est un jeu vidéo de catch professionnel, édité et distribué par la société Acclaim Entertainment. Officiellement annoncé en 1999, il s'agit du tout premier jeu vidéo inspiré de l'univers de la fédération de catch américaine (ECW), et le premier jeu vidéo de catch à être classé par l'organisation . Après l'acquisition de la licence, le jeu est développé dans son intégralité aux studios Acclaim de Salt Lake City. Entretemps, une campagne publicitaire est menée par Acclaim Entertainment et la ECW.

Le jeu est initialement commercialisé le sur consoles Nintendo 64 et PlayStation en Amérique du Nord, et entre février et en Europe. Il est ensuite adapté sur supports Game Boy Color et Dreamcast, et commercialisé à l'international entre février et . Il est suivi plus tard d'un second et dernier jeu de la série ECW intitulé , en . Il propose au joueur une cinquantaine de personnages - une dizaine seulement dans la version Game Boy Color - à l'effigie des lutteurs, ainsi qu'une variété d'options, de matchs, d'arènes personnalisables, et la possibilité de créer un personnage.

Du 13 au , est le second jeu vidéo le plus vendu sur PlayStation aux États-Unis, avec exemplaires. Le jeu est mal accueilli par l'ensemble de la presse spécialisée, qui critique surtout l'usage du même moteur de jeu que , un jeu vidéo paru un an plus tôt sur PlayStation. Les autres points négatifs soulevés sont les nombreux clippings et les défauts dans la détection de collision pendant les matchs.

Système de jeu inclut des éléments de catch professionnel et de jeu vidéo de sport en vue objective.. Inspiré de l'univers de la fédération de catch américaine , il présente des options comprenant différents types de matchs et d'arènes, une multitude de personnages jouables, ainsi que des modes de jeu en solo et jusqu'à quatre joueurs.

Modes et options Sur consoles de salon, le jeu présente un menu de démarrage composé de différentes options – (combats simples), (mode carrière), (tournoi), (gestion de paiements à la séance), (création d'un personnage), (configurations) et (codes de triche) – de modes de matchs – principalement (match simple), (match par équipe avec tours), (match par équipe sans tours), (un contre deux), (un contre trois), (match de bûcherons), (combat à trois), et (bataille royale) – et de types de matchs incluant (match en cage), (match hardcore avec objets), (match avec fils de barbelés), et (dernier homme debout), et d'arènes personnalisables.... La version Game Boy Color présente, quant à elle, un menu de démarrage composé de cinq options qui comprennent (mode défi), (mode carrière), (match simple), (match avec fils de barbelés), et (entraînement).

L'option permet d'effectuer une progression dans le jeu. Le joueur sélectionne le lutteur de son choix, et débute : il progresse en remportant de nombreux combats, en participant aux grands pay-per-views, puis enfin à WrestleMania. L'option propose un classement dans lequel le joueur doit arriver en tête, et grâce auquel il peut débloquer certains lutteurs (comme dans le ).. L'option permet la création et la gestion d'un paiement à la séance, incluant la personnalisation et la conception d'une arène. , ou , permet la création d'un personnage utilisable pendant les combats, en lui attribuant un nom, des gestuelles, des prises, des attributs physiques, des vêtements, des dialogues, et une personnalité.

Personnages vignette|droite|upright=1.0|alt=Homme d'origine asiatique montant sur une corde d'un ring.|Tajiri, l'un des lutteurs et personnages du jeu.

propose au joueur une cinquantaine de lutteurs et lutteuses (une dizaine seulement dans la version Game Boy Color) possédant chacun un thème d'entrée, et caractérisés par leurs niveaux de puissance, de rapidité et de résistance au combat. Les personnages représentent les lutteurs de la (ECW) en activité à cette époque (entre 1999 et 2000), dont notamment Balls Mahoney, Dawn Marie, Justin Credible, Rob Van Dam, Sabu, Spike Dudley et Tajiri. Chaque joueur possède une barre de santé qui, lorsqu'elle diminue en fonction du nombre de coups reçus, réduit également la résistance et augmente les chances d'être éliminé par tombé. Lors d'un match, le joueur peut utiliser de simples mouvements comme des coups de poing, des coups de pied, des prises de soumission, des parades, des sauts effectués par-dessus le ring, l'immobilisation par devant ou par derrière, la projection dans les cordes, ainsi qu'une multitude de prises de finition.

