Le Stade lavallois Mayenne Football Club, couramment appelé Stade lavallois, est un club de football français, fondé le à Laval (Mayenne). Il évolue depuis en championnat de France de Ligue 2.
Originellement omnisports, le Stade lavallois se fait avant tout connaître pour les résultats de sa section football, qui participe aux championnats de la Ligue de l'Ouest. Sous la direction d'Henri Bisson, président à partir de 1947, le club gravit deux échelons et accède au championnat de France amateurs, le plus haut niveau amateur, en 1964. La nomination de Michel Le Milinaire comme entraîneur de l'équipe première en 1968 marque un tournant. En 1970, le club est intégré à la nouvelle Division 2, d'où il obtient sa promotion dans l'élite en 1976.
Devenu professionnel, le club continue sa progression et connaît son apogée au début des années 1980 : les Lavallois terminent à la cinquième place de Division 1 en 1982 et 1983, qui leur offre la qualification pour la Coupe UEFA 1983-1984 où ils éliminent au premier tour le prestigieux Dynamo Kiev. Le Stade Lavallois remporte la Coupe d'été en 1982 et la première édition de l'ancienne Coupe de la Ligue en 1984.
Reconnu pour sa politique de formation matérialisée par une victoire en Coupe Gambardella en 1984, le club mayennais souffre cependant bientôt de l'absence d'un consensus économico-politique. Après treize saisons en D1 et le décès d'Henri Bisson, les Lavallois sont relégués en 1989. Ils se frottent aux ténors de la D2 pendant trois saisons, sans parvenir à remonter. Michel Le Milinaire est écarté en 1992, après vingt-quatre saisons sur le banc. Le club s'illustre en Coupe de France mais perd progressivement le contact avec les meilleures équipes du championnat. Il dispute dix-sept saisons en Division 2, avant d'osciller entre National et Ligue 2 depuis la fin des années 2000.
D'abord résident du stade Jean-Yvinec, le Stade lavallois utilise depuis 1970 le stade Francis-Le-Basser. Le club est présidé par Laurent Lairy depuis et l'équipe professionnelle est entraînée par Olivier Frapolli depuis . Le , après plusieurs années d'instabilité sportive et administrative, le club est officiellement promu en Ligue 2 et remporte le titre de champion de France de National quatre jours plus tard.
Histoire Création
À l'aube du , le football est déjà pratiqué en France depuis une dizaine d'années, principalement à Paris, en Normandie et en Nord-Picardie.. En Bretagne et plus généralement dans l'Ouest de la France, le football est popularisé tout à la fin du par des Anglais établis à Jersey qui l'introduisent à Saint-Brieuc et dans la région de Saint-Malo peu avant 1900..
C'est le que Joseph Gemain, adjoint technique des Ponts et Chaussées à la mairie de Laval âgé de , décide de créer le Stade lavallois, club omnisportsJournal souvenir Allez Laval, Comité des fêtes du Stade lavallois, juin 1969..
Le premier président en est Émile Sinoir, professeur de rhétorique du Lycée de Laval (actuel lycée Ambroise-Paré), ancien normalien et agrégé de lettresLa composition du bureau est la suivante : Président : Émile Sinoir, Vice-présidents : Roger Aubouin, docteur, Georges Grimod, avocat, Joseph Gemain, Trésorier : Émile Guérin, Secrétaires adjoints : Gustave Guérin, avocat résidant rue Magenta, Placé, clerc d’huissier résidant place du lieutenant, Trésorier adjoint : Lacœille, travaille aux postes et résidant rue Ricordaine. Cf. La fabuleuse histoire du stade Lavallois, Chapitre 1 : Les origines (1902-1945), sur passion-tango.fr. La création du club se situe dans le contexte des réalisations de la municipalité républicaine de Laval, avec la création de la Bourse du Travail et de l'Université populaireLe premier président de l'Université populaire est Félicien Challaye, professeur de philosophie au Lycée de Laval depuis octobre 1901. On y retrouve aussi Georges Grimod, vice-président du Stade lavallois. en 1901.
La déclaration d'association loi de 1901 intervient le . L’objet de cette association est la pratique de sports athlétiques tels que le football, courses à pied, lancement de disque et du poids, lawntennis, etc. Le siège social du club se situe alors au 7 rue des Ruisseaux à Laval.. L'insertion au Journal officiel de la République française est datée du ..
Le Stade lavallois s'affilie à la Fédération française de football association en . Lors de la séance du , le Bureau fédéral de la FFFA, réuni autour de Jules Rimet et Henri Delaunay, procède à ses premières affiliations et attribue au club mayennais le numéro 39.. À la suite du reformatage des numéros d'affiliation opéré en , le club passe du numéro 39 au numéro 16, la moitié des numéros étant devenus vacants en raison de la disparition de nombreux clubs. Dans les années 1980, un nouveau reformatage attribue le numéro 500016, le numéro 5 étant une catégorisation correspondant aux clubs libres..
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Premières années USFSA (1902-1918) Le football est la première discipline sportive pratiquée au sein de cette nouvelle association sportive, bien que la section de football ne soit officiellement agréée que le , avec notamment Louis Jarsallé et Camille Charlot.
