La Dive, appelée quelquefois « Dive du Nord »Par opposition à la Dive du Sud qui coule dans le Sud des Deux-Sèvres avant de se jeter dans le Clain à Voulon dans le département de la Vienne.Voir p.ex.La Dive du Nord chez Deux Sèvres Nature Environnement est une rivière française qui coule dans les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Maine-et-Loire, dans les régions Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine. C'est un affluent du Thouet en rive droite, donc un sous-affluent de la Loire.

Il ne faut pas confondre cette rivière Dive (du Nord) avec l'autre Dive, dite aussi Dive du Sud, qui est un affluent du Clain, lui aussi un sous-affluent de la Loire, mais par la rivière Vienne.

Étymologie La Dive, ainsi que plusieurs rivières du même nom, provient d'un thème celtique ancien *Dēuā « dieu, divin », attestée sous la forme Diva en 978, et serait donc originellement des eaux « divines », « sacrées »Jacques Lacroix, Le celtique dēvo- et les eaux sacrées, Mémoires de la société belge d'études celtiques, 32, Bruxelles, 2011.

Géographie La Dive naît sur le territoire de la commune de Cherves, à , au nord-ouest du hameau de la Touche, juste au sud de Maisonneuve, dans le département de la Vienne, à mi-chemin entre Parthenay et Mirebeau. De La fiche L85-0300 est incomplète et sans les affluents alors que la fiche L85-030A a bien des affluents; les deux fiches n'ont pas de superficie de bassin versant, elle se jette dans le Thouet à l'extrême nord-est de Saint-Just-sur-Dive, à la limite avec Chacé, à , en face de Artannes-sur-Thouet.

Canal de la Dive vignette|gauche|alt=La Dive canalisée au pont de Bafou près de Brézé|La Dive canalisée au pont de Saint-Just près de Brézé. vignette|gauche|alt=Canal de la Dive vu depuis l'écluse de la Motte Bourbon, à la frontière entre la Vienne et le Maine-et-Loire.|Canal de la Dive vu depuis l'écluse de la Motte Bourbon, à la frontière entre la Vienne et le Maine-et-Loire.

À partir du , la France se dota d'une série de canaux destinés à permettre aux produits agricoles de régions enclavées d'approvisionner les villes ou de s'exporter à l'étranger. La canalisation de la Dive s'inscrit dans ce mouvement et eut lieu aux . Le projet était ambitieux : il s'agissait de canaliser la rivière dans la perspective d'une liaison future avec la Charente et le sud de la France (bassin de la Garonne). La compagnie concessionnaire à l'origine de sa construction s'appelait Compagnie du canal de la Dive, et fut créée par Augustin de la Faye. Les travaux débutèrent en 1777, peu avant la Révolution, et ne furent terminés qu'en 1834. Le canal de la Dive était destiné avant tout au transport de céréales vers la Loire, via le Thouet. Des chevaux tiraient des péniches et des radeaux remplis de marchandises : farines et céréales produites sur les sols riches des régions de Loudun et de Mirebeau, mais aussi du vin provenant des coteaux situés entre Ranton et Berrie. Cependant, des problèmes apparurent rapidement et le canal ne fut jamais vraiment rentable. L'arrivée du chemin de fer dans les années 1870 lui donna le coup de grâce, et toute navigation fut abandonnée. Actuellement, la Dive reste canalisée, et de nombreux ouvrages de l'époque subsistent.

Le canal de la Dive qui devrait plutôt être appelé Dive canalisée s'étend depuis Pas-de-Jeu (entre Thouars et Loudun sur la route D 759), à la limite entre les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres, jusque Saint-Florent, en Maine-et-Loire. Sa longueur est de , à quoi il faut ajouter les du Thouet inférieur qui prolongent la voie d'eau jusqu'à la Loire.