Lors d'un , le joueur peut récupérer un objet lancé par le public et l'utiliser pour infliger davantage de dégâts à son adversaire. Lors d'un , le joueur peut propulser un adversaire dans les fils de fer barbelés attachés autour du ring pour des dégâts supplémentaires. À certains moments, le public scande le nom du catcheur le plus performant du moment, ce qui le rend temporairement plus résistant. À la fin d'un match, toutes les performances effectuées par les lutteurs, comme le nombre de coups donnés, sont recensées en pourcentages dans un compte-rendu.

Développement vignette|gauche|upright=1.0|alt=Homme caucasien portant des lunettes, une chemise bleue foncée, et un manteau noir (photo prise en 2007).|Joey Styles, commentateur et lutteur présenté dans le jeu.

En , la société nord-américaine Acclaim Entertainment acquiert la licence de la fédération de catch américaine (ECW), considérée comme l'une des trois plus grandes organisations de catch aux États-Unis, et annonce son intention de développer le tout premier jeu inspiré de l'univers ECW.... Pendant le développement du jeu, Acclaim tente de commencer sa campagne promotionnelle à l'aide d'affiches publicitaires, mais les magazines spécialisés refusent de les publier en raison de leur violence.. Un site officiel est créé sous le nom de domaine www.hardcorerevolution.com afin de présenter ces affiches. La société organise également un concours offrant un exemplaire du jeu sur Nintendo 64 aux gagnants.. Plusieurs séances d'autographes avec les lutteurs de la ECW sont organisées à travers les États-Unis.. L'une de ces séances, organisée le à New York avec les lutteurs Tommy Dreamer et Rob Van Dam, attire plus de amateurs venus acheter un exemplaire du jeu. De son côté, la ECW effectue également la promotion du jeu lors des soirées en janvier, et en .

Le jeu est développé dans son intégralité aux studios Acclaim Salt Lake City, connus pour leurs jeux vidéo inspirés de la . L'équipe de développement utilise le même moteur de jeu que , un autre jeu vidéo de catch paru en 1999, avec quelques modifications apportées à la jouabilité, tandis que les arènes de la ECW remplacent celles de la WWF. Les personnages sont développés en polygones à partir de photos des lutteurs ; leurs prises et leurs gestuelles sont capturées et intégrées au jeu. L'environnement est créé en trois dimensions, et les prises de vue sont multiples. Concernant les musiques d'entrée des catcheurs, l'équipe de développement décide de composer ses propres partitions musicales et de les inclure dans le jeu afin de ne pas enfreindre le droit d'auteur. Pendant les matchs, les commentaires sont effectués par Joey Styles, commentateur officiel et lutteur de la fédération.. ; ils varient en fonction des actions qui se déroulent dans le ring. Les lutteurs dialoguent également avant et pendant les combats. Des effets sonores sont intégrés lors des combats, et en bruit de fond pour le public..

est commercialisé le en Amérique du Nord sur consoles Nintendo 64 et PlayStation.., et entre janvier et en Europe. Ses adaptations sur Game Boy Color et Dreamcast sont commercialisées à l'international entre février et .. Allen Tigner, manager de Software, Etc. à Manhattan, affirme ne jamais avoir vu autant d'enthousiasme pour la sortie d'un jeu vidéo. La version Game Boy Color, développée par Crawfish Interactive et classée ( ; tous publics), présente des modes différents.. Contrairement aux deux premières versions du jeu, les modes , et ont été supprimés et remplacés par un seul, le . Les versions Nintendo 64, PlayStation et Dreamcast sont classées ( ; déconseillé aux moins de 17 ans) par l'organisation .. D'après Michael Archer, directeur commercial d'Acclaim Ring Sports, c'est la première fois qu'un jeu vidéo de catch est classé dans cette catégorie. : il affirme que En , six mois après la sortie du jeu, Acclaim annonce une suite intitulée .. dont le développement a débuté en même temps que celui de son prédécesseur..

