Un vistrenque, appelé vin de pays de la Vistrenque de 1979 jusqu'en 2009, était un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone, produit dans le département du Gard, en Languedoc-Roussillon, dans la région agricole de la Vistrenque (son territoire de production dépasse largement la Vistrenque géographique). Depuis 2011, son aire fait partie de l'IGP coteaux-du-pont-du-gard.
Histoire La Vistrenque a accueilli des représentants des Hmongs, peuple d'Indochine, qui se sont implantés comme exploitants agricoles Christophe Neff (1996), « Laotische Einwanderer als Träger von Agrarinnovationen in Südfrankreich - die Meo (Hmong) in der Vistrenque bei Nîmes (Dept. Gard/ Frankreich) » In: LENTZ, S., LUKHAUP, R., NEFF, C., OTT, T., SWIACZNY, F. (Eds.), Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44, 403–425. ..
Au milieu du , le département du Gard produit surtout du « vin de table » (VDT, les actuels VSIG) ; pour valoriser un peu cette production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics instaurent le label « vin de pays » (VDP, créé en 1968), publié au JORF du ., d'où la reconnaissance en 1975 du « vin de pays de la Vistrenque », avec une aire de production limitée à trois communes (Aimargues, Le Cailar et Saint-Laurent-d'Aigouze), publié au JORF du .. En 1978, sont rajoutées neuf autres communes (Aigues-Vives, Codognan, Gallargues-le-Montueux, Milhaud, Mus, Nîmes, Uchaud, Vergèze et Vestric-et-Candiac), publié au JORF du .. En 1982, quelques conditions de production sont définies (rendement maximum à ; vins au moins de 10,5° d'alcool), publié au JORF du ..
Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP), publié au Journal officiel de l'Union européenne du . et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO). ; le vin de pays de la Vistrenque devient donc le l'IGP , publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .. Mais aucun cahier des charges n'est publié avant la date limite de 2011 ; par conséquent, le vistrenque disparait en , publié au JORF du ., remplacé par l'IGP plus vaste coteaux-du-pont-du-gard.
Situation géographique Orographie La plaine est traversée par la Vistre dont la ripisylve est composée de formations boisées, buissonnantes et herbacées. Elle est barrée au Nord de garrigues qui atteignent entre 80 et ..
Géologie
Climat Ce terroir viticole bénéficie d'un climat méditerranéen. Les étés y sont fortement ensoleillés, chauds et secs. Les hivers y sont plutôt doux et humides. La moyenne des températures en été () et l'ensoleillement (2700 heures par an) figurent parmi les plus élevés de France.. Il est régulièrement exposé au mistral, qui souffle en violentes rafales l'hiver et tend à relativiser la douceur de ce dernier. En revanche, cette douceur est plus marquée lorsque souffle le vent marin de secteur sud, depuis le littoral.
Le mois le plus chaud est le mois de juillet. C'est également le mois comprenant la plus faible quantité de précipitations, avec moins de . Le mois le plus froid est celui de janvier, avec une moyenne s'élevant à 6,3°. L'enneigement est quasi nul et n'excède jamais un maximum de 2 jours par an. Les années sans neige y sont régulières.
L'intersaison la plus redoutée est sans conteste l'automne, où des orages d'une grande brutalité peuvent éclater.. En moyenne, plus de de pluie s'abattent sur cette partie du département au mois d'octobre, mois ou la pluviométrie est la plus élevée.
Vignoble Présentation Ce type de vin peut être produit sur les communes d'Aigues-Vives, Aimargues, Codognan, Gallargues-le-Montueux, Le Cailar, Milhaud, Mus, Nîmes, Saint-Laurent-d'Aigouze, Uchaud, Vergèze et Vestric-et-Candiac
Encépagement Cépages rouges : grenache, cinsault, carignan, syrah, cabernet-sauvignon, cabernet-franc et merlot.
Cépages blancs : chardonnay, sauvignon blanc, vermentino et muscat.
Vinification C'est l'ensemble des opérations nécessaires à la transformation du moût (nom du jus de raisin) et à l'élaboration du vin. Certaines de ces opérations sont nécessaires, telle la fermentation alcoolique, et d'autres permettent d'affiner le profil du vin, tant au niveau aromatique (olfactif) que gustatif (goûts).
Vinification en rouge
La vinification en rouge consiste à faire un pressurage après que la fermentation est commencée. Pendant toute cette phase, le moût est en contact avec les matières solides de la vendange. Celles-ci sont très riches en tanins, matières colorantes, odorantes, minérales et azotées. Ces substances vont alors se dissoudre plus ou moins dans le moût et se retrouver dans le vinColette Navarre, , p. 131..
C'est la cuvaison pendant laquelle les sucres se transforment en alcool (fermentation alcoolique) et le jus se voit enrichi par les composants du moût. Plus la macération est longue, plus la coloration du vin sera intense. Se disolvent également les tanins, leur taux sera aussi fonction du temps de la cuvaison. Plus elle sera longue, plus les vins seront aptes à vieillir. Durant cette phase, se produit une forte élévation de la température. Celle-ci est de plus en plus contrôlée par la technique de maîtrise des températuresColette Navarre, , p. 132..
Vinification en blanc
Dans la vinification en blanc la fermentation se déroule en dehors de tout contact avec les parties solides de la vendange (pépins, peaux du raisin, rafles). Ce qui explique que l'on peut faire indifféremment du blanc à partir de cépages blancs et rouges. Le but de cette vinification est de faire ressortir le maximum des arômes contenus d'abord dans le raisin, ensuite en cours de fermentation, enfin lors du vieillissementJean-Luc Berger, , p. 76..
L'extraction du jus et sa séparation des parties solides peuvent être précédés par un éraflage, un foulage et un égouttage, pour passer ensuite au pressurage. Mais ces phases sont évités par nombre de vinificateurs pour éviter l'augmentation des bourbes. Le choix se porte sur une extraction progressive du jus puis un débourbage qui permet d'éliminer toute particule en suspension. Là aussi, encore plus que pour une vinification en rouge, s'impose la maîtrise des températures lors de la fermentation alcoolique. Elle se déroule entre 18 et et dure entre 8 et 30 jours selon le type de vin désiréJean-Luc Berger, , p. 77..
Vinification en rosé
La vinification en rosé se produit par mécération, limitée dans le temps, de cépages à pellicule noire avec possible ajout de cépages blancs. Le vin rosé n'a pas de définition légale. Mais ses techniques de vinification sont très strictes et n'autorisent en rien en Europe le mélange de vin rouge et blanc. La première se fait par saignée. C'est le jus qui s'égoutte sous le poids de la vendange - entre 20 et 25 % - et qui va macérer durant 3 à 24 heures. La seconde est le pressurage. Une vendange bien mûre pourra colorer le jus et sa vinification se fait en blanc. La troisième méthode implique une courte macération à froid. Puis sont assemblés jus de goutte (première méthode) et jus de presse (seconde méthode). Obtenu par ses trois types de vinification, où la maîtrise des températures est une nécessité, un vin rosé a une robe qui s'apparente à celle d'un vin rouge très clair, plus le fruit et la fraîcheur des vins blancsJean-Luc Berger, , p. 78..
Notes et références
Bibliographie Jean-Luc Berger, « Les filières de la vinification », in La vigne et le vin, numéro hors série trimestriel de Science et Vie, , , , Colette Navarre, L'œnologie, Éd. J. H. Baillière, (Technique et documentation - Lavoisier), Paris, 1988
Voir aussi Articles connexes Vistrenque
Liens externes Décret d'officialisation
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