L’Hyrôme est une rivière française qui coule dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. C’est un affluent du Layon en rive gauche, donc un sous-affluent de la Loire.

Géographie vignette|gauche|Le pont de Chanzeaux sur l'Hyrôme. vignette|Le pont de Chemillé sur l'Hyrôme. L’Hyrôme prend naissance sur le territoire de la commune de Saint-Georges-des-Gardes, à , entre les lieux-dits la Pétassière et la Gagnerie, dans les Mauges. Il se dirige d’emblée vers le nord-est, direction qu’il ne quitte plus jusqu’à la fin de son parcours de .

Il conflue en rive gauche dans le Layon à Saint-Lambert-du-Lattay, à , à une dizaine de kilomètres en amont du confluent de ce dernier avec la Loire.

Communes et cantons traversés

Dans le seul département de Maine-et-Loire, l'Hyrôme traversait ou longeait les six anciennes communes suivantes, d’amont en aval, Saint-Georges-des-Gardes, Melay, Chemillé, Valanjou, Chanzeaux et Saint-Lambert-du-Lattay, aujourd'hui les deux communes de Chemillé-en-Anjou (source), et Val-du-Layon (confluence).

Soit en termes de cantons, l'Hyrôme prend source et conflue dans le même canton de Chemillé-Melay, dans l'arrondissement de Cholet.

Bassin versant L'Hyrôme traverse une seule zone hydrographique (M521) de de superficie Ce bassin versant est constitué à 94,69 de , à 4,23 de , à 1,54 de .

Organisme gestionnaire L'organisme gestionnaire est le SMBL ou syndicat mixte du bassin du Layon, collectivité territoriale créée en 1973, sis à Martigne-Briand, regroupant cinquante-deux communes. Un SAGE a été lancé en et en . Le SMBL adhère à l'EPTB Loire.

Affluents L'Hyrôme a huit affluents contributeurs référencés : le ruisseau de Chiz ou de Chizé (rd), sur les deux communes de Melay (source) et Chemillé-Melay (confluence) ; l’Aubance (rg), sur les trois communes de Neuvy-en-Mauges (source), Saint-Lezin, Chemillé-Melay (confluence). (Ne pas confondre avec l’affluent direct de la Loire qui s’appelle également Aubance) ; la Malaiserie (rd), sur les quatre communes de Melay (source), Cosse-d'Anjou, Chemillé-Melay (confluence), Valanjou, avec un affluent : les Louettières (rd), sur les trois communes de Cosse-d'Anjou (source), Chemillé-Melay (confluence), Valanjou ; le Rutord (rg), sur les deux communes de Chemillé-Melay (source) et Chanzeaux (confluence) ; le ruisseau de la Planchette (rd), sur la seule commune de Chanzeaux ; le ruisseau des Petites Tailles (rg), sur la seule commune de Saint-Lambert-du-Lattay, aujourd'hui Chemillé-en-Anjou ; le ruisseau de Bouillon (rd), sur les deux communes de Chanzeaux et Saint-Lambert-du-Lattay, aujourd'hui Chemillé-en-Anjou.

Donc son rang de Strahler est de trois.

Hydrologie

L’Hyrôme est une rivière très irrégulière à l’instar de ses voisines de la région de l’ouest du bassin de la Loire et avant tout de la Sèvre nantaise et de l’Oudon. L'Hyrôme à Saint-Lambert-du-Lattay

Son débit a été observé depuis le à Saint-Lambert-du-Lattay, localité du département de Maine-et-Loire, à , située au niveau de son confluent avec le Layon. La surface ainsi étudiée est de soit la quasi-totalité du bassin versant de la rivière. de .

Le module de la rivière à Saint-Lambert-du-Lattay est de .

L’Hyrôme présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées comme très souvent dans le bassin de la Loire. Les hautes eaux se déroulent en hiver et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 1,46 à de décembre à mars inclus (avec un maximum très net en janvier). À partir de la seconde partie du mois de mars, le débit baisse rapidement jusqu’aux basses eaux d’été qui ont lieu de juin à septembre inclus, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu’à au mois d’août. Mais ces moyennes mensuelles ne sont que des moyennes et cachent des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.

Étiage ou basses eaux Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque (six litres/s), en cas de période quinquennale sèche, ce qui est très sévère, le cours d’eau étant alors réduit à quelques filets d’eau. Mais ce fait est fréquent parmi les rivières de la région coulant sur le vieux socle armoricain peu perméable.

Crues Les crues peuvent être extrêmement importantes, compte tenu de la petitesse du bassin versant. Les et valent respectivement 32 et . Le est de , le de s, tandis que le atteint .

Le débit instantané maximal enregistré à Saint-Lambert-du-Lattay a été de le , tandis que le débit journalièr maximal était de le . En comparant la première de ces valeurs à l’échelle des QIX de la rivière, cette crue était à peine d’ordre vicennal, et donc destinée à se répéter tous les quinze à vingt ans en moyenne. La hauteur maximale instantanée s'est établie à ou le .

Lame d'eau et débit spécifique L’Hyrôme est une rivière relativement peu abondante. La lame d’eau écoulée dans son bassin versant est de annuellement, ce qui est nettement inférieur à la moyenne d’ensemble de la France (plus ou moins par an), et aussi à la moyenne du bassin de la Loire ( par an) et de la Mayenne ( par an). C’est cependant largement supérieur aux bassins du Layon () et du Loir (). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologie

Bibliographie

Voir aussi

La liste des rivières de France Les débits des cours d’eau du bassin de la Loire Le Layon La Loire Les Mauges

Notes et références

Catégorie:Cours d'eau en Maine-et-Loire Catégorie:Sous-affluent de la Loire