Nicolas Esquillan, né le à Fontainebleau et mort le à Paris, est un ingénieur français spécialisé dans l'édification d'ouvrages d'art.
Biographie Nicolas Auguste Esquillan naît le à , dans la ville de Fontainebleau (Seine-et-Marne) au de la rue Saint-Merry. Il est le fils d'Eugène Cyr Hugues Esquillan (carrossier) et de Marie Koutzler (épouse, sans profession), alors respectivement âgés de 30 et à sa naissanceArchives de la Seine-et-Marne, commune de Fontainebleau, acte de naissance année 1902 (vue 65/95) (sans mention marginale de décès).
Diplômé en 1922 de l'École nationale supérieure d'arts et métiers de Châlons-sur-Marne, il est engagé dès l'année suivante par Simon Boussiron dans son bureau d'étude et il participe, sous sa direction et avec les conseils de Roger Valette, à l'étude de nombreux ouvrages d'art.
Simon Boussiron le charge en 1932 de la conception et de la réalisation du pont de La Roche-Guyon qui, avec de portée remporte le record mondial des ponts en béton armé à tablier suspendu, lors de son achèvement en 1934. En 1936, il est nommé chef d'études des ouvrages d'art de l'Entreprise.
vignette|Halles de Fontainebleau, en . De 1936 à 1941, il conçoit puis construit une halle de marché pour Fontainebleau, sa ville natale. Caractérisée par la minceur de sa voûte et de ses piliers en béton, ou encore par l'élégance de ses formes et de ses pavés de verre Saint-Gobain, la halle de marché de la place de la République est considérée comme un « exploit technique » et un « chef-d’œuvre méconnu » d'Esquillan par l'historien Alexandre Gady. La démolition de cet ouvrage, décidée par la mairie en 2012, aura, malgré les contestationsAlexandre Gady, « La halle de Fontainebleau, un chef-d’œuvre méconnu de l’architecture du XXe siècle ! », site Internet de la SPPEF, 27 novembre 2012., finalement lieu le . Il entreprend en parallèle le pont de Clairac sur le Lot qui est achevé en 1937.
vignette|Ternay, le pont de la Méditerranée, pont ferroviaire entre Grigny et Ternay Nicolas Esquillan est nommé directeur technique de l'Entreprise en 1941 et le restera jusqu'en 1971. Il achève en 1943 le pont de La Coudette. sur le Gave de Pau qui, avec de portée, remporte le record mondial des ponts-route en bow-string en béton armé. En 1950, il achève la reconstruction du pont-route de Conflans-Fin d'Oise, puis le viaduc de chemin de fer de la Méditerranée sur le Rhône, reliant Chasse et Givors. Avec de portée, il remporte le record mondial des ponts-rail en béton armé à double voie suspendueFrançois Caron, Olivier Bachet, Le Patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, tome II, Flohic éditions, Paris, 1999 , extrait (consulté le 20 juillet 2013).
vignette|Viaduc ferroviaire de La Voulte-sur-Rhône. Il construit en 1951 le hangar à deux nefs de l'aéroport de Marignane qui détient, jusqu'à la réalisation du CNIT, le record mondial de portée pour les couvertures à voile mince, et, de 1952 à 1955, il entreprend le premier grand pont-rail français en béton précontraint à La Voulte-sur-Rhône, achevé en 1955, qui, avec ses 300 m, était le plus long pont du monde sous voie ferrée normale en béton précontraint. Durant cette période, il gagne en 1954 notamment devant R. Morandi, le concours du pont d'Abidjan, de longueur sur piles fondées à au-dessous du niveau de l'eau, achevé en 1957. Après avoir remporté le concours du CNIT en partenariat avec Bernard Zehrfuss et Marcel Breuer, devant Nervi et Freyssinet, il réalise en 1955 la voûte du palais qui, avec de longueur de façade et sous les arêtes de noue, détient toujours le record mondial de portée, de même que celui de la plus grande surface supportée point par appui : . En 1957, il réalise les pylônes du pont de Tancarville qui, avec de hauteur, remportèrent le record mondial de hauteur des piles de pont suspendu en béton armé.
Il officie en 1961 en tant qu'ingénieur conseil du palais des expositions de Turin et réalise le deuxième pont d'Abidjan en 1967 ainsi que le château d'eau de La Duchère. Pour les Jeux olympiques d'hiver, il construit en 1968 le Stade olympique de glace de Grenoble.
Il meurt le dans le 13 arrondissement de ParisLieux de naissance et décès trouvés dans la base MatchId des fichiers de décès en ligne du Ministère de l'Intérieur avec les données INSEE (consultation 8 janvier 2020).
Citation
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Sous la direction d'Antoine Picon, L'art de l'ingénieur constructeur, entrepreneur, inventeur, , Centre Georges Pompidou/éditions Le Moniteur, Paris, 1997
Liens externes
Structurae : Nicolas Esquillan Nicolas Esquillan et le Pont de la Coudette (40) Patrimoine gadz'arts - Nicolas Esquillan Bernard Marrey : Un ingénieur d'entreprise, Nicolas Esuillan
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