Le terme Leichter Panzerspähwagen (véhicule de reconnaissance léger) désigne une série de blindés à quatre roues, utilisés par la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale et produits de 1935 à 1944. Les véhicules blindés à six ou huit roues étaient désignés « Schwerer Panzerspähwagen ».

Histoire En 1934, l'entreprise Horch est sélectionnée par le Wa Prüf 6 afin de créer un Spezial-Fahrgestell pour le leichte Panzerspähwagen avec quatre roues motrices, ainsi que deux ou quatre roues directionnelles. Néanmoins, ce châssis n'avait pas pour obligation d'atteindre toutes les exigences de mobilité du 8-Rad Pz.Sp.Wg., en particulier les capacités de franchissement de tranchées ou fossés. Ce châssis est appelé et connaît son premier test en .

Les trente premiers exemplaires de production en série du sont achevés en (voir Tableau 1 dans le prgraphe Production). Néanmoins, les contrats avec le Waffenamt ne sont pas reçus avant le . Le premier contrat porte sur un total de . D'autres contrats, dont un de comprenant un autre lot de , sont refusés, mais un contrat daté du intégrant quatre de ces châssis est signé. Le , Horch reçoit un contrat pour produire modifiés, avec un radiateur plus large que le modèle original, à destination de la Chine. Ces châssis qui seront utilisés pour monter , ainsi que . Tous sont livrés en .

À l'origine, l'entreprise Horch devait livrer les vingt premiers en . Cependant, après divers retards, les châssis ne sont achevés que trois mois plus tard, soit en . sont fabriqués entre avril et , 88 entre janvier et , et enfin les 12 derniers entre janvier et ; au total, ce sont donc qui sont produits, soit 9 de plus que ce qui était requis pour les pour la Wehrmacht et les 18 mentionnés précédemment pour la Chine. Sur les excédentaires, cinq ne sont pas mentionnés comme ayant été utilisés par la Wehrmacht, et pourraient donc avoir été utilisés comme , c'est-à-dire des châssis d'essais, ou comme châssis de remplacement pour ceux déjà commandés. Des quatre restants, un, le semble avoir rejoint le parc de la division SS Adolf Hitler.

Les fabriqués par Horch entre et ont été utilisés pour assembler , et . Ces châssis ont été envoyés à la Deutsche Werke de Kiel, à Schichau-Werke à Elbing, et à l'usine Daimler-Benz Werk se trouvant à Berlin-Marienfelde, pour l'assemblage final des véhicules, ce qui incluait le montage de l, c'est-à-dire de la superstructure blindée. Du fait de différences entre les trois différents types de les ont été employés par lots, plutôt que d'être mélangés.

Plusieurs modifications mineures furent apportées aux différentes séries de production afin d'apporter des améliorations aux composants de motorisation. Ces changements étaient propres à chaque Fahrgestell Serie, de même que ceux visibles à l'extérieur du véhicule. Les changements de la sont les suivants : les clignotants du véhicule, les réservoirs d'essence, la pompe à injection, le radiateur, l'embrayage, les roues et pneus, les bougies de moteur, et enfin la courroie de distribution. La connut des changements sur certaines des mêmes pièces, telles que les pneus, réservoirs d'essence, les roues et la courroie de distribution. Les autres modifications que connut la série furent les écrous, l'interrupteur de l'éclairage interne, la monture des roues, le châssis, l'avertisseur sonore, le groupe électrogène et les roues avant motrices. La , quant à elle, changeait les clignotants, la monture des roues, le frein à main, le guide d'essieu, le groupe électrogène, les roues avant motrices, la transmission et la courroie de transmission.

En cherchant à faire un châssis plus solide pour le Le.Pz.Sp.Wg, Wa Pruef 6 donna l'autorisation pour des contrats à Werk Horch afin qu'ils se penchent sur la production et réalisation de ce nouveau châssis. Le châssis, appelé Wagen Typ 801v, incorporait comme moteur le Horch Type 801v, de 90 chevaux, un panneau d'absorption des chocs télescopiques monté au milieu de chaque paire de ressorts de suspension des roues, de nouveaux freins pneumatiques remplaçant les freins mécaniques, une nouvelle transmission, basée sur celle du s.Pkw.II, une nouvelle carrosserie, cependant pas interchangeable avec celle des précédents modèles, et enfin des essieux renforcés. Les contrats de ce châssis étaient séparés de ceux du modèle originel, le Typ 801. Le nouveau contrat de production fut baptisé , et comprenait également un générateur de , pour l'équipement radio durant l'assemblage final. Sur la base de ce châssis, 100 Sd.Kfz 223 furent assemblés, 300 Sd.Kfz 222, 34 Sd.Kfz 260, et enfin 74 Sd.Kfz 261

Service Ayant servi aux côtés des unités de la Wehrmacht tout au long de la guerre, ainsi que dans certains pays de l'Axe, le le.Pz.Sp.Wg connut de nombreux déploiements et combats.

