Nicolas Schmitz, né le à Guessling-Hémering dans les Trois-Évêchés (Bailliage de Vic) et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Sous la Révolution et le Consulat

Nicolas Schmitz s'engage comme soldat dans le régiment de Bourbonnais le . Il est sergent-major lorsque la Révolution française éclate, et ne tarde pas à être nommé adjudant-sous-lieutenant le . Il fait d'abord partie de l'armée du Rhin sous Custine, et passe ensuite dans celle de Sambre-et-Meuse, commandée par le général Jourdan, qui le nomme lieutenant le . Masséna, ayant pris le commandement de l'armée d'Helvétie, distingue le lieutenant Schmitz aux affaires de Zurich et de Muttenhal où il est grièvement blessé d'un coup de baïonnette et d'un coup de feu : il est nommé capitaine adjudant-major le .

Au service de l'Empire

Après avoir servi dans les corps d'armée de Moreau et de Davout avec rang de capitaine, il se trouve à la bataille d'Austerlitz le , où sa conduite est remarquée de l'Empereur. À la tête de la des grenadiers du de ligne, il parvient à arrêter un corps de cavalerie qui, après avoir forcé le premier bataillon de ce régiment, a voulu s'ouvrir un passage à travers le second. Sa résistance opiniâtre est récompensée par le grade de chef de bataillon le , auquel toutefois il n'est promu qu'après la bataille d'Iéna du . Le général de division Louis Friant lui a donné le commandement du régiment au moment où le colonel Higonet est grièvement blessé. Sa conduite est signalée à l'Empereur dans le rapport officiel du général Lochet en ces termes : . C'est surtout à la bataille d'Abensberg le , qu'il se fait glorieusement remarquer par son sang-froid et sa bravoure : à la tête de trois compagnies de grenadiers et d'une de fusiliers, il se porte derrière la droite autrichienne qui cherche à déborder la gauche de la division française, l'attaque à la baïonnette et la refoule, faisant prisonnier un major et . À la suite de cette affaire où il est atteint d'un coup de feu à l'avant-bras, Schmitz est nommé major le , et le de la même année, il prend le commandement du de ligne.

Peu après il est appelé à l'armée d'Espagne, avec le commandement du provisoire d'infanterie de marche, et il est mis à l'ordre du jour de l'armée de Navarre le en ces termes : . Le , il est nommé colonel du régiment d'Illyrie, puis passe à la Grande Armée.

Le , il épouse Marie-Adélaïde-Luce Rigaudeau-Jublin (1790-1872). Le couple aura quatre fils, qui feront tous carrière dans l'armée : Achille-Dominique Schmitz (1813-1854) ; Eugène-Juste Schmitz (1815-1896) ; François-Xavier-Léon Schmitz (1816-1890) ; Isidore-Pierre Schmitz (1820-1892), Armorial du Premier Empire, t. IV (P-Z), Paris, 1897, -227 (consultable en ligne sur Internet Archive)..

Participant à la campagne de Russie de 1812-1813, le général Schmitz est grièvement blessé à Krasnoï dans l'un des trois combats que se livrent près de cette ville les armées françaises et russes. Il n'en continue pas moins de suivre l'armée et a un pied gelé pendant la retraite. Promu au grade de général de brigade le , il se fait remarquer à l'armée d'Italie pendant les campagnes de 1813 et 1814, notamment aux affaires de Feistritz le , où il est atteint d'un coup de feu à la poitrine, de Rescinta en Frioul le , et à celle de Parme le , ainsi que le font connaître les divers ordres du jour de l'armée.

1815, la dernière campagne

Napoléon récompense le général Schmitz en le créant baron de l'Empire et chevalier de l'ordre de la Couronne de fer par un décret du . Chevalier de la Légion d'honneur depuis le , il devient officier de l'ordre le et ensuite commandeur. La campagne de 1815 vient lui fournir une nouvelle occasion de signaler sa bravoure en prenant une part active à la bataille des Quatre Bras. Il est admis à la retraite le . Après la seconde Restauration, il devient commandant de la Garde nationale de Pontoise entre 1831 et 1841. Il meurt le dans sa année au 11, rue Neuve-Coquenard (actuelle rue Lamartine) à Paris. Après le décès, sa veuve, devenue rentière, s'établit au 98 de l'actuelle rue des Boulets à Paris ( arrondissement). Il est enterré sous un obélisque au cimetière de Pontoise.

Distinctions

Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique SCHMITZ). En 2011, l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l'Histoire de Guessling-Hémering a érigé une stèle en l'hommage au Général Nicolas Schmitz, à Guessling-Hémering..

Armoiries

Figure Blasonnement Nicolas Schmitz ( - Guessling-Hémering, mort le - Paris), colonel au régiment d'Illyrie (), général de brigade (), Baron de l'Empire (décret du ), Commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis (), Chevalier de l'ordre de la couronne de fer (décret du ),

D'azur au lion d'argent ; au canton des barons militaires brochant.

Sources Le site officiel consacré au general Nicolas Schmitz ;

Références

Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Naissance dans la province de Lorraine Catégorie:Naissance en avril 1768 Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Décès en janvier 1851 Catégorie:Décès dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 82 ans