Une semaine de vacances est un film français de Bertrand Tavernier sorti en 1980.
Le film est sélectionné au Festival de Cannes 1980 en compétition officielle.
Synopsis Lyon, hiver 1980, une jeune enseignante, professeur de français, doutant d'elle-même et de sa vocation, prend une semaine d'arrêt de travail pour surmenage. Une semaine de réflexion sur sa vie et sa carrière.
Fiche technique Réalisation : Bertrand Tavernier Assistants réalisateur : Jean Achache, Charlotte Trench Scénario et dialogues : Marie-Françoise Hans, Bertrand Tavernier, Colo Tavernier O'Hagan Photographie : Pierre-William Glenn Photographe de plateau : Carole Lange Format : Eastmancolor, 2,35 : 1, panavision large Son : Michel Desrois, mono Musique : Pierre Papadiamandis, chansons d'Eddy Mitchell Montage : Armand Psenny Décors : Jean-Baptiste Poirot Costumes : Yvette Bonnay Lieux de tournage : Lyon : Lycée Édouard-Herriot, Place Edgar-Quinet, parc de la Tête-d'Or Production : Bertrand Tavernier, Christine Gozlan pour Sara Films, Antenne 2, Little Bear Distribution : Parafrance Films Durée : Pays d'origine : Date de sortie : France : (Festival de Cannes) ; (nationale) Belgique : (Festival du film de Gand) Genre : Drame
Distribution Nathalie Baye : Laurence Cuers Gérard Lanvin : Pierre Flore Fitzgerald : Anne Michel Galabru : Lucien Mancheron Philippe Léotard : le docteur Sabouret Jean Dasté : le père de Laurence Marie-Louise Ebeli : la mère de Laurence Philippe Delaigue : Jacques, le frère de Laurence Thierry Herbivo : Jean Mancheron, le fils de Lucien Catherine-Anne Dupperray : le professeur chahuté Philippe Noiret : Michel Descombes Sylvia Jouve : la petite fille Geneviève Vauzeilles : Lucie, la lycéenne Andre Mortamais : le client Christian Mur : le chauffeur de taxi Jean Sourbier : André Nils Tavernier : Patrice, l'élève flemmard Henri Vart : client du taxi
Production Genèse À l'origine du film de Bertrand Tavernier, l'ouvrage Je suis comme une truie qui doute de Claude DunetonC. Duneton : Je suis comme une truie qui doute, Éditions du Seuil, coll. Points Actuels, 1979.. Professeur d'anglais, l'auteur de ce court récit livre, tout à la fois, un témoignage et une réflexion sur son propre métier. Enthousiasmé, le réalisateur souhaite adapter cette histoire en la transposant sur un personnage féminin. Claude Duneton n'y est pas opposé, mais lui conseille, toutefois, de travailler avec une enseignante, Marie-Françoise Hans. Celle-ci va donc participer à la mise au point du scénario. Après avoir rencontré et écouté de nombreux enseignants, Bertrand Tavernier choisit finalement de resserrer et d'élargir son sujet. Il concentre son intérêt sur le protagoniste essentiel du drame, Laurence (Nathalie Baye), professeur en déprime. Dans le même temps, il ouvre son film à toute la vie d'un personnage et de son environnement, Jean-Dominique Nuttens : Bertrand Tavernier, Gremese, 2009..
, affirme Bertrand Tavernier. Une semaine de vacances expose effectivement deux faces du doute. D'abord, celui d'une enseignante, Laurence, professeur de français, face à son métier et à qui son médecin, lui prescrivant une semaine de repos, lui dit : ou encore, à propos de l'enseignement dispensé aux élèves : Laurence confiant, plus tard, à son partenaire (Gérard Lanvin) : Ensuite, le doute perçu comme enjeu essentiel de l'éducation. Dans le film, ce débat est traduit, entre autres, par la discussion entamée entre Laurence et Anne (Flore Fitzgerald) sur la nécessité du doute, condition préalable à un bon enseignement. Ce à quoi, Pierre (Gérard Lanvin) rétorque :
, juge Jean-Dominique Nuttens. Celui-ci note, par ailleurs, que en ce qui concerne Une semaine de vacances : Lucie (Geneviève Vauzeilles), en particulier, . On verra, dès le pré-générique, en signe d'amour et d'admiration une affiche de L'Incompris de Luigi Comencini, incontestable cinéaste du monde de l'enfance, sur laquelle la caméra pose son regard dans l'appartement de Laurence.
Attribution des rôles Dès l’écriture du scénario, Bertrand Tavernier souhaite Gérard Lanvin dans le rôle de Pierre qu'il avait apprécié dans Tapage nocturne de Catherine Breillat, sorti en 1979. , déclare Tavernier.
Le rôle de Laurence est tout d'abord écrit pour Arlette Bonnard, avec qui il a tourné Des enfants gâtés en 1977, qui refuse, souhaitant se consacrer au théâtre. Tavernier pense alors à Nathalie Baye dont c'est le premier rôle principal. , déclare Tavernier.
Tavernier devait retravailler avec Nathalie Baye dans un western, Sœur perdue, l’histoire d’une pionnière débarquant au Canada avec Bernard Giraudeau dans le rôle d'un photographe aventurier. Mais l'actrice tombe enceinte et ne trouvant pas les financements, il tourne Un dimanche à la campagne avec Sabine Azéma.
Tournage Le film est tourné du au .
Enfin, donnée incontournable : Le rapport à la cité lyonnaise est, de surcroît, inverse à celle de L'Horloger de Saint-Paul. , écrit Philippe RogerPh. Roger in : Lyon : Lumière des ombres, Cent ans de cinéma, Éditions Lugd, 1995..
Rappelons, en guise de conclusion, ce que Bertrand Tavernier dira, plus tard, au moment du tournage de Lyon, le regard intérieur : Au cours de cette semaine de vacances, Laurence (Nathalie Baye), traversée par l'incertitude, arpente les rues de la cité, à la quête d'une nouvelle raison de vivre.
Comme pour L'Horloger de Saint-Paul, l'action d'Une semaine de vacances se situe à Lyon. Dans le film, on remarque Philippe Noiret dans un petit rôle - celui de Michel Descombes - qu'il a tenu en 1973 dans L'Horloger de Saint-Paul où il incarnait le rôle principal. Bertrand Tavernier reconstitue le temps de cette scène de dîner le duo Galabru-Noiret qu'il avait fait jouer dans Le Juge et l'Assassin quatre ans auparavant.
Après un travelling panoramique aérien sur le Rhône, filmé à contre-courant ; à hauteur du cours d'Herbouville, surgit sur l'écran une citation : , due à Jacques Prévert. Notons d'autre part, que le Pont Winston-Churchill, traversé par la Citroën Méhari de Pierre (Gérard Lanvin), le compagnon de Laurence (Nathalie Baye) nous apparaît, tel qu'il était encore à cette époque, c'est-à-dire une construction métallique à trois arches. En 1983, il devient un pont en béton précontraint.
Bande originale du film
C'est la première bande originale de film de Pierre Papadiamandis, le compositeur attitré d’Eddy Mitchell. , déclare Tavernier.
Distinctions Sélections Festival de Cannes 1980 : compétition officielle pour la Palme d'or Festival international du film de Chicago 1980 : compétition pour le Gold Hugo César 1981 : César de la meilleure actrice pour Nathalie Baye
Références
Liens externes
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