Marcelle Meyer, née le à Lille et morte le dans le de Paris, est une pianiste classique française.

Figure artistique de l'entre-deux-guerres, elle fréquente le Groupe des Six ainsi qu'Erik Satie, Henri Sauguet, Igor Stravinsky et Jean Cocteau. Parallèlement à son engagement auprès des compositeurs contemporains dont elle crée plusieurs pièces, elle fait redécouvrir les grands maîtres anciens, de Bach à Schubert.

Biographie Formation thumb|left|upright|Marcelle Meyer avec le Groupe des Six (sauf Louis Durey), Jean Wiener et Jean Cocteau.

Marcelle Meyer naît à Lille le , dans une famille de négociantsArchives départementales du Nord. Lille, actes de naissance de mai à août 1897, vue 117 / 618, acte n° 2489..

Dès l'âge de cinq ans, elle prend ses premières leçons de piano avec sa sœur aînée Germaine (1888-1976), future épouse du peintre Léopold Survage. En 1911, elle entre au Conservatoire de musique et de déclamation de Paris. Elle fréquente la classe de Marguerite Long puis d'Alfred Cortot. Elle remporte le premier prix du Conservatoire en 1913 ; à la fin de son interprétation d'un Concerto de Saint-Saëns, Cortot la rejoint sur scène et l'embrasse.

Sous le patronage de Ricardo Viñes, elle fait la connaissance de Maurice Ravelcoupdarchet.com article de Glenn Armstrong, consulté le 8 mai 2008.. Elle fréquente le Groupe des Six (Francis Poulenc, Darius Milhaud, Georges Auric, Arthur Honegger, Germaine Tailleferre, Louis Durey), se lie d'amitié avec les compositeurs Erik Satie, Igor Stravinsky, Roger Désormière et l'écrivain Jean Cocteau.

Défense de la musique contemporaine pour piano

En 1917 elle épouse à Paris le futur comédien Pierre BertinArchives de Paris. arrondissement, actes de mariage du 19 novembre au 31 décembre 1917, vues 16 et 17 / 38, acte n° 794., lié aux milieux de la musique et du théâtre. Le , il met en scène Le Piège de Méduse, une comédie écrite et mise en musique par Erik Satie. Il présente à l'auteur sa jeune épouse, qui devient à 20 ans son interprète préférée. Peu avant le décès de Claude Debussy, elle étudie avec lui ses Préludes qu'elle crée, salle Gaveau, lors du premier récital entièrement consacré au compositeur.

Elle compte aussi parmi les interprètes français qui font redécouvrir Jean-Sébastien Bach, Jean-Philippe Rameau, François Couperin ou Domenico Scarlatti, dont elle grave des sonates pour les Discophiles français. André Tubeuf la présente comme « celle des grandes pianistes françaises du qui fut le plus formidablement polyvalente, et aussi le plus exemplairement et constamment française dans cette polyvalence même »André Tubeuf, « Marcelle Meyer, Paris qui joue du piano », présentation de ses enregistrements 1925-1957, livret du coffret 17 CD EMI classics..

Fin de vie Après avoir divorcé de Pierre Bertin en 1927, elle épouse l'avocat italien Carlo di Vieto puis s'installe à Rome.

En réponse à une invitation du chef d'orchestre Dimitri Mitropoulos, elle envisage d'effectuer une tournée en Amérique . Mais le , rendant visite à sa sœur Germaine, elle meurt d'un accident cardio-vasculaire à l'hôpital BoucicautArchives de Paris. 15 arrondissement, actes de décès du 17 novembre au 14 décembre 1958, vue 4 / 31, acte n° 3578..

Elle repose au cimetière communal de Clamart, auprès de sa sœur et de son beau-frèreLandrucimetieres - Cimetières de France et d'ailleurs. Clamart (92) : cimetière du Bois Tardieu..

Créations Marcelle Meyer crée des partitions de : Darius Milhaud (Printemps en 1920 ; L'Automne en 1932 ; Scaramouche en 1937) ; Francis Poulenc (Impromptus, dont elle est dédicataire, en 1922) ; Henri Sauguet (Trois Françaises, dont elle est dédicataire, en 1923) ; Igor Stravinsky (Les Noces en 1923 avec Francis Poulenc, Georges Auric et Hélène Ralli ; Sérénade en 1925) ; Igor Markevitch (Partita).

Influences Alexandre Tharaud exprime son admiration : Alexandre Tharaud. et comme elle, a enregistré Jean-Philippe Rameau ou Maurice Ravel au piano.

Discographie Marcelle Meyer est ..

Sa discographie comprend : L'intégrale : Ses enregistrements 1925–1957 : Chabrier, Ravel, Debussy, Couperin, Bach, Rameau, Domenico Scarlatti, Stravinsky, Mozart, Rossini, Haydn, Schubert, Milhaud, Poulenc, Manuel de Falla, Albéniz (17 CD, EMI, 2007) ; les Inédits Marcelle Meyer : Chopin, Barcarolle ; Debussy, Images ; Falla, Nuits dans les jardins d'Espagne* - Orchestre de la RAI de Rome, dir. Mario Rossi (, *, RAI/INA / Tahra TAH 564).

Notes et références

Bibliographie . .

Liens externes

Biographie de Marcelle Meyer par Jean-Marc Harari sur bach-cantatas.com

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