TCL, anciennement Transports en Commun Lyonnais (TCL) est le nom commercial du réseau de transport en commun desservant 262 communes du Rhône, de la Métropole de Lyon et de l'Isère. SYTRAL Mobilités est l'autorité organisatrice et le propriétaire de la marque « TCL ».
Le réseau urbain de la Métropole de Lyon et quelques communes alentours est exploité depuis le par Keolis Bus Lyon pour les bus, RATP Dev Lyon pour les tramways et métros et RATP Dev Les Yachts de Lyon pour la navette fluviale, dans le cadre d'une délégation de service public. En dehors de la Métropole, le réseau est également exploité sous délégation de service public par différentes sociétés : Maisavia (Groupe CFTR), Keolis Autocars Planche, Transdev Rhône-Alpes, Transdev Villefranche Beaujolais et les Courriers Rhodaniens Lyon.
Auparavant, le réseau urbain était exploité intégralement par la société privée Keolis Lyon (nouveau nom de la SLTC depuis 2005), filiale du groupe Keolis, dans le cadre d'une délégation de service public renouvelée en 2011 et 2017.
Cette exploitation inclut 4 lignes de métro, dont 2 lignes automatiques et 1 ligne à crémaillère, 2 lignes de funiculaire, 1 ligne de navette fluviale, 7 lignes de tramway, 148 lignes de bus dont 28 lignes fortes et 9 lignes de trolleybus, 4 lignes de nuit Pleine Lune, ainsi que du transport à la demande..
Le , l'ancien réseau Transports en Commun Lyonnais fusionne avec les deux autres réseaux de SYTRAL Mobilités : Les cars du Rhône et Libellule sous la marque « TCL » (Le T venant de "Transports en Communs Lyonnais", le C venant de l'ancien réseau Cars du Rhône, et le L venant de l'ancien réseau Libellule, service de transport Caladois). Cette unification a pour but de proposer un service plus large, couvrant ainsi l'ensemble du département du Rhône et de la Métropole de Lyon. Le nouveau réseau TCL propose ainsi une nouvelle gamme tarifaire unifiée et zonée.
Histoire
vignette|Le terminus de Perrache au début du : la station des tramways. vignette|Un Berliet PH12/180 sur la ligne 7 (Perrache - Cusset) en 1967. vignette|Un Berliet ER 100 sur la ligne 3 (Gorge de Loup ou Gare St-Paul - Laurent Bonnevay) en 1980.
En 1855, un service d'omnibus est créé et exploité par la Compagnie lyonnaise d'omnibus (CLO), qui disparaît en 1877 en raison de difficultés financières. Cette compagnie fut créée par trois entrepreneurs parisiens, MM. Lehon, Lacroix Saint-Pierre et Delahante et récupéra les réseaux de plusieurs compagnies préexistantes. Elle fut chargée également par le préfet du Rhône, Claude-Marius Vaïsse, de proposer la mise en place d'un réseau de tramway mais ce projet n'aboutit pas.Julien Brunel, Autour du nouveau tramway lyonnais, retour sur une politique locale de transports urbains , mémoire de fin d'études, Sciences Po Lyon, 2001 lien.
En 1862, la première ligne de funiculaire est créée, le funiculaire de la rue Terme.
La Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon (OTL) est fondée le . Elle exploite la première ligne de tramway du réseau, mais d'autres compagnies créent à leur tour leur réseau, mais ces compagnies furent au fil des ans en proie à des difficultés financières, elles sont toutes rachetées par l'OTLtecelyon.info - L'Historique du Réseau Bus OTL/TCL : La Société des tramways d'Écully (STE) le ; La Nouvelle lyonnaise de tramways (NLT, ex-Compagnie lyonnaise des tramways ou CLT) le ; Le Fourvière-Ouest Lyonnais (FOL) le .
Avant-guerre Le , le département du Rhône récupère le tramway Lyon-Neuville et en confie l'exploitation à l'OTL.
Entre 1925 et 1938, un réseau d'« Électrobus » est exploité, d'abord en régie par la ville de Lyon, puis par les cars Lafond.
Les premiers autobus apparaissent en 1931 en remplacement de certains services de lignes de tramways périurbaines. Les premiers trolleybus apparaissent en 1935 en remplacement des tramways sur la ligne entre Lyon et Francheville.
