La bataille de Stockach eut lieu le pendant les guerres de la Deuxième Coalition, entre l'armée française commandée par Jean-Baptiste Jourdan et l'armée autrichienne commandée par l'archiduc Charles.

L'engagement personnel de l'archiduc Charles au gros du combat est déterminant et permet aux renforts autrichiens d'arriver. Les Français sont défaits et repoussés sur le Rhin.

Contexte Après les succès de Bonaparte dans la campagne d'Italie en 1797 et la signature du traité de Campo-Formio, qui met fin à la Première Coalition, la France repousse ses frontières sur la rive gauche du Rhin et occupe le nord de l'Italie. Seul le Royaume-Uni n'a pas baissé les armes et presse les anciens alliés à se liguer de nouveau.

Le s'ouvre le congrès de Rastadt, chargé de veiller à l'application du traité de Campo-Formio, où se manifeste le malaise de l'Autriche, particulièrement inquiète de voir la France à ses frontières et qui multiplie les contacts secrets en Allemagne et avec la Russie, tout en renforçant considérablement son armée. dont sont répartis en Italie, au Tyrol, en Allemagne et dans les États héréditaires de l'Empereur, qui peut en outre compter sur de Bavière et de Souabe et sur de RussieMémoires de Masséna page 49.

Pour financer la campagne d'Égypte et ainsi éloigner Bonaparte, le Directoire a désarmé les places fortes et appauvri tous les corps d'armée. Les arsenaux et les magasins sont vides. Le , sur l'insistance de Jourdan, une levée de conscrits a bien été votée, mais le Directoire n'a pas les moyens de les nourrir et de les équiper. La France ne compte alors pas sous les drapeauxMémoires de Masséna page 53.. Cinq armées sont cependant formées : deux en Italie, deux en Allemagne, et une en Suisse. Les trois dernières, l'armée de Mayence, l'armée d'observation du Rhin et l'armée d'Helvétie, sont placées sous le commandement unique de Jourdan.

Pendant ce temps, le congrès de Rastadt se poursuit officiellement. L'Autriche attend les renforts russes et la France accepte bien volontiers de gagner du temps. Le gouvernement français finit par demander des explications sur les mouvements de troupes. Le silence de Vienne est le prétexte à la rupture, le Directoire décide de l'offensive.

L'armée d'observation du Rhin, commandée par Bernadotte occupe Mannheim, marche sur Philippsburg et poursuit sa marche jusque dans la vallée du Necker. Le , l'armée de Mayence - rebaptisée armée du Danube - franchi le Rhin, l'armée d'Helvétie doit la renforcer. L'archiduc Charles se hâte alors de rassembler ses troupes et d'avancer vers la Souabe pour empêcher la réunion de ces deux dernières.

Forces en présence

Armée française Armée du Danube. L'armée du Danube est sous le commandement du général Jean-Baptiste Jourdan, secondé par les généraux Ernouf, de Marescot et Fabre de la Martillière.

Avant-garde L'avant-garde est sous les ordres du général François Joseph Lefebvre, secondé par les généraux Drouet et Fontaine. brigade sous le commandement des généraux Soult, Mortier et de La Val légère de deuxième formation (3 bataillons) de deuxième formation (3 bataillons) de deuxième formation (3 bataillons) brigade sous le commandement du général Klein régiment de dragons de chasseurs à cheval régiment de hussards (4 escadrons) régiment de hussards (4 escadrons) 2 batteries d'artillerie à pied 1 batterie d'artillerie à cheval bataillon de sapeurs ()

division La est sous les ordres des généraux Ferino et Laboissière Brigade de gauche sous le commandement du général Jacopin de deuxième formation (3 bataillons) de chasseurs à cheval (4 escadrons) Brigade de droite sous le commandement du général Tharreau légère de deuxième formation (3 bataillons) de deuxième formation (3 bataillons) régiment de dragons (4 escadrons) 3 batteries d'artillerie à pied 1 batterie d'artillerie à cheval bataillon de sapeurs

division La est sous les ordres du général Souham Brigade de gauche sous le commandement du général Goullus de deuxième formation (3 bataillons) de deuxième formation (2 bataillons) régiment de dragons (4 escadrons) Brigade de droite sous le commandement du général Decaen légère de deuxième formation (3 bataillons) régiment de dragons (4 escadrons) régiment d'artillerie à pied () régiment d'artillerie à cheval ()

division La est sous les ordres du général Gouvion Saint-Cyr brigade sous le commandement du général Walther de deuxième formation (3 bataillons) 2e régiment de dragons brigade sous le commandement du général Legrand légère de deuxième formation (2 bataillons) de deuxième formation (2 bataillons) régiment de chasseurs à cheval (4 escadrons) régiment de chasseurs à cheval (4 escadrons) 2 batteries d'artillerie à pied 1 batterie d'artillerie à cheval

Réserve de cavalerie La réserve de cavalerie est sous les ordres du général Hautpoul régiment de carabiniers régiment de carabiniers régiment de cavalerie régiment de cavalerie régiment de cavalerie de cavalerie régiment de cavalerie régiment de cavalerie régiment d'artillerie à pied ( et ) régiment d'artillerie à cheval () régiment d'artillerie à cheval () bataillon de sapeurs

Corps détaché Le corps détaché est sous les ordres du général Vandamme légère de deuxième formation (2 bataillons) légère de deuxième formation (3 bataillons) de deuxième formation (3 bataillons) 1 escadrons de dragons 1 batterie d'artillerie à pied 8 ou de chasseurs à cheval (1 escadron)

Sources Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, Par le lieutenant général Jomini, aide de camp général de sa majesté l'empereur de Russie - 1840. Précis des événemens militaires ou, essais historiques sur les campagnes de 1799 à 1814 - Par Monsieur le comte Mathieu Dumas, lieutenant général des armées du roi - 1814. Mémoires de Masséna rédigés d'après les documents qu'il a laissés et sur ceux du dépôt de la guerre et du dépôt des fortifications - Par le général Koch - 1849.

Notes et références

Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille impliquant l'Autriche Catégorie:Bataille de 1799 Catégorie:Mars 1799