L'ambassade de France au Japon est la représentation diplomatique de la République française auprès de l'État du Japon. Elle est située à Tokyo, la capitale du pays, et son ambassadrice est, depuis 2025, .

Localisation L'ambassade est située dans le quartier de Minami-, Minato-ku, près de la gare de , au sud du centre de Tokyo, où se trouvent de nombreuses autres ambassadesAllemagne, Australie, Autriche, Chine, Corée du Sud, Finlande, Grèce, Iran, Norvège, Russie, Suisse et Taïwan.. Elle accueille aussi une section consulaire et la résidence de France.

Bâtiment de l'ambassade

Dans les années 1950, l'État commande au sculpteur Robert Couturier les bas-reliefs Les Arts et La Vie Champêtre pour le hall de l'ambassade de France à Tokyo..

Histoire

Ancienne ambassade à Iidamachi

Alors que la première légation de France au Japon s'était installée à Yokohama, port dans lequel les Français étaient confinés, un traité signé en 1887 permit de la transférer dans la capitale. Elle fut établie dans le quartier d'Iidamachi, aujourd'hui Iidabashi, à proximité du palais impérial et des principales ambassades. Déjà trop exigu, le bâtiment fut de plus endommagé puis détruit par les tremblements de terre et leurs répliques qui secouèrent la capitale japonaise en 1922 et 1923.L'ambassade de France à Tokyo, une lente gestation par Christine Vendredi-Auzanneau, 2002.

Ambassade à Azabu

Une propriété du quartier huppé de Minami-Azabu comprenant un parc de et des bâtiments fut vendue en 1930 par le marquis Tokugawa au gouvernement japonais qui la loua à la France, laquelle en fit sa nouvelle délégation en terre japonaise. Les constructions furent détruites lors des bombardements alliés de la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est lors des années 1950 que Jean Démaret et Belmont créèrent les bâtiments actuels en imposant un style moderne s’éloignant de l’architecture néoclassique qui était la norme à l’époque. Ce n'est qu'en 1972 que l'État français put acquérir le terrain.

Le , la France signe, avec un consortium privé franco-japonais (comprenant les compagnies Mitsui & Co, Nomura Real Estate Development, Takenaka Corporation, Aéroports de Paris Ingénierie et le paysagiste Frédéric-Charles Aillet de Sempervirens Landscapers), un accord prévoyant la cession d’une partie de son terrain en échange de la construction et de l’usage, par le consortium, d’un nouveau bâtiment qui redeviendra possession de la France après 50 ans. Le consortium, en échange, reconstruit la chancellerie française et assume les coûts d’entretien pendant quinze ans. Cet accord constitue le premier contrat de partenariat public-privé conclu à l’étranger pour la France.

Ambassadeurs de France au Japon

De À Ambassadeur 1858 1858 Jean-Baptiste Louis GrosAmbassadeur envoyé au Japon par Napoléon IIIJean-Marie Thiébaud, « Ambassadeurs/ministres plénipotentiaires de France au Japon », extrait de 1858 1859 Charles Gustave Martin de ChassironEnvoyé pour nouer des relations diplomatiques avec le Japon et la Chine 1859 1864 Gustave Duchesne de BellecourtPremier Consul 1864 1868 Léon RochesRolland Gisbert, Quel homme était donc Léon Roches ? 1868 1871 Ange-Maxime OutreyMarie-Arsène Litou fut chargé d'affaires a.i. entre la démission de Léon Roches et la nomination de Maxime Outrey, en 1868 1871 1873 Paul de Turenne d'Avnac 1873 1875 Jules Berthemy 1875 1877 Ange-Guillaume Ouvré de Saint-Quentin 1877 1879 Francis-Henri-Louis de Geofroy 1879 1880 Marie-René-Davy de Chavigné 1880 1882 Guillaume de Roquette 1882 1883 Arthur Tricou 1883 1883 Ulric de Viel-Castel 1883 1894 Joseph Adam Sienkiewicz Ministre de la France 1894 1905 François-Jules HarmandEnvoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire 1905 1907 Gaston Raindre 1907 1913 Auguste Gérard 1914 1918 Eugène Regnault 1918 1919 Roger MaugrasChargé d'affaires a.i. 1919 1921 Edmond Bapst 1921 1927 Paul Claudel 1927 1929 Robert de Billy 1929 1933 Damien de Martel 1935 1936 Fernand Pila 1937 1941 Charles Arsène-Henry 1946 1950 Général Zinovi PechkoffChef de la mission française de liaison auprès du commandant supérieur allié en Extrême-Orient 1950 1953 Maurice DejeanChef de la mission française de liaison auprès du commandant supérieur allié en Extrême-Orient jusqu'au 5 mai 1952 puis Ambassadeur 1953 1956 Daniel Lévi 1956 1959 Armand Bérard 1959 1961 Jean Daridan 1961 1964 Étienne Dennery 1964 1966 François Missoffe 1966 1972 Louis de Guiringaud 1972 1975 François Lefebvre de Laboulaye 1975 1977 Jean-Pierre Brunet 1977 1979 Louis Dauge 1979 1982 Xavier de La Chevalerie 1982 1985 André Ross 1985 1987 Gilbert Pérol 1987 1991 Bernard Dorin 1991 1993 Loïc Hennekinne 1993 1998 Jean-Bernard Ouvrieu 1998 2002 Maurice Gourdault-Montagne 2002 2006 Bernard Faubournet de Montferrand 2006 2007 Gildas Le Lidec 2007 2011 Philippe Faure 2011 2014 Christian Masset 2014 2017 2017 2020 Laurent PicDécret du 20 avril 2017, JORF du 22 avril 2017, texte , NOR MAEA1706317D. 2020 2025 . 2025 auj. .

