Henri Evenepoel, né le à Nice et mort le à Paris, est un peintre, dessinateur et graveur belge.

Biographie Henri Jacques Édouard Evenepoel est néVoyez sa généalogie ascendante paternelle et maternelle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle ainsi que sa généalogie descendante jusqu'à nos jours dans l'ouvrage collectif, Henri Evenepoel. 1872-1899, Crédit Communal, Snoeck-Ducaju & fils, Gand, 1994, 375 pages, In-4, Catalogue de l'Exposition Henri Evenepoel présentée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, du 17 Mars au 12 Juin 1994, page 60. le à Nice, dans le quartier Saint-Barthélémy, dans un logis de hasard, pris en location par ses parents pour un séjour de longue durée sur la Côte d'Azur, afin de permettre à sa mère, épuisée par sa première grossesse deux ans auparavant, de retrouver des forces et se refaire une santé..

Le père d'Henri, Charles Edmond Armand Evenepoel, néMolenbeek-Saint-Jean, acte de naissance n° 106 du 24 mars 1846. Jacques Charles Evenepoel, employé, âgé de 21 ans, demeurant au n° 18 de la rue du Niveau, né à Bruxelles, a déclaré la naissance de son fils, Charles Edmond Armand, né de son épouse Charlotte Van Swijgenhoven, ménagère, âgée de 23 ans, née à Bruxelles, et y mariés. à Molenbeek-Saint-Jean le , est employé de commerce, professeur de piano, puis haut fonctionnaire belgeMarcel Bergé écrit que c'est sans doute lui qui devient Directeur au Ministère de l'Instruction publique et qui fut commissaire de la Commission des fêtes en 1905, pour les 75 ans de la Belgique. Voir : Jubilé National, préface de Sauveur, p. 29 (son portrait). et est mort à Uccle le . Edmond Evenepoel était très cultivé, et un mélomane critique musical dans le journal La Flandre libérale et le Guide Musical (1889-1914). Henri restera très lié à son père. Edmond Evenepoel était le fils de Jacques-Charles EvenepoelJacques Charles Evenepoel était le fils de Pierre Evariste Evenepoel, épicier à Bruxelles, et de Marie Thérèse Elisabeth Lenaerts. Alors domicilié rue de Flandres à Bruxelles, et employé, il épousa Elisabeth Caroline Van Swijngehoven à Bruxelles - acte n° 566 - le 4 juin 1845., comptable, né à Bruxelles le , et mort à Schaerbeek le en sa maison du n° 78 rue Dupont, et d'Elisabeth Caroline Célestine van SwyngenhovenElisabeth Caroline Célestine Vanswygenhoven ou van Swijgenhoven était née à Bruxelles le 5 février 1823. À son mariage, elle habitait à la rue des Moineaux à Bruxelles. Elle était la fille du chirurgien accoucheur Jean Vanswygenhoven (né à Geetbets le 29 janvier 1774 et fils de Charles Joseph van Swijgenhoven et de Marie Thérèse van Sulperen) et de son épouse Marie Elisabeth Cappuyns (née le 16 avril 1784 à Hekelgem et morte à Bruxelles le 30 octobre 1844, fille d’Antoine Cappuyns et de Jeanne Josine Schoonjans) qui s’étaient mariés à Bruxelles le 29 avril 1815 (acte n° 221).. Sa famille trouve ses origines, dès le , dans des villages de l'ouest de Bruxelles, à Wambeek, Borchtlombeek et TernatDr Jan Lindemans, Généalogie Evenepoel, dans Oude Brabantse Geslachten, n° 34, 16 p., Extrait de Eigen Schoon en De Brabander, 1954..

La mère d'Henri, Anne Émilie Peppe, née à Saint-Gilles le , et morte à Schaerbeek en sa maison du n° 30 rue Royale-Sainte-Marie, le , alors que Henri n'avait que deux ans, était la fille de Henri Marie Jacques Peppe, comptable, puis employé à la Banque de Belgique, puis négociant, et de Sophie Jeanne Mathilde Christine van Gelder qui s'étaient mariésBruxelles, acte de mariage n° 914 du 3 octobre 1842. L'un des témoins était l'avocat Jean Auguste Van Dievoet. à Bruxelles en 1842. Notons que cette dernière était veuve en premières noces de Félix Devis, mort en 1840, et que de ce premier mariage elle avait eu une fille Sophie Devis, née le à Anvers, qui épousa à Schaerbeek le le statuaire Charles-Auguste Fraikin. C'est cette Tante Sophie, une dame riche, cultivée et mondaine, qui aidera beaucoup Henri Evenepoel même dans ses heures sombres.

