Saint-Cyr Nugues, dit « Cyr Nugues », né le à Romans dans le Dauphiné et mort le à Vichy, dans l'Allier, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie Cyr Nugues naît le à Romans et est baptisé le même jour en l'église Saint-Barnard de Romans. Il est l'un des neuf enfants de Claude Étienne Nugues, négociant en vins et draps, et de son épouse, Charlotte Enfantin.

Sous la Révolution française et le Premier Empire À la suite de ses études au collège de Navarre, il remporte le prix d'honneur au concours général. En 1791, il s'engage dans le de volontaires de la Drôme, où exerce son frère aîné, alors capitaine. Il y obtient le grade de sergent. Des problèmes d'acuité visuelle l'obligent à quitter l'armée active. Il trouve alors une place d'aide-commissaire des guerres en , qui lui permet de se rendre auprès de l'armée des Pyrénées en 1792-1793, puis à l'état-major de l'armée d'Italie.

Entre le et le , sous la Terreur, il est directeur des bureaux du Comité de salut public. Son travail consiste à coordonner, et surtout à surveiller l'imposante machine bureaucratique qui ne cesse de s'enfler à mesure que s'étoffent les prérogatives du Comité de salut public - celle-ci comptera, au plus fort de l'an II, 54 bureaux réunis en 12 sections pour près de 400 employés. Il fut choisi car étant à l'époque l'ami intime de Marc-Antoine Jullien, fils aîné du couple Marc-Antoine et Rosalie Jullien, et qui deviendra agent de Robespierre pour le Grand OuestVirgine Martin, « Archives : Saint-Cyr Nugues, le greffier de la Terreur », L'Histoire, octobre 2023, pages 44-47.

Le il est intégré dans l'armée, avec le grade de sous-lieutenant provisoire, à l'état-major de l'armée d'Italie. Il est confirmé dans son grade de sous-lieutenant le . Lieutenant provisoire le , puis capitaine provisoire le , il est confirmé dans ce grade le . Il est promu aide de camp du général Suchet le . Il l'accompagne au camp de Saint-Omer, puis à la Grande Armée.

Ils font ensemble plusieurs campagnes en Allemagne, en Pologne, à Austerlitz, à Iéna, et à Pultusk. Il est chef de bataillon le , puis adjudant-commandant le .

En 1808, alors chef d'état-major, il est toujours au côté du général Suchet, qui est à la tête du de l'armée d'Espagne. Saint-Cyr Nugues se distingue au siège de Lérida ( au ). Il négocie la capitulation de capitulation de Tortose le . Il prend également d'assaut le fort de Francoli le , lors du siège de Tarragone ( au ). Il est créé Baron de l'Empire le , puis est promu général de brigade le . Il se distingue également à la prise de Valence du au . Il devient chef d'état-major de l'Armée d'Aragon et de Catalogne en 1813. Il apprécie l'aide fournie par les troupes de l'Armée de Naples des généraux Severoli et Bertoletti. Il est fait chevalier de Saint-Louis le .

Il poursuit sa carrière militaire avec le maréchal Suchet dans l'armée des Alpes en 1815. Il est mis en non-activité le .

Au service du roi Après vingt ans de carrière, le changement de régime politique en France l'amène à prendre sa retraite. Il rentre alors à Romans. De à il est maire de Chanos-Curson près de Romans. Le gouvernement de la Restauration ne tarde pas à lui confier, en 1818, la charge d'une commission ayant pour but la remise en état de la défense aux frontières. Les bases de ses travaux, proposées en 1818, ne seront définitivement adoptées qu'en 1830. Il participe à l' expédition d'Espagne comme chef d'état-major du général Lauriston le et est au Siège de Pampelune en septembre suivant. Il est alors promu au grade de lieutenant-général le .

Lors de la révolution belge en 1830, le ministère de la Guerre le fait appeler pour prendre part au siège d'Anvers, comme chef d'état-major général, sous les ordres du maréchal Gérard. Il y est blessé d'un éclat d'obus à l'épaule dans la nuit du 18 au . Il est récompensé de ses services par sa nomination au titre de Pair de France le . Il retrouve sa place de directeur du personnel des opérations militaires au ministère de la Guerre le où il anime plusieurs commissions. Le , à la demande de Thiers, il établit la première liste des 384 noms des généraux gravés sur l'arc de triomphe de l'Étoile. Il est placé dans la section de réserve le .

Saint-Cyr Nugues meurt le à Vichy. Il est d'abord inhumé au cimetière de Vichy, puis, en 1968, ses cendres sont transférées au cimetière de sa ville natale, Romans.

Hommages Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique « »).

Distinctions Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur le Officier de la Légion d'honneur le commandeur de la Légion d'honneur le Grand officier de la Légion d'honneur le Grand-croix de la Légion d'honneur le Ordre royal et militaire de Saint-Louis Chevalier de Saint-Louis le chevalier de de l’Ordre de Saint-Stanislas (Russie) Grand-croix de l'Ordre de Léopold (Belgique). Chevalier de l'Empire, par lettres patentes du . Baron de l'Empire, par décret du , et lettres patentes du .

Notes et références

Sources bibliographiques Virginie Martin,Archives : Saint-Cyr Nugues, le greffier de la Terreur, dans : L'Histoire'', n°512, , pp.44-47.

Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1811 Catégorie:Naissance en octobre 1774 Catégorie:Naissance à Romans-sur-Isère Catégorie:Décès en juillet 1842 Catégorie:Décès à Vichy Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe) Catégorie:Décès à 67 ans