Le club est d'origine laïque et s'affilie logiquement à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), fédération sportive au sein de laquelle le mouvement laïque est représentéL'USFSA n'a pas l'exclusivité du football en France, et doit faire face à la concurrence de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), qui regroupe les patronages catholiques. Cette dernière est particulièrement puissante en Bretagne et dans l'Ouest de la France, où nombre de clubs sont issus de ces patronages (La Tour-d'Auvergne de Rennes, les Cadets de Bretagne, les Korrigans de Vannes, le Stade Charles-de-Blois de Guingamp ou l'Armoricaine de Brest, ancêtre du Stade brestois, notamment). Le club local affilié à la FGSPF est l'US Beauregard Laval. Dans le même esprit laïque militant, le Stade lavallois participera en avril 1928 à la création de l'Union française des œuvres laïques d'éducation physique (UFOLEP), émanation de la Ligue de l'enseignement, dont l'article premier stipule alors qu'est interdite . Lire La Grande Histoire du Football en Bretagne de Georges Cadiou, dont le comité de Bretagne a été créé le ..
+ Premier match du Stade lavallois.Date : dimanche 9 novembre 1902, 14 h 00Match : Stade rennais 6-0 Stade lavalloisLieu : Terrain du Stade rennais, Boulevard Voltaire, Rennes.Composition du Stade rennais : Martin - Peter, Laugelier - Lemainais, Leroy, Guibert - Duchesne, Ghis, Joulaud (cap.), Pellordet, Guillaume.Maillot : Bleu marine et ciel. Composition du Stade lavallois : Demaire - Jarsallé, Placé - Ayel, Ganche, Soize - Leizour, Fontaine, Joseph Gemain (cap.), Carré, Le Pot. Maillot : Noir et rouge. Arbitre : M. Paul Ferraud. Prix d'entrée : . La première rencontre est amicale et oppose le le Stade lavallois à son voisin, le Stade rennais. Sous le soleil et devant une nombreuse assistance, les Lavallois s'inclinent par six buts à zéro.. Le comité USFSA de Bretagne met en place à partir de 1903 un championnat régional, que les Lavallois intègrent. Ils évoluent dans un premier temps sur un terrain situé dans le quartier de la Senelle à Laval puis dans une prairie près de la marbrerie Bazin.. Ensuite, sans terrain pour s'entrainer, les stadistes s'entrainèrent sur le champ de manœuvres de la caserne Schneider. En , de nouvelles tribunes sont inaugurées.. John Bishop est capitaine en 1908-1909..
. En 1916, le comité de Bretagne USFSA décide la création pour la saison 1916-1917 d’un championnat de Bretagne « de guerre » dénommé Coupe Ernest Guéguen. Le Stade lavallois dispute ce championnat deux saisons de suite.. Au sortir de la guerre, le Stade rennais quitte le giron de l'USFSA pour participer à la création de la Ligue de l'Ouest de football-association (LOFA). Cette décision, prise lors de l'assemblée générale du Stade rennais le , signe l'arrêt de mort du comité régional USFSA.
La ligue de l'Ouest (1918-1940)
La première assemblée générale de la LOFA, à laquelle participe les dirigeants du Stade lavallois, se tient le . La Ligue de l'Ouest met en place un championnat réservé à ses clubs membres et une coupe ouverte à tous les clubs de la région.
En , le Stade lavallois opte pour des maillots de couleur Tango.. Les deux équipes lavalloises sont en Division d'Honneur (DH) Ouest, et la rivalité est forte : L'Ouest-Éclair annonce le que « Par contre à Laval ça va barderPendant une partie disputée à Laval entre l'Union Sportive de Beauregard et le Stade Lavallois, il advint qu'un coup de pied maladroit, d'ailleurs immédiatement sanctionné par une disqualification, ouvrit une querelle parmi les spectateurs. On échangea des injures et un chirurgien-dentiste de la localité, M. Georges Coupeau, un des dirigeants de l'Union Sportive de Beauregard, chargé de la police du terrain, s'oublia jusqu'à frapper dans la foule un mutilé de guerre, M. Chevreul, qui avait traité de brute l'auteur du coup de pied, qui était précisément le frère du dirigeant précité. Le tribunal correctionnel; estimant que le paiement d'une place à un spectacle, sportif confère à quiconque le droit de manifester son opinion, a condamné le dentiste violent à 50 fr. d'amende avec sursis et de dommages-intérêts. Paris-soir, 28 décembre 1923 à Hilard - l'Union Sportive Beauregard recevra le Stade lavallois, un pronostic est impossible. Souhaitons que ce match se déroule dans le calme nécessaire à sa régularité. » Lors de la saison 1925-26, le Stade lavallois s'incline en de finale de la Coupe de France face au Stade français (4-0)
Le , le docteur Francis Le Basser devient président. Il occupe ce poste jusqu'à sa mort en 1974. En 1935, il remporte le championnat de Promotion d'Honneur (PH) et accepte sa promotion en DH.. La même année, le club fonde une « école de football-association », sa première structure destinée à la formation des jeunes footballeurs.. Lors de la saison 1936-37, le Stade lavallois s'incline en de finale de la Coupe de France face à l'Olympique lillois (4-1), vice-champion de France en titre, devant L'équipe lavalloise s'inclinant face à Lille en 1936-1937 est composée de Robert Favrot, Pierre Fauret, Édouard Monoré, Harrouet, Mac Martin, Bechtoldt, Raymond Legendre, Pitois, Alphonse Le Page, Jean Hamelin, Émile Ferrette. Elle affronte notamment Robert Défossé, Jules Vandooren, Georges Beaucourt et Jules Bigot, tous internationaux.. En 1939, le club est de nouveau relégué de DH.
La Seconde Guerre mondiale
Un bulletin mensuel est édité à trois reprises avant la censure allemande en 1940. Il se fait le témoignage de la vie du club pendant le début de la Seconde Guerre mondiale..