Relations diplomatiques

vignette|La première légation de France à Yokohama en 1870.

Les premières relations diplomatiques entre les deux pays ont été établies en 1858 par la signature à Edo d’un traité de paix, d’amitié et de commerce par Jean-Baptiste Louis Gros, baron et chargé d’affairesCharles Gustave Martin de Chassiron, Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde : 1858-1859-1860 en ligne sur Wikisource des relations franco-japonaises. Un simple consulat fut ouvert à Edo en 1859 dans le (temple) Saikai-ji et Gustave Duchesne de Bellecourt fut le premier à occuper le poste. En 1862, 12 Français étaient installés à Yokohama, initiant ainsi le commerce de la soie avec le Japon. Cette même année, le Shogun envoyait sa première ambassade, conduite par Takenouchi Yasunori, qui dura près d'une année entière, entre la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, la Prusse et la Russie. En 1866, la Grande-Bretagne, les États-Unis, les Pays-Bas et la France profitèrent d'un nouveau traité pour implanter leurs ambassades à Yokohama. La France bâtit une grande ambassade de style colonial sur la rue Naka-Dōri. L'appui de Napoléon III fut déterminant dans les relations entre les deux pays, particulièrement sur le plan militaire (modernisation de l'armée du Shogun, fourniture d'armes). En dépit de l'implication de l’ambassadeur Léon Roches auprès du Shogun lors la guerre de Boshin, la coopération militaire se poursuivit après la victoire de l'Empereur en même temps que les échanges commerciaux et les visites diplomatiques (le Président Thiers en 1873).

En 2012, pour la première fois l'ambassadeur de France (Christian Masset) assiste aux cérémonies de commémoration du bombardement atomique d'Hiroshima Hiroshima appeals for nuke-free world, help for aging survivors, Kyodo sur Mainichi Shinbun, le 6 août 2012.

Consulats

Outre la section consulaire de Tokyo, il existe un consulat général de France au Japon, situé à Kyoto, dans les locaux de l'Institut franco-japonais, dont la circonscription couvre toute la partie sud du pays. Jusqu'au , ce consulat était basé à OsakaTransfert du consulat général d'Osaka et Kobé à Kyoto sur le site de l'Association des Français du Japon.. Il existe en outre sept consuls honoraires basés à : Circonscription de Tokyo : Niigata Sendai Sapporo Circonscription de Kyoto : Fukuoka Nagoya Hiroshima Nagasaki

Communauté française Au , Français sont inscrits sur les registres consulairesPopulation française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2016.. Au , les inscrits étaient ainsi répartis entre les deux circonscriptions : Tokyo () et Kyoto (). La communauté française se compose principalement de cadres ou dirigeants d'entreprises, d'artisans, de créateurs, d'enseignants et de chercheursDossier Japon sur le site France Diplomatie..

Circonscriptions électorales Depuis la loi du Loi du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France sur Légifrance. réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français du Japon élisent pour six ans trois conseillers consulaires. Ces derniers ont trois rôles : ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ; ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ; ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, le Japon appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de TokyoDécret du 24 mai 2005., comprenant aussi la Chine, la Corée du Sud et la Mongolie, et désignant quatre sièges. Le Japon appartient désormais à la circonscription électorale « Asie-Océanie » dont le chef-lieu est Hong Kong et qui désigne neuf de ses 59 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étrangerÉlections 2014 - découpage mondial par circonscription AFE, sur le site du ministère des Affaires étrangères..

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, le Japon dépend de la .

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes

Ministère des Affaires étrangères Représentations diplomatiques de la France

Relations entre la France et le Japon Maison franco-japonaise Institut français du Japon Institut franco-japonais de Tokyo Lycée français international de Tokyo

Liens externes

Consulat Général de France à Kyoto Ministère français des Affaires étrangères Ambassade du Japon en France

Bibliographie Charles Gustave Martin de Chassiron, Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde : 1858-1859-1860, Paris, E. Dentu, 1861 François de Tessan, Par les chemins japonais: essais sur le vieux Japon, 1918, éd. Plon, 297 p. François de Tessan, Le Japon mort ou vif, 1928, éd. Baudinière Christine Vendredi-Auzanneau, « L’ambassade de France à Tokyo, une lente gestation », Livraisons d’histoire de l’architecture, nº 4, 2002 p. 87-98

Japon France Catégorie:Bâtiment à Tokyo Catégorie:Relations entre la France et le Japon Catégorie:Minato (Tokyo)