Trophime Bigot ou Théophisme Bigot, parfois assimilé avec le « Maître à la Chandelle » (, Arles - , Avignon) est un peintre français.
Biographie Trophime Bigot naît à Arles en 1579 où il reçoit sa formation artistique ; il aurait été en particulier l'élève de Louis Finson lors du passage de ce dernier à Arles en 1614. Entre 1620 et 1634, il passe de nombreuses années en Italie, en particulier à Rome. On le retrouve à Arles dès 1634 où il exécute des tableaux, une Assomption de la Vierge (1635) et un Saint Laurent condamné au supplice (1638) pour des églises locales, notamment l'église Saint-Trophime. Propriétaire en Camargue, il y fait exploiter quelques biens. De 1638 à 1642, il vit à Aix-en-Provence, place des Prêcheurs, où il peint une autre Assomption de la Vierge. Il revient à nouveau à Arles et partage à cette date ses activités entre sa ville natale et Avignon où il meurt en 1650.
Œuvres
Dans les années 1960, l’historien d’art américain Benedict Nicolson a réuni plusieurs tableaux caravagesques, non signés, tous éclairés par une lanterne ou une bougie et offrant un caractère stylistique homogène, et les a attribués à un maître anonyme désigné comme « Le Maître à la chandelle ». En 1964, il proposa d'y voir l’œuvre de Trophime Bigot. Aujourd'hui, cette attribution est très contestée, car ne sont réellement connues de Bigot que trois œuvres signées et datées, au style différent. Des études récentes confirment deux attributions et une à son atelier (dans l'église de Santa Maria in Aquiro, à Rome). Pour d'autres, l’attribution la plus probable serait celle d’un anonyme caravagesque, français ou nordique, du début du siècle ayant séjourné à Rome.
Une quarantaine d’œuvres éparpillées dans des musées européens restent néanmoins le plus souvent présentées comme des attributions à Trophime Bigot. Onze toiles se trouvant à Rome lui sont attribuées ou pourraient être de son atelier. Parmi celles-ci : Saint Sébastien soigné par Irène, Bordeaux, musée des Beaux-Arts Vanité, Rome, palais Corsini Saint Jérome, Rome, palais Corsini Le Repas d'Emmaüs, Chantilly, musée Condé Saint Laurent, Arles, église Saint-CésaireAnne Tuloup-Smith - Rues d'Arles, qui êtes-vous ? page 63. Chanteur à la chandelle, Rome, Galerie Doria Pamphilj Homme criant (Schreiender Mann), Vienne (Autriche), Kunsthistorisches Museum La Mise au Tombeau du Christ, Carpentras, Musée de l'Inguimbertine
Quelques œuvres attribuées à Trophime Bigot
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Alisa Mezentceva, « Une peinture de Trophime Bigot (1579-1650), L'Attaque de nuit dans les collections de l'Ermitage et son attribution », Les Cahiers d'histoire de l'art, 2019, n°17. Benoîte Bagan, L'activité du peintre arlésien Trophime Bigot (Arles, 1579 - Avignon, 1650) dans le Midi de la France, mémoire de master I sous la dir. de Françoise Pellicer, Université Montpellier III Paul-Valéry, 2014. Emmanuelle Arlot, « Un Nocturne provençal de Trophime Bigot retrouvé », Revue de l'Art, 2000, 130, p. 63-65. Gianni Papi, « Trophime Bigot, il maestro del lume di candela et maestro Giacomo », Paragone, 1998, 49, 585, p. 3-18. Béatrice Bloy, Trophime Bigot : Saint Sébastien soigné par Irène. Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Bordeaux, William Blake, 1995.
Articles connexes Peinture baroque Histoire d'Arles sous l'Ancien Régime
Liens externes
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