C'est auprès des amateurs de catch que le jeu réalise ses meilleures ventes. Du 13 au , est le second jeu vidéo le plus vendu sur PlayStation, avec exemplaires aux États-Unis. Il est alors celui qui s'écoule le mieux chez les détaillants comme Electronics Boutique. Le , le jeu est listé dans le top 20 des jeux vidéo les plus vendus selon la .. D'après les statistiques de ventes en 10 jours, la version Nintendo 64 atteint la , et la version PlayStation atteint la . En 2014, recense un total d'environ 4,8 millions d'exemplaires vendus dans le monde..

Accueil Aperçu des notes reçues Média Notes Future Gamez 41 % Game Revolution D+ Games Xtreme 7,9/10 Jeuxvideo.com 7/20 Nintendojo 6,5/10 Nintendo Power 5,9/10 Now! Gamer 4,8/10. Total Video Games 3/10 Compilations de notes Média N64 PS1 GBC DC AllGame GameRankings 56,91 % 54,50 % 38,33 % 43,79 % GameSpot 4,2/10 4,2/10 4,5/10 5,6/10 IGN 5/10 4/10. 3/10 6,9/10 MobyGames 54 % 42 % 27 % 47 %

est mal accueilli par l'ensemble de la presse spécialisée. Ces avis négatifs visent principalement l'usage du même système et moteur que pendant son développement... Les autres critiques concernent la mauvaise détection de collision, et les nombreux clippings pendant les matchs.. Sur MobyGames, la version Nintendo 64 obtient une moyenne de 54 %., celle sur PlayStation de 42 %., celle sur Game Boy Color de 27 %., et celle sur Dreamcast de 47 %.. GameRankings attribue une moyenne générale de 56,91 % sur Nintendo 64., 54,50 % sur PlayStation., 38,33 % sur Game Boy Color., et 43,79 % sur Dreamcast..

attribue un au jeu, notant qu'il s'agit d' Il déconseille fortement à ses lecteurs l'achat de ce jeu. Jeff Gerstmann, du site GameSpot, qui le compare également à , attribue une note de 4,2 sur 10 sur Nintendo 64 et PlayStation. ., et une note de 5,6 sur 10 sur Dreamcast.. Il apprécie les personnages et les arènes , mais juge qu'aucun élément de l'univers de la fédération n'est présent dans le jeu. Son collègue, Frank Provo, attribue une note de 4,5 sur 10 sur Game Boy Color ; dans cette version, certains types de matchs qu'il considère essentiels, comme le , ont été supprimés, ce qui retire selon lui toute sa valeur au jeu.. Même s'il met en avant la qualité des éléments sonores, il ajoute que

IGN attribue un 5 sur 10 à la version Nintendo 64., mais seulement 3 sur 10 à la version Game Boy Color, avec une longue liste de défauts : . Mélo, du site français Jeuxvideo.com, attribue une moyenne générale de 7 sur 20 à la version PlayStation, expliquant notamment qu'il contient qui ainsi que des malgré de beaux graphismes, et de . Elle ajoute également que

D'autres sites spécialisés partagent ce constat. attribue une très faible note de 2,5 sur 10 à la version Nintendo 64, et explique en ces termes que . Le site AllGame attribue deux étoiles sur cinq à la version Dreamcast., dont il déconseille l'achat malgré de bons graphismes et effets sonores. La version Game Boy Color tombe à une étoile sur cinq, avec ce commentaire : donne 3 sur 10 au jeu et précise :

Notes et références

Liens externes

sur ()

Catégorie:Extreme Championship Wrestling Catégorie:Jeu Dreamcast Catégorie:Jeu Game Boy Color Catégorie:Jeu Nintendo 64 Catégorie:Jeu PlayStation Catégorie:Jeu vidéo de catch Catégorie:Jeu vidéo sorti en 1999 Catégorie:Jeu vidéo développé aux États-Unis