Henri avait un frère aîné, Maurice Evenepoel, né à Schaerbeek le , qui était directeur d'usine à Tournai, qui épousaVoyez le tableau Monsieur et madame Maurice Evenepoel, aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, sous le lien suivant . en 1893 à BruxellesActe de mariage de Bruxelles n° 1376 du 3 octobre 1893. Euphémie Annez. À ce mariage assistait l'architecte parisien Henri Parent, âgé de 74 ans et qualifié d'oncleHenri Parent était le frère d'Euphemie Elisabeth Thérèse Parent, née à Berlin le 16 septembre 1811, institutrice, résidant à Bruxelles au boulevard du Régent. Celle-ci, fille d'Aubert Joseph Parent et de Marie Anne Marguerite Thérèse Carly, institutrice, résidant à Paris, avait épousé à Bruxelles le 18 janvier 1844 Gustave Victor Ferdinand Eugène De Meurs, né à Rhode-Saint-Genèse le 5 mai 1817. Leur fille, Euphémie Ferdinande Julie Demeurs ou De Meurs épousa Alphonse Marie Joseph Annez et ces derniers furent les parents d'Euphémie Marie Eugénie Annez.. Maurice est mort en 1933 et il n'eut pas de descendance.

Formation et carrière Le jeune Henri suit les cours de dessin à l'Académie de Saint-Josse-ten-Noode ainsi que les cours de l'atelier du peintre Ernest Blanc-Garin et du décorateur Adolphe Crespin à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. À Bruxelles, il réside au rue Dupont, dans la commune de Schaerbeek, là où son grand-père avait sa demeure.

En 1892, il s'installe à Paris. Il loge chez sa cousine, Louise De Mey, qui sera l'un de ses modèles préférés., notamment pour Portrait de Madame D. (en deuil) ou le Chapeau blanc. Elle avait deux enfants de son mari : Henriette, née en 1890 à Paris, immortalisée dans le tableau Henriette au grand chapeau, et Sophie Suzanne De Mey, née en 1891 à Paris. Louise était apparentée au peintre Charles HermansVoyez l'acte de divorce de Louise van Mattemburgh qui qualifie Charles Hermans de cousin de Louise..

Henri Evenepoel se forme à l’atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de ParisNotice, catalogue du fonds de l'ENSBA, Paris., et y rencontre Henri Matisse, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot, Georges Rouault et Charles Milcendeau. Il se liera d'amitié avec ce peintre vendéen, et lui fera rencontrer l'artiste espagnol Francisco Iturrino qui est représenté dans L'Espagnol à Paris (musée de Gand)Gustave Coquiot, Cubistes, futuristes, passéistes, Paris, Ollendorff, 1914, ..

En 1894, sa cousine Louise donne naissance à leur fils Charles, qui figurera sur plusieurs de ses portraits d'enfant et notamment dans le tableau Charles au jersey rayé. Louise étant toujours mariée, l'enfant portera toujours le nom de De MeyCharles De Mey, né à Paris le 27 novembre 1894, fut décorateur, et collabora avec des architectes célèbres, tant en Belgique qu'à l'étranger, surtout dans le sud de la France. Il se maria deux fois, d'abord en 1921 à Woluwe-Saint-Lambert, à Yvonne Maes, sœur aînée du peintre Jacques Maes, et veuf, il épousa en secondes noces Antoinette Chriptchenko (1913 - Ixelles, 2013, à l'âge de cent ans). Il est mort à Bruxelles le 14 août 1964. Un enfant Marie-Julie, était née de sa première union. Elle épousa en 1946 le peintre Roger de Coninck. Charles, qui avait longtemps habité dans le village de Biez est inhumé au cimetière de Biez avec sa seconde épouse et sa mère. et à cause de la mort prématurée de son père, il ne put jamais porter le nom d'Evenepoel.

En 1895, il se lie d'amitié avec le peintre Henri Huklenbrok.

En 1897, Henri Evenepoel tombe malade et séjourne en été à Wepion, dans une propriété de sa tanre Sophie. L'hiver, il passe quelques mois en Algérie pour se soigner. Il se lie d'amitié avec le peintre français Raoul du Gardier qui, comme lui, a fréquenté l'atelier de Gustave Moreau.

Il est invité par les organisateurs de la section belge de l'Exposition universelle de Paris.

