Grand Besançon Métropole (GBM) est une communauté urbaine française constituée autour de la ville de Besançon, préfecture du département du Doubs et siège du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Elle a le statut d'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.

Créée en 1993 sous la forme d'un district urbain grâce à la volonté de Robert Schwint, alors maire de Besançon, elle devient une communauté d'agglomération le sous le nom de Grand Besançon, puis une communauté urbaine le .

Grand Besançon Métropole compte pour en , ce qui en fait l'intercommunalité la plus peuplée du Doubs et la deuxième de Bourgogne-Franche-Comté. Elle est gérée par un conseil communautaire de délégués par les communes qui la composent. Elle dispose de compétences en matière de développement économique, d'aménagement du territoire, d'habitat, de politique de la ville et de gestion de certains services publics.

Historique Les prémices de la coopération intercommunale Au cours du conseil municipal du , Jean Minjoz, maire de Besançon de 1953 à 1977, propose aux communes périphériques la création d’un district urbain. afin de mutualiser la gestion de certaines compétences, notamment les transports, l'eau et la collecte des déchetsJean-Claude Chevailler. Le Grand Besançon : du District à la Communauté d’Agglomération. Images de Franche-Comté, Association pour la cartographie et l’étude de la Franche-Comté, 2003, pp.10-13..

Il faudra toutefois attendre plus d'un quart de siècle pour que soit officiellement créé le district de Besançon, révélateur des difficultés et des craintes que suscitait la mise en place d'une telle structure. Cette méfiance des communes s'explique en partie par la configuration de l'agglomération bisontine, caractérisée par une ville-centre d'environ , entourée de villages de quelques centaines à quelques milliers d'habitants, qui redoutaient une perte d'autonomie ainsi qu'une diminution de leurs ressources fiscales.

Dans les années 1980, l'idée progresse sous l'impulsion de Robert Schwint, maire de Besançon de 1977 à 2001, qui entreprend un dialogue avec les élus des communes périphériques pour tenter de les convaincre.

En 1990, un conseil des communes du Grand Besançon est institué. Composé d'une soixantaine de communes et présidé par Robert Schwint, il met en place plusieurs commissions thématiques portant sur l'économie, l'habitat, la communication, les transports, l'environnement, les loisirs, la culture ainsi que la formation et l'information. Cette instance amorce ainsi les premières formes de coopération intercommunale.

Le district de Besançon est finalement créé par arrêté préfectoral en date du . Il compte alors 38 communes — certains villages du conseil des communes du Grand Besançon ayant refusé de rejoindre la nouvelle structure —, puis 41 ensuite. Robert Schwint en assure la présidence jusqu'à sa dissolution.

Du district à la communauté d'agglomération vignette|Logo de la communauté d'agglomération du Grand Besançon (CAGB). La communauté d'agglomération du Grand Besançon (CAGB) est officiellement créée par décret du en lieu et place du district, conformément à la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale qui permet alors aux districts urbains de choisir la transformation en communautés de communes, en communautés d'agglomération ou communautés urbaines. Elle devient effective le . Le Grand Besançon compte alors 57 communes et . Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, devient le premier président de la nouvelle structure intercommunale.

Le , les communes de Champoux et de Noironte rejoignent la communauté d'agglomération, portant le nombre de communes à 59. Le nombre de communes passe à 56 après les fusions d'Auxon-Dessus et d'Auxon-Dessous le , d'Osselle et de Routelle le puis de Vaire-Arcier et Vaire-le-Petit le .

À la suite de la nouvelle carte intercommunale issue de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), 15 nouvelles communes rejoignent le Grand Besançon au : 6 parmi celles de la communauté de communes du val Saint-Vitois (Saint-Vit, Pouilley-Français, Velesmes-Essarts, Roset-Fluans, Byans-sur-Doubs et Villars-Saint-Georges) et 9 appartenant à la communauté de communes Dame Blanche et Bussière (Cussey-sur-l’Ognon, Geneuille, Chevroz, Devecey, Bonnay, Mérey-Vieilley, Vieilley, Palise et Venise). Par ailleurs, les communes de Chemaudin et Vaux-les-Prés ont fusionné à la même date pour constituer la commune nouvelle de Chemaudin et Vaux.