Pour commencer, la Chine nationaliste, se sentant menacée par le Japon, acheta des le.Pz.Sp.Wg à l'Allemagne, et les utilisa pendant la défense de Shanghai, en 1937. Ils ne furent cependant pas utilisés comme des véhicules de reconnaissance, mais plutôt comme des casemates mobiles.

Malheureusement, pour leur service dans les forces allemandes, l'usage de tels véhicules est souvent éclipsé par des véhicules tels que les plus connus des Panzer, comme le Panther ou le Tiger. Néanmoins, on sait qu'ils furent utilisés durant l'invasion de la Pologne, en 1939, durant la campagne de France, en 1940, en tant que véhicule de soutien et de reconnaissance. On ignore si des Sd.Kfz 221 furent déployés durant la campagne d'Afrique du Nord, en raison de l'absence de photos, néanmoins, on peut estimer qu'un petit groupe de ces véhicules furent déployés dans les combats, possiblement une vingtaine.

L' vit la fin des Sd.Kfz. 221, car elles étaient bien trop faiblement équipées, que ce soit pour la lutte contre l'Armée rouge, ainsi qu'un manque d'adaptation face à l'hiver russe.

Blindage Des plaques inclinées de blindage en acier de d'épaisseur étaient placées à l’avant, le reste du véhicule était constitué de plaques de 5 mm. Des plaques de protection en fonte des orifices d’observation furent ajoutés par la suite. La tourelle sans toit recevait un filet métallique, la protégeant des jets de grenades. Un fait intéressant pouvant être ajouté est que les capacités de résistance aux tirs des plaques de blindage étaient perdues dès que celles-ci étaient confrontées à une trop grande chaleur. C'est d'ailleurs pour cela qu'il était interdit de travailler sur les plaques avec du matériel de soudure, torches de coupe ou chalumeaux sans coopérer avec l'Entwicklugsstelle fuer Panzerspaehwagen des Heereswaffenamtes.

Durant la conception des le.Pz.Sp.Wg, les principaux fabricants du blindage étaient Deutsche Edelstahlwerke, et Werk Hannover, Boehler Werk Kapfenberg, et Schoeller Bleckmann. L'angle du blindage sur le véhicule faisait qu'il passait de 5,5mm d'épaisseur à 14,5mm, le tout lui permettant de résister à des munitions de 7,92mm S.m.K (anti-blindage). néanmoins, les capacités de ces entreprises à fabriquer des plaques de blindage plus épaisses étaient réservées à d'autres Pz.Kpfw, ce qui entraîna l'admission de trois autres entreprises de production de blindage dans l'assemblage du Leichter Panzerspähwagen, Gebr.Boelher & Co.A.G., Kapfenberg, et Schoeller. Néanmoins, ces entreprises eurent un retard, et les plaques de blindage ne furent livrées que dans le dernier quart de 1940, et début 1941. Un autre contrat de 22 blindages de Sd.Kfz 223 fut complété dans la première moitié de 1941, un autre pour 20 Sd.Kfz 261 fut rempli en , suivi d'un pour 180 dans le troisième quart de 1941. Schoeller-Blechmann AG, Muerzzuschlag a confirmé la livraison de 30 structures blindées pour Sd.Kfz 222, et la fin de production de 24 structures blindées de Sd.Kfz 261 fin 1940. Des préparations eurent lieu afin de produire des structures blindées pour Sd.Kfz 260, et un total de 126 d'entre elles furent livrées fin 1940. Schoeller-Blechmann était le principal fournisseur de structures blindées pour le le.Pz.Sp.Wg, et dira avoir reçu en tout des contrats pour 300 Aufbau f. Sd.Kfz.222, 100 Aufabu f. Sd.Kfz.223, 46 Aufbau f. Sd.Kfz.260 et enfin 130 Aufbau f. Sd.Kfz.261.