Dernières années Il envisage de rentrer en Belgique afin d'épouser sa cousine Louise, dont le divorce sera bientôt prononcé, et de reconnaître son fils Charles.

Quelques jours avant son retour à Bruxelles, le , il meurt prématurément à Paris, emporté par la fièvre typhoïde. Louise meurt à Ixelles le . Elle avait cédé plusieurs tableaux d'Henri aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

À la suite de son décès le , à Paris, il est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Œuvre Le tableau le plus emblématique de son séjour algérien de 1897 est le Marché d'oranges à Blida (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique). La couleur de ses toiles se modifie après ce séjour.

De retour à Paris, il réalise de grandes compositions comme Promenade du dimanche au bois de Boulogne. Sa carrière démarre, il a du succès et son travail est apprécié.

En 1899, il reçoit une invitation d'Octave Maus pour participer au Salon de La Libre Esthétique en 1900. Il y présente, notamment : L'Espagnol à Paris, La Foire aux Invalides, Café d'Harcourt au Quartier latin, mais meurt le , avant de voir ses œuvres exposées.

thumb|Anvers Exposition 1891 : Dimanche au Bois de Boulogne, huile sur toile, , musée royal des beaux-arts d'Anvers 1892 : L'Artiste devant un paysage, fusain, ENSBA. 1894 : Louise en deuil, huile sur toile, , musée royal des beaux-arts d'Anvers 1895 : Le Bébé ou Le Jouet brisé, au musée des beaux-arts de Liège. 1896 : Portrait d'Hélène Roulet, l'épouse du peintre Adolphe Crespin, 1896, huile sur toile, , Musée des beaux-arts de Gand Anvers Exposition, affiche reproduite dans Les Maîtres de l'affiche (1895-1900). 1897 Au Moulin Rouge, huile sur toile, , Musée des beaux-arts de Houston La Dame au chapeau vert, au musée des beaux-arts de Liège. La Cuisinière. Au square, 1897–1899, lithographie in L'Estampe moderne, , Musée des beaux-arts de Houston La Foire aux Invalides le dimanche, huile sur toile, , musée royal des beaux-arts d'Anvers Café d'Harcourt au Quartier latin, huile sur toile, , Musée Städel de Francfort-sur-le-Main 1898 Le petit Charles au jersey rayé, huile sur toile, , Patrimoine. Roi Baudoin exposition du Salon des Cent, Lithographie en couleurs, , Bibliothèque de l'INHA 1899 (ou vers 1899) : L'Espagnol à Paris (portrait du peintre Francisco Iturrino), huile sur toile, , Musée des beaux-arts de Gand La Tasse de thé Mademoiselle Matisse Charles Milcendeau, huile sur toile, H.120 cm, Musée d'Orsay. Henriette au grand chapeau, musées royaux de Bruxelles, musée Fin-de-Siècle Portrait de Madame D. (en deuil) Portrait du peintre Paul BaignèresIl s'était lié d'amitié avec Paul Baignères, son condisciple à l'atelier de Gustave Moreau. (ou Portrait d'homme en rouge), musée Fin-de-Siècle, 1894

Hommages La commune de Schaerbeek (Bruxelles) lui rend hommage en donnant son nom à une de ses artères : la rue Henri Evenepoel. La commune de Fooz-Wépion (intégrée depuis à la ville de Namur) lui consacre également une de ses artères appelée du même nom.

La Belgique émet deux timbres commémoratifs représentant des œuvres d'Henri Evenepoel : Henriette au grand chapeau et Le Petit Charles au jersey rayé.

Galerie

Notes et références

Annexes Bibliographie Édouard Michel, « Henri Evenepoel 1872-1899 », dans Gazette des beaux-arts, 1922, p. 62. Édouard Michel, « Gustave Moreau et Henri Evenepoel », dans Mercure de France, , p. 383-410. Liliane Sabatini, Le Musée de l'Art wallon, collection Musea Nostra, Ministère de la Communauté française de Belgique / Crédit Communal de Belgique, Bruxelles, 1988. Collectif, Henri Evenepoel. 1872-1899, Crédit Communal, Snoeck-Ducaju & fils, Gand, 1994, 375 pages, In-4, Catalogue de l'Exposition Henri Evenepoel présentée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, du 17 Mars au 12 Juin 1994. . Philippe Roberts-Jones, « Evenepoel et l'art de son temps », dans Signes ou traces. Arts des XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1997, p. 99-121 (lire en ligne ).

Liens externes

« Evenepoel, Henri », sur le site du Directory of Belgian Photographers

Catégorie:Peintre belge du XIXe siècle