L’abbatiale de Saint-Maixent-l'École est l’église de l’ancienne abbaye de Saint-Maixent, dans la commune de Saint-Maixent-l'École (département français des Deux-Sèvres).
En 1790, au moment de la Constitution civile du clergé, elle devient le siège épiscopal du diocèse des Deux-Sèvres nouvellement créé dans le cadre de l'Église constitutionnelle, et prend le titre de cathédrale. Elle conserve ce titre jusqu'au concordat de 1801, qui consacre la disparition du diocèse et sa réincorporation au diocèse de Poitiers. Elle sert depuis lors d'église paroissiale.
Historique Origine de l'abbaye 200px|left|thumb|Abbatiale. thumb|200px|left|Dessin de l'abbaye. Au un moine nommé Agapit fonde une petite communauté sous le vocable de Saint-Saturnin.
En 480, il la confie à un jeune moine du nom d'Adjutor, qui prend le nom de Maixent. Un monastère est édifié qui va devenir une abbaye vers 500, où il reçoit Clovis. Il meurt en odeur de sainteté le . Saint-Saturnin va alors prendre le nom de son fondateur, Saint-Maixent.
Grâce aux donations des rois mérovingiens, l'abbaye devient prospère et renommée aux . Léger, abbé de Saint-Maixent, devient évêque d'Autun. Poursuivi par la haine d'Ébroïn, maire du palais, auquel il s'est opposé, il est envoyé en exil à Fécamp avant d'être décapité. Son corps est ramené à l'abbaye de Saint-Maixent où il est enterré, la crypte du où étaient déposées ses reliques est toujours visibles.
Les invasions normandes entre 848 et 866 vont forcer les moines à quitter l'abbaye. Ils emportent avec eux les reliques de saint Maixent et saint Léger. Ils n'y reviennent qu'en 924.
Construction de l'abbatiale romane L'église est construite en 940 sur l'emplacement de la cellule de Maixent, elle abrite les reliques de saint Maixent et saint Léger d'Autun et fut détruite par un tremblement de terre en 1059. Plusieurs incendies ont ravagé l'abbaye et la ville en 1075, 1082, 1085 et 1116.
L'abbatiale est reconstruite entre 1093 et 1134 dans un style roman, elle conserve les parties plus anciennes de la crypte. La forme romane sera conservée jusqu'à la Renaissance.
Reconstruction de l'abbatiale
En 1633, l'abbaye est reprise par la congrégation de Saint-Maur qui la réforme. Elle entreprend d'en relever les ruines et confie la reconstruction à l'architecte François Le Duc dit Toscane, . (il travaille simultanément à la reconstruction de l'abbaye de Celles-sur-Belle., dont il semble qu'il n’en ait été que le maître d’œuvre, sur des plans réalisés par le père Randon.). Le Duc travaille dès 1668 à la cette reconstruction. La première pierre est posée le par le duc de Mazarin. La première messe solennelle y est dite le . L'architecte a conservé les bases romanes de l'abbatiale et l'a bâtie dans un style gothique.
La crypte souterraine abritant les tombeaux de saint Maixent et saint Léger est reconstruite et redécorée en 1681.
En 1888, la flèche du , inachevée, est détruite et est remplacée par une flèche plus courte.
Transformations Pendant la Révolution l'abbatiale devient magasin de fourrage. L'abbaye est transformée en hôpital pendant les .
Du , une partie de l'abbaye est transformée en caserne : voir École nationale des sous-officiers d'active#Quartier Canclaux (rendu à la ville en septembre 2011)
Tournage L'abbatiale sert de décor à la série télévisée Ainsi soient-ils.
Liste des abbés Cette liste a été établie à partir de la Gallia Christiana.