Communes traversées La Dive traverse trois départements. Le premier, le département de la Vienne, dans les communes de Cherves, Maisonneuve, Massognes, Cuhon, Mazeuil, Craon, Saint-Jean-de-Sauves, La Grimaudière, Moncontour, Arçay, Saint-Laon, Ranton, Curçay-sur-Dive, Ternay, Berrie et Pouançay.saint chartres

Le deuxième, le département des Deux-Sèvres, dans les communes de Assais-les-Jumeaux, Marnes, Brie, Oiron, Pas-de-Jeu, Saint-Martin-de-Mâcon et Tourtenay. Et le dernier, le département de Maine-et-Loire, dans les communes d'Antoigné, de Montreuil-Bellay, Épieds, Brézé et Saint-Just-sur-Dive (confluence), Chacé.

Bassin versant La Dive traverse les quatre zones hydrographiques de (L852), (L851), (L850), (L853).

Organisme gestionnaire

Affluents La Dive a vingt-quatre tronçons affluents dont : la Roche Bourreau (rd), , sur les trois communes de Mazeuil, Cuhon, et Massognes. la Sauves ou le Prépson ou le Prepson (rd), , sur six communes avec six affluents dont la Chenal. la Briande ou Fossé d'Arentement (rd), , la Vrère (rg), , sur les deux communes de Saint-Léger-de-Montbrun et Curcay-sur-Dive.

Hydrologie Comme bien d'autres cours d'eau de plaine du bassin de la Loire, la Dive est une rivière fort peu abondante. La Dive à Pouancay Son débit a été observé sur une période de 47 ans (1967-2013), à Pouançay, localité située à 12 km de son confluent avec le Thouet. Le bassin versant de la rivière y est de ce qui représente la quasi-totalité de celui-ci, et à . Le module de la rivière à Pouançay est de .

La Dive présente des fluctuations saisonnières de débit moyennement marquées, avec une période de hautes eaux d'hiver caractérisées par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 3,80 à , de janvier à mars inclus (avec un maximum en janvier). Dès mars le débit diminue progressivement pour aboutir à la période des basses eaux qui a lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à au mois d'août, ce qui reste assez élevé pour un cours d'eau d'aussi faible débit. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes d'après les années et sur des périodes plus courtes.

Étiage vignette|alt=La Dive près de Saint-Just-sur-Dive.|La Dive près de Saint-Just-sur-Dive.

Pour les étiages, le VCN3 est de lors d'une quinquennale sèche. Le QMNA se monte à , en cas de période quinquennale sèche, soit , ce qui est loin d'être très sévère.

Crues Quant aux crues, elles sont relativement peu importantes compte tenu de la taille du bassin versant de la rivière, et de la moyenne des crues des cours d'eau du bassin de la Loire et du Thouet en particulier. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 9,8 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 de , tandis que le QIX 50 n'a pas été calculé. Le débit instantané maximal enregistré à Pouançay durant cette période, a été de le , tandis que le débit journalier maximal enregistré était de le et de le . En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que cette crue était à peine d'ordre vicennal, et donc destinée à se reproduire assez fréquemment. La hauteur maximale instantanée a été de , soit encore , le .

Lame d'eau et débit spécifique Au total, la Dive est une rivière peu abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de annuellement, ce qui est très inférieur à la moyenne du bassin de la Loire ( par an) et à celle de la France entière tous bassins confondus ( par an). Elle est également moins élevée que la moyenne du bassin du Thouet qui bénéficie en rive gauche d'affluents venus de régions mieux arrosées, situées à l'extrémité orientale du massif armoricain (l'Argenton, le Thouaret, le Cébron). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière atteint par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologie

Voir aussi

la liste des cours d'eau de la Vienne les Débits des cours d'eau du bassin de la Loire la liste des cours d'eau des Deux-Sèvres la Liste des rivières de France le Thouet la Dive du Sud

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Cours d'eau en Maine-et-Loire Catégorie:Cours d'eau dans la Vienne Catégorie:Cours d'eau dans les Deux-Sèvres Catégorie:Système hydrologique du Thouet Catégorie:Sous-affluent de la Loire