finances, 1300-1647, consultable sur le site The Ranums' Panat Times, ou, selon d'autres se retire pour vivre « en personne privée en sa maison ».
En 1594Jean-Yves Sarazin, Inventaire du fonds Gourjault, ouvrage en ligne il avait épousé Margueritte Le Beau dame de Villarceaux. Son fils Anne Mangot (baptisé le Extraits des registres de la paroisse d'Orgères-en-Beauce en ligne, mort le ) est conseiller au Grand Conseil (), conseiller au parlement de Bretagne puis de Paris () enfin maître des requêtes ().
Notes et références
Sources bibliographiques Lucien Bély, Georges-Henri Soutou, Laurent Theis, Maurice Vaïsse, Dictionnaire des ministres des affaires étrangères, Fayard, 2005,
Voir aussi
Liens externes
Manuscrit Mémoires sur l'Établissement des Secrétaires d'Estat et des Clercs Notaires et Secrétaires du roy et Secrétaires des Finances, 1300-1647, consultable sur le site The Ranums' Panat Times Jean-François Labourdette et alii, Monarchies, noblesses et diplomaties européennes : mélanges en l'honneur de Jean-François Labourdette, éd. Presses Paris Sorbonne, 2005, , extrait en ligne1
Catégorie:Ministre d'Henri IV de France Catégorie:Ministre de Louis XIII Catégorie:Ministre français de la Justice Catégorie:Garde des sceaux de France Catégorie:Naissance en 1556 Catégorie:Décès en 1624