Variantes thumb|Sd.Kfz. 222 saisi et inspecté par des troupes britanniques en Afrique du Nord en 1941

Sd.Kfz. 221 Modèle de base et première grande série. Armé d’une seule mitrailleuse MG 34 de calibre , équipage de deux personnes et transmission intégrale. Le blindage d'origine de 8 mm passa à 14,5 mm pour les dernières versions produites.

Un total de 339 le.Pz.Sp.Wg (M.G) (Sd.Kfz 221) furent produits pour l'Allemagne de 1935 à Août 1940 dans les séries suivantes:

: 143 de 1935 à 1937, dont 14 assemblés par Daimler-Benz dans l'usine Berlin-Marienfelde, 60 par Deutsche-Werke, Kiel , et enfin 69 par Schichau à Elbing.

: 46 d'avril à .

: 150 de à , assemblés par Weserhuette, Bad Oeynhausen.

Aucun véhicule de la ne fut assemblé.

Ci-après la liste des modifications faites sur les Sd.Kfz 221. En fut rajouté un Wagenwinde. Ensuite, comme ordonné par In 6, la M.G 13 fut remplacée par une M.G 34. Néanmoins, la M.G 13 pouvait être retenue sur le véhicule par les Panzerspaehkompanie. Ces M.G 34 ne devaient admettre comme moyen de recharge uniquement des chargeurs tambours.

Le Schussicheren Schlaeuche était une modification, mentionnée dans les contrats pour des du qui spécifiait que les véhicules de cette commande devaient être équipés schussicheren Schlaeuche, des chambres à air pare-balles. Bien qu'elles n'aient pas vraiment pour but d'empêcher la pénétration par les projectiles, cela faisait en sorte que la chambre à air ne se dégonfle pas et que le véhicule soit toujours conduisible, même après avoir reçu une balle dans les pneus.

La modification Einheitssehklappen commença au début 1939, sur la , et remplaçait les ports d'optiques larges par des ports d'optiques standards. Quatre Sehklappen mit Sehschlitz rivés au Schutzshild, un Einhietssehklappe mit Sehschlitz, plus long, pour le conducteur du véhicule, et deux Sehklappen mit Sehschlitz, plus courts et placés à droite et à gauche de la partie supérieure de la structure du véhicule pendant la production.

Le Nachtmarschgeraet, annoncé le , désigne des supports spéciaux développés pour monter le Nachtmarschgeraet sur le.Pz.Sp.Wg, système qui incluait le Notek Tarnscheinwerfer (phare Notek) à l’avant, ainsi que le Abstand-Rueckleuchte, feux de convoi, à l'arrière.

Le Funksprechgeraet "a" commence en 1941, et désigne un équipement radio avec une antenne-tige logée à l'arrière du Pz.Sp.Wg (incluant le Sd.Kfz 221). Opérant sur une bande de 24,11 à 25,01 MHz, le Fu.Spr.Ger.a possédait une portée assez courte de 1 kilomètre quand le véhicule était en mouvement.

Le s.Pz.B.41 fut annoncé le . Le le.Pz.Sp.Wg. (Sd.Kfz 221) devait être modifié par le montage d'un s.Pz.B.41 dans le Schutzshild à la place de la mitrailleuse. La M.G 34 fut gardée, mais le M.P18 devait être changé pour un M.P 38. Un support de campagne le.Fledlafette 41 était aussi à monter. Le stockage des munitions comprenait 8 Patronenkasten avec 2,8cm Pz.Gr.Patr.41, 8 Patronengurte 34, et 8 Gurtkasten 34 pour cent chargeurs de calibre , et 12 chargeurs pour le M.P 38.

Winkelspiegel désigne un périscope d'observation, monté sur le Sd.Kfz 221 via un support le 18 Mars 1942.

Enfin, le Kampfraumbeheizung désigne un chauffage pour le compartiment d'équipage, installé sur le Sd.Kfz 221. les unités de campagne devaient obtenir cette modification. Le courant d'air froid du compartiment moteur était inversé, les sorties d'air froid, dans la partie arrière basse, étaient bloqués avec des plaques métalliques pour couverture. Le Gitter à l'avant, derrière la tourelle, était lui aussi bloqué par une plaque métallique. Le Gitter arrière, sur le dessus du véhicule, était gardé ouvert et une plaque de métal au-dessus du radiateur fut retirée, afin de permettre l'écoulement de l'air refroidit.

Sd.Kfz. 222