Ambérieu-en-Bugey (prononcé ) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle appartient à l'aire urbaine de Lyon ainsi qu'à la région naturelle et historique du Bugey. C'est la ville la plus peuplée de l'arrondissement de Belley. Elle est peuplée de 15 554 habitants en 2022.

Elle est également le bureau centralisateur du canton d'Ambérieu-en-Bugey, qui regroupe dix-huit communes pour en . Enfin, elle est la ville-centre d'une unité urbaine de en ..

Ses habitants sont appelés les Ambarrois.. La ville s'est appelée « Ambérieu » jusqu'au , date à laquelle elle est devenue « Ambérieu-en-Bugey ».

La ville est connue pour avoir été un important nœud ferroviaire mais également pour avoir obtenu la Croix de guerre 1939-1945 avec citation, à la Libération.

Selon le classement réalisé par Les Échos en 2015, le bassin d'emplois d'Ambérieu est au sur 304 zones répertoriées..

Géographie Situation La ville d'Ambérieu-en-Bugey se situe au sud du département de l’Ain à 17 km au nord-est de Meximieux, à au sud-est de Bourg-en-Bresse, à au nord-ouest de Belley, à 53 km au nord-est de Lyon, à 54 km au sud-ouest d’Oyonnax, à au nord-ouest d'Aix-les-Bains et à au sud-ouest de Genève (Suisse).

Ambérieu-en-Bugey est située au pied des contreforts occidentaux du Jura (montagnes du Bugey) et s'ouvre sur la plaine de l'Ain, au débouché de la cluse de l'Albarine.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Jura ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Gaillard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Relief et géologie Le territoire communal. Consulté le 8 juin 2011. a une altitude comprise entre et .

Le sous-sol a fait l'objet d'une importante activité économique dans la région d'Ambérieu, au et jusqu'à la première moitié du ; par exemple, l'extraction de lignite (utilisé en particulier pour le chauffage) était une activité importante à Ambérieu, durant la Première Guerre mondialeMazenot Georges. Les ressources minérales de la région lyonnaise. In: Les Études rhodaniennes. Vol. 12 , 1936. . . ..

Ambérieu-en-Bugey témoigne des caractéristiques du Bugey sur le plan géologique : la région est composée d'un relief montagneux plissé, partiellement karstifié, qui est la prolongation méridionale du massif du Jura. La datation des roches calcaires du Bugey se situe entre le Jurassique pour les anticlinaux et le Crétacé pour les synclinaux. Les plissements sont bien visibles selon les affleurements et les falaisesNotices des cartes du BRGM 651 (Bourg-en-Bresse) et 676 (Saint-Rambert-en-Bugey), 652 (Nantua) et 700 (Belley)..

centré|vignette|Ambérieu et la plaine de l'Ain au loin vue du Bugey à l'est de la ville.

Hydrographie

On dénombre plusieurs cours d'eau à Ambérieu-en-Bugey.. Outre l'Albarine qui coule à Ambérieu-en-Bugey., trois ruisseaux eux-mêmes affluents de l'Albarine coulent sur le territoire de la commune : le ruisseau du Seymard, long de ., la Caline., ruisseau long de et le Gardon 4,3 km.

Voies de communication et transports

Transport ferroviaire vignette|left|La ville était également desservie, de 1897 à 1951, par les Tramways de l'Ain, un chemin de fer secondaire à voie métrique la reliant à Cerdon et Ars.On en voit ici la gare. thumb|Entrée de la gare d'Ambérieu.

La gare d'Ambérieu-en-Bugey qui se situe à la jonction de la ligne Mâcon - Ambérieu avec la ligne Lyon - Genève est desservie par de nombreux TER à destination de Lyon, de Bourg-en-Bresse, de Mâcon, de Dijon, d'Évian-les-Bains, de Besançon, de Strasbourg, de Culoz, de Genève, de Saint-Gervais-les-Bains, d'Aix-les-Bains et de Chambéry.

Historique Historiquement, le chemin de fer a desservi la commune dès 1856., faisant de la ville un important nœud ferroviaire et de la gare, . Certaines lignes, aujourd'hui disparues (par exemple la ligne Ambérieu - Montalieu-Vercieu) témoignent d'une grande activité ferroviaire à Ambérieu-en-Bugey ; activité illustrant d'ailleurs l'essentiel des collections du musée du cheminot, depuis 1987.

