Marie-Angélique du Gué de Bagnols, dame de Coulanges, née vers 1641, morte le à Paris, est une femme d'esprit et une épistolière française, amie intime de madame de Sévigné.
Biographie thumb|alt=portrait en buste|upright=1|Philippe-Emmanuel de Coulanges, époux de Marie-Angélique, dans un habit de carnaval (1690).
Elle naît vers 1641 Jean-Charles Roman d'Amat, « Coulanges (Philippe-Emmanuel, qualifié marquis de) », Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey et Ané, 1961, XIX, col 902. de François du Gué de Bagnols et de Marie-Angélique TurpinJean Le Royer de Prade, Le Trophée d'armes héraldiques ou la Science du blason, sur books.google.fr, Paris, La Coste, 1672, 105.. Elle épouse le Philippe-Emmanuel de CoulangesJean-Charles Roman d'Amat, , XIX, col 902., conseiller au parlement de Paris, « chansonnier » (auteur de chansons), aimable parasite. , cousin germain et ami de madame de Sévigné.
, elle fréquente les beaux esprits du Marais : madame de Sévigné, madame de La Fayette, madame Scarron. Elle reste très liée à madame de Sévigné, qui . De même, elle conserve l'estime de madame Scarron lorsque celle-ci devient la marquise de Maintenon, favorite du roiMadame de Maintenon eut . ..
Elle a pour soupirants le Charles de Brancas. — Charles de Brancas aurait inspiré en partie à La Bruyère le Ménalque des Caractères. Voir Gustave Servois, « Clefs et commentaires », sur books.google.fr, in Œuvres de La Bruyère, Paris, Hachette, 1865, II, 283-291., l'abbé Testu, le Charles-Auguste de La Fare, le marquis Philippe Auguste Le Hardy de La Trousse, cousin germain de son mari. On ignore ce qu'il peut y avoir de vrai dans les rumeurs courant là-dessus. Saint-Simon nous décrit la jeune madame de Coulanges comme .
Elle vit avec son mari rue du Parc-Royal, paroisse Saint-Gervais, dans Le MaraisPhilippe-Emmanuel de Coulanges, Recueil de chansons choisies, divisé en deux parties, Paris, Benard, 1694, 134.. En avril 1680, peu après le mariage de Monseigneur (le Dauphin), cette femme d'esprit passe quatre jours à la cour, à Saint-Germain, en compagnie de trois de ses amies, mesdames de Richelieu, de Maintenon et de RochefortLes trois noms sont donnés par Denis-Marius Perrin, premier éditeur officiel des lettres de madame de Sévigné à sa fille. Roger Duchêne, in Madame de Sévigné, Correspondance, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1974, II, de 894.. Elle n'a . Pourtant, elle est admise aux heures particulières de la Dauphine. Madame de Sévigné l'explique : Une semaine plus tard, madame de Sévigné évoque de façon plus nuancée l'expérience. Elle parle de quatre jours de dans la , mais aussi de , de et d', car madame de Coulanges n'a eu droit ni aux promenades ni aux repas en compagnie des princessesMadame de Sévigné, lettre à madame de Grignan, 12 avril 1680..
, madame de Coulanges s'apaise à l'approche de la cinquantaine. Elle devient plus grave, plus austère, plus pieuse. En 1690, elle décide de déménager dans le quartier du Temple, ce que déplore vivement madame de Sévigné : En 1695, elle revient dans Le Marais : elle s'installe avec son mari rue des Tournelles.
Philippe-Emmanuel de Coulanges meurt en 1716. Marie-Angélique meurt le dans son hôtel de la rue des Tournelles, à Paris, à l'âge de . Elle est inhumée auprès de son mari, dans le caveau de la chapelle des Coulanges, en l'église du couvent de la Visitation du faubourg Saint-AntoineLouis Monmerqué, in « Fragments épars », sur books.google.fr, Les Historiettes de Tallemant des Réaux, Paris, Delloye, 1840, V, 245, ..
