Camille Chemin et Édouard Pillet étaient des soldats du d'infanterie coloniale ( d'infanterie coloniale) pendant la Première Guerre mondiale.
Alors que le régiment participe aux combats du Bois-le-Prêtre, à l'été 1915, ils sont condamnés à mort en raison d'une erreur de transmission d'informations. Cette erreur de jugement est désignée parfois comme l'affaire « des gardes sacs ». Camille Chemin était père de cinq enfants, Édouard Pillet, soutien de sa mère infirme et de sa sœur. Ils seront réhabilités en 1934 par une cour spéciale.
Biographie Alors que le 37°RIC est au combat à La Fontenelle, commune du Ban de Sapt, région de Saint-Dié des Vosges, au printemps 1915, lors de plusieurs attaques du régiment auquel appartiennent Camille Chemin et Édouard Pillet, leurs sacs restés à l'arrière sont pillés. Pour éviter ces vols, le capitaine désigne en les soldats Chemin et Pillet pour rester à l'arrière et surveiller les sacs. Chemin et Pillet ont été choisis pour assurer cette tâche, à l'abri du front, car ils étaient soutiens de famille. Mais le capitaine change lors d'une nouvelle attaque, et les consignes ne sont pas correctement transmises entre les deux officiers. C'est pourquoi Chemin et Pillet sont considérés en juin comme disparus au front par le nouveau capitaine qui les mentionne comme tels dans son rapport.
Puis le RIC fait mouvement et les soldats Chemin et Pillet réintègrent le régiment. Le colonel du régiment les considère alors comme déserteurs au vu du rapport du capitaine qui les signalait absents.
Ils sont rapidement traduits devant un conseil de guerre le pour abandon de poste devant l'ennemi et immédiatement fusillés le à Montauville. Camille Chemin suppliera en vain le peloton d'exécution de l'épargner pour ses cinq enfants.
Réhabilitation Ils seront réhabilités en 1934, la cour spéciale considérant en effet qu'il s'agit là d'une erreur de transmission d'informations.
Bibliographie R.-G Réau, Les Crimes des conseils de guerre, éditions du Progrès, Tours, 1925. Les Fusillés pour l'exemple, numéro spécial du Crapouillot, . Henry Andraud, Quand on fusillait les innocents, éditions Gallimard, 1935. Nicolas Offenstadt, Les Fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999) de a publié en 2000 un livre repris en collection Poche des éditions Odile Jacob, pages 52, 83, 218, 225 et 230Jean-Jacques Becker, Nicolas Offenstadt, Les fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999) [compte-rendu), Annales, Année 2001, 56-1, . . Emile Ducharlet, Les Charentais-Maritimes fusillés durant la Grande Guerre, Les Amis de la Lucarne Ovale, 2019. .
Notes et références
Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Justice militaire française Catégorie:Mémoire collective Catégorie:Condamné à mort exécuté en France dans les années 1910