vignette|210px|Icône moderne de sainte Sophie et de ses trois filles.
Selon l'hagiographie, sainte Charité est une enfant martyre chrétienne du qui est appelée en grec Agapè, en latin Caritas, et en russe Lioubov. Elle était la fille de sainte Sophie, et la sœur de Foi (Pistis) l'ainée, et d'Espérance (Elpis), les noms des trois vertus théologales. Toutes les trois furent exécutées par décision de l'empereur Hadrien.
Autrefois célébrée le avec ses sœurs, suivant leur inscription dans le Martyrologe romain, elles ont été retirées du calendrier liturgique officiel, mais leur culte est toujours pratiqué, notamment en Europe de l'Est et en Russie.
Hagiographie
Comme ses sœurs, Charité fut élevée avec les Saintes Écritures comme fondement, et la foi en Jésus-Christ comme promesse. Pleines de ferveur à diffuser la foi, elle furent arrêtées vers 137 par les troupes de l'empereur Hadrien, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Émerveillé par la noblesse naturelle qui émanait des enfants, l'empereur voulut les adopter, mais elles et leur mère refusèrent. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, il fit comparaître les filles séparément, pensant que c'était par émulation mutuelle qu'elles osaient ainsi lui tenir tête. Rendu furieux par leurs résistances et leur refus de renoncer à la foi chrétienne, l’empereur décida de les réunir, mais au lieu d'obtempérer, elles préférèrent prier, se tenir la main, et chanter un Alléluia à la gloire du Christ. Sur ce, il décida de les mettre à mort. Sophie continua d'encourager ses trois filles durant leur supplice.
Charité, âgée de neuf ans, fut suspendue à un gibet et entravée si étroitement que ses membres se rompirent sous les liens. Jetée dans une fournaise, elle fut délivrée par un ange, mais elle eut finalement la tête tranchée. Comme elle était la plus jeune des trois sœurs, sa mère Sophie l'encouragea plus particulièrement durant son supplice, avant de mourir à son tour trois jours plus tard auprès de leur tombeaux.
Culte vignette|left|230px|Vitrail de l'église paroissiale de Klam, Autriche, In Memoriam. Leurs tombeaux ont d'abord été placés dans une crypte sous l'église érigée par la suite en l'honneur de saint Pancrace. Ce lieu fut longtemps considéré par les pèlerins, comme en témoignent divers documents du , tels qu'un Itinerarium (ou guide des lieux saints de Rome compilé à l'usage des pèlerins) encore conservé à Salzbourg. Une liste se trouve également dans les archives de la cathédrale de Monza qui rapporte des huiles recueillies sur les tombes des martyrs et envoyées à la reine Théodelinde à l'époque de Grégoire le Grand, etc.
Victor Saxer (2000) note que les premiers chrétiens, à partir du , ont en effet souvent pris au baptême des noms évocateurs des vertus chrétiennes, et Sophie, Espérance et Charité sont attestés comme noms de femmes dans les inscriptions des catacombes. La vénération des trois saintes nommées pour les trois vertus théologales est probablement apparue au sur la base de telles inscriptions.
Extraits de prières roumaines Prières à sainte Sophie et ses trois filles, Pistis, Elpis et Agapis, marturieathonita.ro.
Notes et références
Catégorie:Saint catholique et orthodoxe du IIe siècle Catégorie:Saint catholique et orthodoxe d'Italie Catégorie:Chrétien martyr dans l'Italie antique Catégorie:Persécution des chrétiens sous l'Empire romain Catégorie:Chrétien martyr au IIe siècle Catégorie:Personnalité liée à la charité