Le a vu la fusion de Marchaux avec Chaudefontaine pour constituer la commune nouvelle de Marchaux-Chaudefontaine.

Le a vu la fusion de Fontain avec Arguel pour constituer la commune nouvelle de Fontain;.

La transformation en communauté urbaine Le Grand Besançon a engagé un processus pour devenir une communauté urbaine d'ici 2019. Le seuil pour devenir une communauté urbaine est fixé à et la CAGB n'en comptait alors que , mais la loi NOTRe a introduit un dispositif dérogatoire et temporaire : ce seuil ne s'applique pas lorsque l'établissement public de coopération intercommunale comprend une commune ayant perdu la qualité de chef-lieu de région, ce qui est le cas de Besançon, et ce jusqu'au ..

Le , les élus du Grand Besançon ont largement voté pour l’extension des compétences de l'agglomération.., condition sine qua non de sa transformation en communauté urbaine. Le choix du passage ou non en communauté urbaine est actuellement entre les mains des conseils municipaux des différentes communes composant la communauté d'agglomération, qui doivent délibérer à leur tour dans un délai de trois mois.

Par délibération du , le conseil communautaire s'est prononcé favorablement sur la transformation de la communauté d’agglomération en communauté urbaine à compter du sous le nom de « Grand Besançon Métropole »..

Évolution récente Le , Mamirolle fusionne avec la commune du Gratteris sous le statut de commune nouvelle et le nom de la première. Depuis cette date, Grand Besançon Métropole regroupe un total de .

Territoire communautaire Composition Grand Besançon Métropole est composée des suivantes :

Géographie Grand Besançon Métropole se situe dans la pointe nord-ouest du département du Doubs, en Franche-Comté, à une soixantaine de kilomètres de la Suisse. Elle jouit d'une situation privilégiée sur l'axe Rhin-Rhône., presque exactement au milieu d'un segment Lyon - Strasbourg, à la confluence des grands flux européens. Elle couvre , ce qui représente 10 % de la superficie du département du Doubs.

Ce territoire se caractérise par une macrocéphalie urbaine de la ville de Besançon. qui, au-delà de la concentration des emplois, des commerces et des services, concentre 67 % des logements et 60 % de la population de la communauté urbaine. De même, l'urbanisation en dehors de Besançon est faible, la ville-centre n'étant entourée que de villages et de bourgs dont la population s'élève à quelques centaines voire quelques milliers d'habitants pour les plus importants.

Le climat y est de type semi-continental, ce qui permet toutefois à Grand Besançon Métropole de bénéficier d'un bon ensoleillement de par an, variant de en décembre à en aout.

Transports vignette|Une rame de la ligne 2 du tramway de Besançon, près de la station Battant. La communauté urbaine, en tant qu'autorité organisatrice de la mobilité, a mis en place en . un réseau de transport en commun baptisé Ginko. Il dessert les 67 communes de Grand Besançon Métropole à l'aide d'un réseau composé de deux lignes de tramways, 58 lignes de bus régulières et d'un service de transport à la demande.. Son exploitation est assurée depuis le par le groupe Keolis, par l'intermédiaire de sa filiale Besançon Mobilités. Le contrat liant la société Besançon Mobilités à la communauté urbaine, d'une durée de sept ans, prend fin le ..

Grand Besançon Métropole compte par ailleurs 16 gares, dont deux gares TGV : Besançon Franche-Comté TGV et Besançon-Viotte. La mise en service de la LGV Rhin-Rhône en 2011 a permis de raccourcir significativement les temps de parcours vers Paris (), Lyon () et surtout Strasbourg (). Par l'intermédiaire de cette ligne, l'agglomération bénéficie aussi de connexions directes internationales avec Bâle, Francfort-sur-le-Main, Fribourg-en-Brisgau, Luxembourg et Mannheim.