Dans les années 1930, le nœud ferroviaire, parfois surnommé l'« étoile d'Ambérieu » compte 247 locomotives au dépôt ; le bourg compte alors environ et la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée y emploie environ ..

Le 7 juin 1944, une opération est organisée par des cheminots résistants et des maquisards, elle met hors service 52 locomotives et de nombreux autres matériels. Cette action, en diminuant les capacités d'un site stratégique et en réduisant les communications de l'armée allemande, évite le bombardement du site par les alliés. ; une stèle à proximité de la gare d'Ambérieu-en-Bugey rappelle ce fait d'armes.

Transports aériens vignette|Représentation d'un Mirage, à Ambérieu-en-Bugey. Depuis le début du , une certaine activité aérienne est présente à Ambérieu-en-Bugey ; à titre d'exemple, Antoine de Saint-Exupéry a reçu son baptême de l'air en , sur l'aérodrome civil de Bellièvre..

La base aérienne 278 Ambérieu-en-Bugey a été aménagée en , pendant la Seconde Guerre mondiale, comme terrain temporaire tous temps par l'United States Air Force XII Engineer Command. Nommée « base Colonel-Chambonnet », elle est aujourd'hui un centre d'approvisionnement et de réparation d'équipements électroniques de bord d'avions et matériels de détection de télécommunications au sol et d'aide à la navigation et centre de fabrication d'équipements simples.

Il existe aussi un aérodrome civil situé sur les communes voisines de Château-Gaillard et d'Ambronay.

La commune est également située à 43 kilomètres de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en empruntant la départementale qui est le trajet le plus court.

Historique Plusieurs écoles de pilotage se sont succédé à Ambérieu-en-Bugey : l'école bressane d'Aviation, fondée en 1909 par Mignot et Harding, à laquelle s'associera la Société Aérienne de Lyon-Bron. En 1912, elle prendra le nom de Deperdussin-SPAD et sera dirigée par le pilote René Vidart. On peut également citer l'école de pilotage Louis-Mouthier, inaugurée en 1911. En 1915 était implantée l'école militaire de pilotage d'Ambérieu. Enfin, en 1928, l'école de pilotage Caudron quitte Le Crotoy dans la Somme pour s'installer à Ambérieu-en-Bugey. Cette école a formé Jean Mermoz et René Fonck.

Transports routiers Le territoire de la commune est traversé par l'autoroute A42. Une sortie dessert la commune : , pour la direction Genève.

En outre, plusieurs routes départementales desservent la commune : la route départementale D 1075 (l'ancienne route nationale 75) qui relie Bourg-en-Bresse à Sisteron, la route départementale D 1504, (l'ancienne route nationale 504), qui relie Ambérieu-en-Bugey à la commune du Bourget-du-Lac et la route départementale D 904 (l'ancienne route dite du « Val de Saône »).

En 2007, sur ambarrois, 85,1 % des ménages possédaient au moins une voiture sachant que 35,1 % de l'ensemble des ménages possédaient au moins deux voitures..

Bus

Depuis le , un réseau composé en 2018 de cinq lignes de bus a été mis en place en remplacement du service Ambar'bus. Le nouveau réseau porte le nom de TAM (Réseau de Transport Ambarrois) et voit ses horaires calés sur ceux de la ligne TER Lyon-Ambérieu. Le réseau fonctionne de à environ et transporte 208 passagers par jour..

La commune réfléchit aussi à l'élargissement du périmètre de transport urbain à des communes voisines..

Urbanisme Typologie Au , Ambérieu-en-Bugey est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ambérieu-en-Bugey, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49 %), zones urbanisées (21,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), terres arables (3,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), prairies (0,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de (contre en 1999). Parmi ces logements, 89,1 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 9,3 % étaient des logements vacants.

Ces logements étaient pour une part de 44,9 % de maisons individuelles et 54,1 % d'appartements. La proportion d'habitants propriétaires de leur logement était de 45,1 %.

Toponymie vignette|Monnaie en or des Ambarres, peuple gaulois occupant le territoire actuel du département de l'Ain et dont le nom explique le toponyme Ambérieu-en-Bugey.

Ambérieu est attesté sous la forme en 853Dans les cartulaires de l'abbaye de Cluny., ensuite Ambayreu en 1240..