Le , un périmètre des transports urbains est défini par arrêté préfectoral et interdit aux autocars privés de doublonner les lignes de l'OTL. Après-guerre Le réseau de tramway est progressivement supplanté par les autobus et trolleybus et disparaît en 1957. Le réseau de trolleybus décline à son tour jusqu'aux années 1970, supplanté par le tout-automobile, mais certaines lignes subsistent. Années 1960 En 1964, période de début du projet du métro, le comité du Syndicat des Transports en Commun de la Région Lyonnaise (STCRL) s’est tourné vers la SOFRETU, filiale ingénierie de la RATP, pour les études prospectives sur le réseau de Lyon, qui plus tard va utiliser un système d'automatisation de l'exploitation des trains. Mais en 1968, se crée la Semaly, qui se posait en concurrente de la SOFRETU, ce qui n’a pas contribué à de bons rapports de travail ni aux transferts de compétences et de savoir-faire espérésRobin Foot. "Automatisation du métro et qualité de service. Automatisation et transport", 1988, Paris ..
Le , après redéfinition du périmètre des transports en commun, le syndicat des TCRL devient l'autorité organisatrice à l'intérieur du périmètre de la COURLY, créé en 1969.
gauche|vignette|Service d'Aide à l'Exploitation pour la surveillance du réseau de transport en commun (1979). gauche|vignette|Service d'aide à l'exploitation pour la surveillance du réseau de transports en commun (1979). Le , le monopole de la desserte des communes de la COURLY est attribué par arrêté ministériel au syndicat des TCRL. Les lignes des cars Lafond (TUL) sont rachetées et leur exploitation est confiée à la société TCL, suivie le suivant des lignes des cars Philippe desservant Saint-Priest. Durant cette décennie, de nouvelles lignes de trolleybus sont créées et le réseau voit l'apparition en 1974 de la première ligne de Métro, la C, par transformation du funiculaire de Croix-Paquet puis en 1978 l'ouverture des lignes de métro A et B. Le réseau de bus est adapté et le réseau TCL continue de se développer. La ligne D du métro ouvre en 1991, les deux tiers du réseau de bus sont modifiés à ce moment. Le tramway fait son retour en 2001 et continue de se développer durant les années 2000.
Le , le Grand Lyon intègre les communes de Givors et Grigny ainsi que les 5 lignes du réseau Gibus.
Le , le réseau d'autobus est intégralement restructuré.
Le , le réseau s'étend aux huit communes de la communauté de communes de l'Est lyonnais, incluant les quatre lignes régulières du réseau Les cars du Rhône desservant ce secteur et marque la création d'une desserte de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry par le réseau TCL. (supprimée au bout de quelques mois au motif de concurrence déloyale au service Rhônexpress).
En 2016, une expérimentation de transport par minibus électrique entièrement autonome (sans chauffeur) dont Keolis, exploitant du réseau TCL, est partenaire est menée dans le quartier de la Confluence. Cette première mondiale permet de relier la Darse, près de l’arrêt de tramway Hôtel de Région - Montrochet au passage Magellan en 10 minutes et , via les arrêts Passerelle, Les Salins et la Sucrière« La navette sans chauffeur Navly en service à Confluence » sur le leprogres.fr, publié le 4 septembre 2016, consulté le 30 septembre 2016. Le matériel roulant utilisé est conçu par la société Navya basée à Villeurbanne.
Le réseau vignette|Les lignes de métro, tramway, funiculaire et navette fluviale en 2025. Le réseau TCL dessert les différentes communes de l'agglomération lyonnaise via un réseau composé de différents modes de transports, dont certains sont très peu présents en France, comme le funiculaire et le trolleybus, ou le métro à crémaillère.
Le réseau se compose de : Quatre lignes de métro ; Deux lignes de funiculaire ; Sept lignes de tramway, plus la ligne Rhônexpress qui ne fait pas partie du réseau TCL ; Une ligne de navette fluviale ; Cent-vingt lignes de bus régulières, neuf lignes de trolleybus, 2 lignes de transport à la demande, 4 lignes de nuit Pleine Lune et plus d'une centaine de lignes scolaires « Junior Direct ».
