Claude Basile Gaspard Blancheville, né le à Jonvelle dans la Haute-Saône et mort assassiné le à El Ronquillo en Espagne, est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
Employé à l’état-major général de l’armée, il se fait connaître d’abord par son habileté à lever des plans et à dessiner des positions militaires. Après avoir été choisi en 1788 pour rédiger l’ordonnance de cavalerie, il entre le dans la Garde constitutionnelle du Roi, devient fourrier le 20 du même mois et est licencié avec ce corps le suivant.
Il fait les campagnes de 1792 à l’an III, à l’armée de l’Ouest. Nommé sous-lieutenant au régiment de chasseurs à cheval le , puis lieutenant le suivant, il s'illustre le à Saint-Julien, près de Nantes, en prenant deux pièces de canon aux rebelles. Le suivant, il enlève la place de Montaigu, à la tête de deux compagnies du de chasseurs, a un cheval tué sous lui, et obtient ses galons de capitaine le 19 du même mois. Le , à Machecoul, à la tête de quelques chasseurs, il délivre un poste de soldats d’infanterie que les chouans allaient fusiller. Dans cette affaire, il reçoit un coup de feu dans les reins et a un cheval tué sous lui.
Passé à l’armée d’Italie, Blancheville y fait sans interruption toutes les campagnes de l’an IV à l’an VIII. Le , au combat de Sainte-Lucie, devant Vérone, à la tête d’un escadron, il enlève le village de Sainte-Maxime, force deux postes à abandonner leur artillerie après avoir perdu beaucoup de monde, a un cheval tué sous lui et est blessé d’un coup de feu à la jambe droite. Nommé chef d’escadron sur le champ de bataille même, il reçoit le un coup de feu au talon droit. Le suivant, il passe avec son grade dans le régiment de chasseurs à cheval.
En l’an IX, il fait partie de l’armée de la Gironde, et le , il reçoit son brevet de major au régiment de chasseurs à cheval. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . Le , à la suite de l’attaque d’un convoi de vivres entre Avrillers et Talmont, il prend le commandement des troupes qui l’escortent, tue un grand nombre d’ennemis, a dans cette affaire un cheval tué sous lui et reçoit deux coups de feu, l’un dans les reins, l’autre à l’épaule. Le , il passe au régiment de chasseurs à cheval, avec lequel il fait les campagnes de l’an XIV en Autriche, puis celles de 1806 et 1807, en Prusse et en Pologne.
Le , à la bataille d'Eylau, il se distingue avec son régiment et l’Empereur le nomme officier de la Légion d’honneur le suivant. Le , il est fait adjudant-commandant et sert en cette qualité au corps de la Grande Armée. Envoyé en Espagne, sa conduite à la bataille d'Espinosa, les 10 et , lui vaut la croix de commandeur de la Légion d’honneur le suivant. En 1809, il est envoyé en Allemagne et est promu le colonel du régiment de dragons. Son régiment faisant alors partie de la division de cavalerie du corps de l’armée d’Espagne, en position sur les rives de la Guadiana, il se met en route pour aller le joindre, lorsqu’il est assassiné par les guérilleros le , entre El Ronquillo et Ollala.
Famille
Fils de Philippe Blancheville et d'Anne-Françoise Girod, il épouse au printemps 1803 Eléonore Devimeux, fille de Jean-François Devimeux, directeur des messageries royales, petite-fille de Jean-Jacob Leturcq, orfèvre calaisien, et veuve de Germain Félix Tenet de Laubadère, Chevalier de Saint-Louis. Leur fille Joséphine meurt prématurément ; leur unique fils, Napoléon, vit quant à lui célibataire jusqu'à sa mort.
Distinctions
Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique ), Pilier Sud.
Sources
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Catégorie:Naissance dans la province de Franche-Comté Catégorie:Naissance en juillet 1767 Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1808 Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Décès dans la province de Séville Catégorie:Décès en mars 1810 Catégorie:Décès à 42 ans Catégorie:Décès en Espagne