Denis Charles Henri Gauldrée de Boileau, né le à Aire-sur-la-Lys et mort le à Parleboscq, est un homme politique français.

Après avoir été intendant militaire et collectionneur d’art, il est député des Landes de 1822 à 1827. Il est marquis de Lacaze et propriétaire du château du même nom.

Biographie Denis Charles Henri Gauldrée Boileau est né à Aire dans le département du Pas-de-Calais, le , fils d'un père militaire, commissaire des guerres en ArtoisArchives nationales LH/1091/60, issu d'une famille de la bourgeoisie parisienneÉtienne Moreau-Nélaton, Mémorial de famille, tome 1..

Durant la Révolution et l'Empire, il mène une carrière dans l'intendance militaire : il est commissaire des guerres adjoint, puis à partir de 1807, commissaire ordonnateur de la Grande Armée. À ce titre, il prend part aux campagnes d'Allemagne et de Russie, et il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1813.

Lors de ces déplacements, il constitue une importante collection de peinture, dont certaines sont des prises de guerreAlain Ruiz, Présence de l'Allemagne à Bordeaux : du siècle de Montaigne à la veille de la seconde guerre mondiale, p. 297.. Cette collection, achetée par la ville de Bordeaux en 1829, comprend deux cent quatre-vingts peintures d'œuvres italiennes, flamandes, allemandes et hollandaises, avec notamment le Portrait d'homme tenant une lettre et un gant par Palma le Vieux. Cet ensemble place Bordeaux parmi les toutes premières collections publiques de peintures hollandaises de FranceVoir site du musée des Beaux-Arts de Bordeaux http://www.musba-bordeaux.fr/fr/historique.

Denis Charles Henri Gauldré Boileau épouse en 1798 Charlotte Émilie de Livron, petite-fille du président Gillet de Lacaze. Il reçoit de la dot de sa femme le château de Lacaze, situé sur la commune de Parleboscq, alors en ruine, qui se situe sur un ancien fief marquisat de quatre cents hectaresAxel Duboul, Les deux siècles de l'Académie des Jeux Floraux, vol. 2, p. 230.. Il relève, sous la Restauration, le nom de Lacaze et se titre désormais marquis. On lui doit les restaurations de sauvegarde et le réaménagement du château.

Il achète, également, le château Laballe, en 1810, à François de Cours-Monlezun, ancien militaire qui le tenait depuis 1781 des Barbotan, seigneurs de Laballe. Ainsi, pendant dix années, les deux châteaux de Parleboscq appartiennent au même propriétaire. Le , il vend ce bien à Jean-Dominique Laudet de Mirande.

Il est membre du conseil général des Landes, lorsqu'il est élu député par le collège de ce département le , par 72 voix sur 89 votants et 139 inscrits, contre 10 au général Lamarque. Il prend place au côté droit, soutient le ministère Villèle, et il est réélu, le , par 72 voix (81 votants, 141 inscrits), contre 7 à Louis Marie Joseph Pemolier de Saint-Martin.

II se représente aux élections du , mais n'obtient que 22 voix contre 50 à l'élu, Jean Arnaud Cabannes de Cauna.

Il est fait chevalier de Saint-Louis, et officier de la Légion d'honneur en 1825.

Distinctions

Notes et références

Annexes

Sources Histoire des châteaux de Parleboscq Dictionnaire des parlementaires Français

Liens externes

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