L'ensemble des lignes de métro, tramway et funiculaire représente une longueur totale d'environ , le réseau de bus et de trolleybus représentant une longueur totale d'environ .
TCL a été sélectionné « Meilleur réseau de France » par l'UFC-Que Choisir en sur les 22 réseaux des villes de plus de . Parmi les qualités du réseau, selon l'UFC, on peut citer : des bus 24h/24 grâce aux navettes de nuit "Pleine Lune", des véhicules relativement récents, un métro automatique.
En 2011, c'est la revue Ville Rail et Transports qui décerne à Lyon le « Pass d'argent » récompensant ses efforts en matière de mobilité, notamment en ce qui concerne les transports en commun..
Métro
thumb|220x124px | right|Rames automatiques du métro B. Le métro de Lyon fonctionne depuis 1974. Il comprend quatre lignes dont certaines présentent des caractéristiques spécifiques :
Les lignes A et B ont été inaugurées en 1978. La ligne A n'a subi qu'un seul prolongement en 2007 hors que la ligne B en a subi quatre en 1981, 2000 et 2013 et en 2023. Les trente-deux rames MPL 75 des lignes A et B sont remisées aux ateliers de la Poudrette (UTM - Unité de Transport Métro) à Vaulx-en-Velin. Un prolongement de la ligne B. a débuté le ajoutant deux nouvelles stations à la ligne : Oullins Centre et Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud. Ce prolongement est effectif depuis le .
La ligne C a été inaugurée en 1974 et a subi deux prolongements en 1978 et 1984. Il s'agit d'une ligne de métro à crémaillère (unique au mondeArticle Metro C sur rfi.fr) créée en remplacement d'un ancien funiculaire ouvert en 1891 et fermé en 1972. Les cinq rames MCL 80 sont remisées aux ateliers d'Hénon (UTMC - Unité de Transport Métro Ligne C et Funiculaires) dans le de Lyon.
La ligne D a été inaugurée en 1991. La ligne D a subi deux prolongements en 1992 et 1997. Cette ligne a la particularité d'être le premier métro automatique à grand gabarit au monde, bien avant la ligne 14 du métro de Paris. Le système de pilotage automatique se nomme «MAGGALY» (Métro À Grand Gabarit de l'Agglomération Lyonnaise). Les trente-six rames MPL 85 sont remisées aux ateliers du Thioley (UTMD - Unité de Transport Métro D) à Vénissieux. A noter que cette ligne est la plus importante du réseau, transportant à elle seule plus d'un quart des passagers journaliers.
Les 4 lignes de métro ont enregistré 205 590 000 voyages en 2017Rapport annuel 2017 de Keolis-Lyon au SYTRAL, 19 octobre 2018, p.7.
La ligne B est intégralement automatique depuis le . Il s'agit de la deuxième ligne de métro de France à bénéficier d'une telle conversion, après la ligne 1 du métro parisien en 2012.
Funiculaire
vignette|Funiculaire F2 à la station Fourvière, terminus de la ligne au point haut de la colline de Fourvière à Lyon.
Le réseau de funiculaires de Lyon se compose de deux lignes, non indicées jusqu'au , surnommées « ficelles », desservant Saint-Just pour la ligne F1 et Fourvière pour la ligne F2. Si le premier funiculaire de Lyon date de 1862 et était situé sur la colline de la Croix-Rousse (Funiculaire de la rue Terme). L'actuelle ligne C du métro emprunte le tracé de l'ancien funiculaire de la Croix-Rousse. Il y eut jusqu'à cinq funiculaires en service en même temps au tournant des .
Ces funiculaires sont à voie unique, avec évitement central au milieu de la ligne. Pour la ligne F1, cet évitement correspond à la station Minimes. Pour la ligne F2, le croisement se fait sans arrêt. Le trajet du funiculaire F2 se fait sur environ avec une pente à 31 %. Celui du funiculaire F1 se fait sur environ avec une pente de 18 % entre les stations Saint-Jean et Minimes, et 6 % entre les stations Minimes et Saint-Just.
Depuis le classement du centre de la ville de Lyon au patrimoine mondial de l'humanité en 1997, les funiculaires connaissent une augmentation de la fréquentation touristique.