Le de hussards (ou RH), est une unité de cavalerie de l'armée française, créée sous la Révolution à partir des hussards défenseurs de la Liberté et de l'Égalité, et également connu sous l'appellation de troupes légères à cheval, troupes légères de Boyer ou légion Boyer du nom de son colonel Étienne Gabriel Boyer.

Création et différentes dénominations

Ce régiment se réclame de la filiation historique des régiments qui ont porté le numéro 6 dans l'arme des hussards, c’est-à-dire du régiment des hussards de Lauzun (1791-1793), devenu de hussards par la suite. Le régiment des hussards de Lauzun est officiellement créé le à Hennebont (Morbihan), au retour de la Légion de Lauzun des États-Unis.

Après la trahison du de hussards le , le de hussards devient de hussards qui garde l'uniforme, les traditions et l'ensemble du personnel du . C’est donc bien le de hussards qui est héritier des hussards de Lauzun.

Cette renumérotation de l’arme des hussards donne le numéro 6 de l'arme à la Légion Boyer créée en 1792, sous le nom de hussards de la Liberté, ex-.

2 septembre 1792 : création d’un corps franc de hussard, dit Hussards défenseurs de la Liberté et de l'Égalité, constitué d’un escadron de 200 hommes, par le citoyen Boyer 23 novembre 1792 : rattachement des hussards défenseurs de la Liberté et de l'Égalité (ou Légion de Boyer) au de hussards, Après la trahison du 4e régiment de hussards ci-devant régiment de Saxe hussards, tous les régiments suivants sont décalés d'un numéro vers le bas . 1814 : prend le nom de régiment des hussards du Berry avril 1815 : reprend le nom de de hussards (pendant les Cent-Jours) Juillet 1815 : dissolution après les Cent Jours Août 1815 : création des hussards du Haut-Rhin (6) 1825 : reprend la dénomination de de hussards 1926 : dissolution 1957 : recréation du de hussards pendant la guerre d'Algérie 1962 : dissolution

Chefs de corps 1792 : colonel Antoine Marie Paris d'Illins (*) 1792 : colonel Étienne Gabriel Boyer 1794 : chef de brigade Jean-Baptiste de La Roche 1799 : chef de brigade Pierre Claude Pajol 1807 : colonel Louis Vallin 1812 : colonel Joseph-Marie de Carignan 1815 : colonel Nicolas François Alphonse Fournier 1816 : colonel François Jacques Guy Faverot de Kerbrech 1821 : colonel d'Astorg 1823 : colonel du Pont de Compiègne 1830 : colonel de La Woestine 1831 : colonel Lanthonnet 1841 : colonel Groult de Beaufort 1848 : colonel Pinteville de Cernon 1848 : colonel Courby de Cognord 1852 : colonel Edgar Ney; Sous-lieutenant:Marie Louis Antonin Viel de Lunas d'Espeuilles 1856 : colonel Paul de Valabrègue 1865 : colonel Hellouin de Ménibus 1868 : colonel de Berthois 1869 : colonel Pierre Alexis Guillon 1870 : colonel de Lignières 1878 : colonel Gabriel Tréboute 1881 : colonel Joseph-Arthur Danloux 1885 : colonel Marin 1891 : colonel Aoust de Rouvèze 1898 : colonel Frater ... - : colonel Alfred de Corn

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire

1792 : Bataille de Jemappes 1793 En garnison à Cambrai 1794 : Armée du Nord thumb|Officier et hussard du , 1804-1814.

1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig

1814 : Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps

1815 Bataille de Rocquencourt

Restauration

Second Empire

Guerre franco-allemande de 1870 vignette|Dessin d'un vedette du en septembre 1870 (armée de la Loire).

De 1871 à 1914

Première Guerre mondiale Affectations

1914 Le , les et forment le « régiment de hussards B » J.M.O. 9 octobre 1914-7 janvier 1916

1915

1916

1917

1918

Entre-deux-guerres Seconde Guerre mondiale Après 1945 Guerre d'Algérie Cette Unité est stationné sur le secteur de Yakouren (Grande Kabylie, département d'Alger) du 15/03/1957 au 19/02/1962 et est reconnue Unité combattante pendant toute cette période.

Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Jemmapes 1792 La Moskova 1812 Dresde 1813 Champaubert 1814 L'Yser 1914 Saint-Quentin 1918 AFN 1952-1962 400px|drapeau du régiment de hussards.

Décorations Sa cravate est décorée :De la Croix de guerre 1914-1918, avec une étoile de vermeil 30px|croix de guerre française 1914-1918, et de la Médaille d'or de la Ville de Milan 30px|médaille d'or de la ville de Milan.

Insigne Sabretache jaune orlée de bleu à une ancre brochant sur deux L entrelacées. Uniformes sous les guerres de la Révolution et de l’Empire 1792 : shako : noir collet : bleu dolman : bleu parement : blanc tresse : jaune culotte : bleu

shako : noir collet : bleu dolman : rouge parement : blanc tresse : jaune culotte : bleu

Personnalités ayant servi au RH Le général Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle (1771-1837), nommé provisoirement chef d'escadron au RH, par le général en chef Moreau, le (confirmé dans ce grade par le Directoire le ). Philippe de Ségur alors major Edmond de Beauvau, prince de Craon (1794-1861), qui fit la campagne de Saxe de 1813 comme sous-Lieutenant. Le général Ludovic Hurault de Vibraye (1845-1929), sous-lieutenant au RH (). Le comte Henry de Gourgues (1835-1926) qui a laissé une correspondance écrite pendant la campagne de 1870-1871.

Gabriel Étienne Boyer Né à Paris en 1760, Gabriel Étienne Boyer est, en 1789, capitaine dans la Garde nationale de Paris. En 1791 il est élu lieutenant au 2e bataillon de volontaires de Paris, puis il devient lieutenant-colonel des Hussards défenseurs de la Liberté et de l'Égalité, le avant de passer colonel du régiment de hussards devenu régiment de hussards, le . Destitué par un arrêté des Représentants du peuple en date du 11 nivôse an II (), il est réintégré comme chef de brigade, le 17 messidor an IV () avant de démissionner le 21 vendémiaire suivant (). Nommé commandant supérieur à l'armée d'Anvers, en 1809 il est retraité en 1811 mais est nommé commandant d'armes de la barrière Saint-Denis, en 1814 et 1815. Il meurt à Paris, le Hussards défenseurs de la liberté et de l'égalité (BOYER) - 1792..

Sources et bibliographies Les Hussards français, Tome 1, de l'Ancien régime à l'Empire'', Histoire & Collections. , .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Régiment de cavalerie français

Liens externes Hussards de la Liberté Les Hussards - Historique sous le IInd Empire et la République (1850-1914) le 6e hussards : documents et archives de 1789 à 1815

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