459-500 : bienheureux Agapit 500-5?? : saint Maixent 5??-6?? : Didon 6??-659 : saint Léger 659-7?? : Audulphe 7??-825 : Thibert (ou Teutbert) 825-8?? : Rainaud 8??-8?? : Abbon 8??-8?? : Arnoul 8??-900 : Audoin 900-902 : Aubert 902-928 : Adhémar 928-936 : Ermenfroy 936-9?? : Ebles 9??-945 : Gislebert 945-946 : Albert 947-963 : Eudes 963-968 : Ramnulfe 968-9?? : Constantin 9??-9?? : Guibert 9??-987 : Brixius 987-1014 : Bernard 1014-1025 : Rainaud II 1026-1027 : Goufier 1027-1039 : Amblard 1039-1040 : Emmon 1040-1059 : Archambaud de Parthenay 1059-1068 : Aymeric 1068-1080 : Benoît 1080-1087 : Ansegise 1087-1092 : Adam 1092-1093 : Robert 1093-1107 : Garnier 1107-1134 : Geoffroy 1134-1175 : Pierre Raymond 1175-1180 : Pierre II de La Tour 1180-1181 : Olivier 1181-1182 : Adhémar II 1182-11?? : Aymeric II de Mayrestrolle 11??-1203 : Martin 1204-1209 : Étienne 1209-1222 : Benoît II Bernard 1222-1234 : Geoffroy II 1235-1260 : Pierre III Audouin 1260-1269 : Arnaud 1269-1278 : Étienne II 1278-1284 : Guillaume 1284-1292 : Constantin II 1293-1302 : Guillaume II Tousselin 1303-1310 : Guillaume III 1310-1332 : Arnaud II Buard 1332-1337 : Hélie de Saint-Hire 1337-1344 : Pierre IV Pichier 1344-1361 : Guillaume III de La Porcherie 1361-1362 : Jean 1362-1380 : Guillaume IV de Vezençay 1380-1382 : cardinal Pierre V de La Tour 1382-1383 : Hugues Tousselin 1383-1385 : Guillaume V de Chauray 1385-1402 : Roger de Saint-Avit 1402-1437 : Pierre VI Baston 1437-1442 : cardinal Pierre VII de Clairvaux 1442-1461 : Jean II Chevalier 1462-1475 : Jacques Chevalier 1476-1483 : cardinal Philibert Hugonet 1483-1499 : Jean III Rousseau 1499-1501 : Pierre VIII Chaunis 1501-1503 : Louis Gouffier 1504-1509 : Pierre Gouffier, frère du précédent 1509-1512 : Louis II de Paris 1512-1515 : Arnaud III de Saint-Gelais de Monlieu de Saint-Aulaye 1515-1528 : Jacques de Saint-Gelais 1528-1574 : Jean II de Saint-Gelais, neveu du précédent 1574-1594 : Catherin Chrétien 1594-1608 : Vacance 1609-1615 : Guillaume VI Fouquet de La Varenne 1615-1621 : Jacques III Leber 1621-1622 : Louis III de Rucellay 1623-1641 : Bertrand d’Eschaud 1641-1642 : cardinal Armand Jean du Plessis de Richelieu 1642-1662 : Jacques IV de Crevant d’Humières 1663-1684 : Balthazar de Crevant d’Humières 1684-1693 : Henri-Charles Arnauld d’Andilly de Pomponne 1693-1716 : Mathieu Ysoré d'Hervault de Pleumartin 1717-1748 : François Honoré de Grimaldi 1748-1772 : Frédéric de Saint-Séverin d’Aragon 1772-1791 : Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé
Description
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie Yves Blomme - Poitou gothique, , éditions Picard (collection Les Monuments de la France gothique), Paris, 1993, P. Buéguinier, C. Desaivres, Saint-Maixent l’École, Geste éditions, La Crèche, 2010. J. Fouchier, L’Abbaye de Saint-Maixent, édition du terroir, Niort, 1993. J. Giyonnet, Histoire de Saint-Maixent, Bissaud, Poitiers, 1978. Yvonne Labande-Mailfert - Poitou roman - - éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" ) - La Pierre-qui-Vire - 1957 Isabelle Oberson, Yves Blomme, « Saint-Maixent, église abbatiale », dans Congrès archéologique de France. session. Monuments des Deux-Sèvres. 2001, Société française d'archéologie, Paris, 2004, .
Articles connexes Liste des monuments historiques des Deux-Sèvres
Liens externes
Galerie d'images de l'ancienne caserne Canclaux sur le site de l'École nationale des sous-officiers d'active.
Saint-Maixent-l'Ecole Saint-Maixent-l'École Catégorie:Monument historique dans les Deux-Sèvres Catégorie:Monument historique classé en 1840 Saint-Maixent-l'Ecole Catégorie:Abbatiale du haut Moyen Âge Saint Maixent Catégorie:Saint-Maixent-l'École