L'autoroute A36, qui passe au nord de l'agglomération, est l'axe principal reliant Grand Besançon Métropole aux autres villes françaises et étrangères. Deux routes nationales, la RN 57 reliant Metz, Nancy, Épinal et Vesoul à la frontière suisse et la RN 83 Lyon - Strasbourg constituent les deux autres axes principaux.

L'aéroport régional de Dole-Jura, directement accessible par l'autoroute A36, est situé à environ 50 km au sud-ouest de Besançon. Les autres aéroports les plus proches sont ceux de Bâle-Mulhouse-Fribourg, Genève et Lyon-Saint-Exupéry. Grand Besançon Métropole dispose aussi d'un aéroport d'affaires sur la commune de la Vèze, avec un service d'avion-taxi desservant toute l'Europe..

Administration Siège vignette|Le centre d'affaires de la City, siège de Grand Besançon Métropole. Le siège de la communauté urbaine est situé au 4 rue Gabriel-Plançon à Besançon, dans le centre d'affaires de la City..

Les élus

La communauté urbaine est gérée par un conseil communautaire composé de 123 membres. représentant chacune des communes membres et élus pour une durée de six ans.

Les sièges sont répartis entre les communes de la façon suivante : Nombre de conseillers Communes 55 Besançon 2 MamirolleCette commune nouvelle additionne, jusqu'aux prochaines élections municipales et communautaires de 2026, les conseillers élus en 2020 dans le cadre des communes de Mamirolle et du Gratteris., Saint-Vit 1 (+1 suppléant) les 64 autres communes

Présidence +Liste des présidents de Grand Besançon MétropoleNomPartiDébutFinFonctions Jean-Louis Fousseret LREM Maire de Besançon (2001-2020) Anne Vignot LE Maire de Besançon (2020-2026) Ludovic Fagaut LR En fonction Maire de Besançon (depuis 2026)

Le , le conseil communautaire a élu son président Ludovic Fagaut, maire de Besançon, et désigné ses 15 vice-présidents... Ils forment ensemble l'exécutif de la communauté urbaine pour le mandat 2026-2032.

+Vice-présidents élus le NomCommuneDélégationPrésident Ludovic Fagaut Besançon (maire) vice-présidente Catherine Barthelet Pelousey (maire) Projet de territoire, Plan métropole 2040, prospective, coopération territoriale et relation entre les élus Anne Falga Besançon (conseillère municipale) Développement économique, industrie, emploi, insertion, innovation Pascal Routhier Saint-Vit (maire) Finances et structures associées Patrick Ayache Pirey (maire) Attractivité, tourisme et enseignement supérieur, recherche Patrick Jacques Besançon (conseiller municipal) Transports, mobilités, stationnement et plan de mobilité Nathalie Bouvet Besançon (conseillère municipale) Développement durable, environnement Jean-Paul Michaud Thoraise (maire) Aménagement du territoire, PLUi et SCoT Anthony Nappez Les Auxons (maire) Bâtiments, cimetières, crématoriums, réseaux de chaleurs, gaz et énergies renouvelables Laurence Mulot Cesari Besançon (conseillère municipale) Urbanisme opérationnel, grands travaux, action foncière, application du droit des sols Pascal Dériot Thise (maire) Habitat, logement et office foncier solidaire Philippe Régennass Mamirolle (maire) Voirie, infrastructures et réseaux opérationnels Pierre-Charles Henry Besançon (conseiller municipal) Politique de la ville, rénovation urbaine et accompagnement social Franck Monneur Besançon (conseiller municipal) Culture, grande bibliothèque, conservatoire à rayonnement régional et écoles de musique Laurent Jeunet Montfaucon (conseiller municipal) Gestion de l'eau potable, des eaux pluviales et des eaux usées Jean-François Menestrier Cussey-sur-l'Ognon (maire) Gestion des déchets et propreté

Compétences