Portrait Madame de Caylus : Madame de Sévigné la surnomme , ou . En 1676, madame de Sévigné manifeste son soulagement de la voir se rétablir après une maladie : L'abbé GobelinL'abbé Gobelin est le confesseur de madame de Maintenon. Louis Simon Auger, « Notice sur l’abbé Gobelin », sur books.google.fr, in Lettres de Maintenon, Paris, Tardieu Denesle, 1815, I, 291-294., après l'avoir confessée : Saint-Simon : Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, au début du :
Lettres
Cinquante de ses lettres sont publiées (jointes à des lettres de son mari et de madame de Sévigné) dans Recueil de lettres choisies, pour servir de suite aux lettres de madame de Sévigné à madame de Grignan, sa fille, Paris, Rollin, 1751Recueil de lettres choisies, éd. 1751, sur catalogue.bnf.fr.. Ces lettres auraient été réunies, selon Antoine-Alexandre Barbier, par Denis-Marius PerrinRecueil de lettres choisies, rééd. 1753, sur catalogue.bnf.fr., premier éditeur officiel des lettres de madame de Sévigné.
Prosper Goubaux les juge .
On les trouve également dans Lettres de Villars, de Coulanges et de La Fayette, de Ninon de L'Enclos et de Mademoiselle Aïssé, Paris, Collin, 1805« Lettres de madame de Coulanges à madame de Sévigné », in Lettres de Villars, de Coulanges et de La Fayette, de Ninon de L'Enclos et de Mademoiselle Aïssé, .
Famille
Son grand-père maternel est Jean V Turpin, chevalier seigneur de Vauvredon, du Briou et de Lissermeau, conseiller en la cour des aides à Paris, puis conseiller d'État ordinaire, intendant du Languedoc. Il épouse : en premières noces, Marie Chappelier ; dont il a Marie, religieuse ; et Élisabeth, qui épouse Michel Le Tellier ; dont elle a notamment Louvois (Le Tellier est donc l'oncle par alliance de madame de Coulanges, et Louvois son cousin germain) ; en secondes noces, Angélique Habert ; dont il a François ; et Marie-Angélique, la mère de madame de CoulangesGaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, sur books.google, Paris, Morel, 1639, 1125..
Le père de Marie-Angélique est François du Gué de Bagnols, conseiller du Roi en ses Conseils, maître des requêtes de son Hôtel, puis conseiller d'État ordinaire et intendant de la justice, police et finances du Lyonnais et du Dauphiné. De son mariage avec Marie-Angélique Turpin, sont issus : Marie-Angélique ; Anne, qui épouse en 1672 son cousin issu de germain Dreux Louis du Gué de Bagnols, lequel devient trois ans plus tard intendant de la Flandre, au détriment de l'époux de Marie-AngéliqueLouis Monmerqué, in Lettres de madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, sur books.google.fr, Paris, Hachette, 1862, II, 12, ..
De son mariage avec Philippe-Emmanuel de Coulanges, Marie-Angélique n’a pas d’enfant.
Quelques membres de la proche famille :
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie Madame de Sévigné parle souvent de madame de Coulanges dans ses lettres. Voir Roger Duchêne, Jacqueline Duchêne, « Index des noms de personnes », in Madame de Sévigné, Correspondance, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1978, III, 1737 et 1738. . . Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, 534.
Articles connexes Littérature française du XVIIe siècle Philippe-Emmanuel Coulanges Madame de Sévigné
Liens externes
Catégorie:Écrivain français du XVIIe siècle Catégorie:Écrivain français du XVIIIe siècle Catégorie:Épistolière du XVIIe siècle Catégorie:Épistolière du XVIIIe siècle Catégorie:Épistolière française Catégorie:Naissance en 1641 Catégorie:Décès en août 1723 Catégorie:Décès à Paris