vignette| Les petits gitans
|alt="Les petits gitans" de Corbellini.Luigi Corbellini est un peintre italien du né le à Plaisance en Italie et mort le à New York aux États-Unis..
Biographie Luigi Corbellini naît en 1901 à Plaisance (Piacenza) en Émilie-Romagne. Ses parents sont Celeste Corbellini et Giuseppina Gazzola. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de douze. Corbellini, alors adolescent, veut être peintre ; dès l'âge de treize ans, il part étudier à l’Académie des beaux-arts de Brera de Milan, puis à l’Accademia Albertina de Turin.
En 1920, les Éditions Desclée de Brouwer, alors à Bruges (Belgique), lancent un concours international de peinture pour leur atelier de lithographie : Corbellini gagne ce concours, grâce à une Madone, alors qu'il n'a que 19 ans. Il quitte l'Italie et arrive à Bruges, ne connaissant que l'italien. Il connaît la lithographie, mais doit apprendre le français.
Il découvre également la peinture flamande avec des maîtres comme Flori Van Acker. Au bout de trois ans, en 1923, ayant quelques économies, il quitte son emploi (ce sera le seul emploi de sa vie), pour Paris où il s'installe à Montmartre, dans un petit hôtel, dans l'attente d'une place au Bateau-Lavoir, où il aura son atelier un an plus tard, celui-là même de Pablo Picasso, page 271, 272 in L'Art et les artistes : revue mensuelle d'art ancien et moderne... Publisher : [s.n.? (Paris) Publication date : 1935-03, par Gaston Poulain, via Gallica].
L'été 1924, il part à Deauville où se retrouvent les célébrités. Il peint ce qu'il voit, la mer, la plage, jusqu'au jour où un monsieur vient regarder ce qu'il peint : le troisième jour cette personne lui demande s'il sait peindre des portraits et l'invite à venir chez lui faire celui de sa fille. Il lui tend une carte de visite au nom de Robert de Rothschild Rkd.
C'est la deuxième chance de Luigi. Son portrait rencontre un succès tel, que tous ceux invités à l'admirer lui demandent de faire celui de sa femme ou fille, ou encore le sien-même (tel Paul Guerlain). Quant à Boni de Castellane, il lui demande de peindre toute son écurie. C'est ainsi que Luigi devient bien connu dans le monde du chevalJournée Chevalets, Blog Le Monde. Il quitte Montmartre pour Montparnasse.
Il participe en 1928 et 1929 au Salon des IndépendantsRené Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, et, en 1930, il fonde, avec plusieurs artistes, dont Bonnard, Creixams, Leprin, Roland Oudot et Daniel Viaud, l'École de Montmartre et un journal Témoignages dont le premier numéro est daté d'.
En 1937, il peint le portrait de Maryse Bastié qu'il rencontre lors d'une exposition de ses toiles à LimogesFrance-aviation Author : Air France. Auteur du texte Publisher : Air France (Paris) Publication date : 1982-03, via Gallica.
Refusés, au Salon d'Automne 1943, il crée, avec Philippe Marie Picard et Michel Ciry, le "Groupe Indépendant" ; tous trois exposeront à la Galerie Jean Pascaud, 165 Bd Haussmann le ; intitulé de cette exposition : "Exposition d'automne, Groupe Indépendant" .
Le peintre Luigi Corbellini a exposé à la Galerie Nationale, aux Indépendants, aux Salons d'automne, au Salon des Tuileries.
Toujours italien, la Seconde Guerre mondiale l'envoie d'abord en Suède où il a l'honneur de faire le portrait des jeunes princes, ainsi que celui des enfants de Lars Schmidt.
Il peint également toute une série d'enfants et de mères, portant des ballots, fuyant sur les routes les horreurs de la guerre : cette période, inspirée d'une palette flamande, est nommée la série des Sans Famille, du nom du roman de Hector Malot, au travers des chapeaux pointus des illustrations de la première édition du livre, que Corbellini fera porter par les jeunes garçons de ses toiles. En 2006, le quotidien de Plaisance, La Libertà, publie un livre de cuisine spécifique à cette ville : les pages de couverture reproduisent un tableau de Corbellini, I Profughi (les réfugiés), (don du comte Anguissola à la Galleria d'arte moderna Ricci Oddi) dont on ne voit, sur l'aplat, que la partie festive : des enfants autour du goûter. Au dos, on aperçoit le peintre qui s'est représenté. Près de son visage, dans un encadrement, un petit garçon affamé regarde. Cette image a été expliquée par le peintre lui-même : cet enfant, ce fut lui.
Puis c'est aux États-Unis qu'il se rend La Galerie Hammer à New York, imposera Corbellini aux États-Unis dès 1948.. Il est fasciné par New York qu'il peint énormémentUne exposition de ses œuvres représentant New York a été présentée à Paris, le 11 septembre 2002..
Il présentera une exposition aux États-Unis, toutes les années impaires, soit chez Victor Hammer à New York, soit à Los Angeles. Il expose également à San Francisco. Les années paires, il expose à Paris, chez Paul Durand-RuelFrick Library. En 1950, il expose à Bruxelles, en compagnie de deux peintres de Plaisance, S. Belloni et M. Martini (source F.Arisi-La Libertà). vignette|Jeune garçon arlequin Après la guerre, il fait plusieurs tours du monde, un tous les deux ans, en évitant toujours la Corse afin que son œuvre ne se confonde pas avec celle de François Corbellini qui y habita et y peignit jusqu'à son décès en 1943 . Il s'installe à Capri pendant un an (1946). Il se rend également en Asie, au Viêt Nam et à Hong Kong, peignant notamment la baie de cette dernière. Il se rend à Tahiti où c'est plutôt la flore qui retiendra son attention : c'est à cette époque qu'il crée « son vert », le vert Corbellini. Il voyage en outre en Amérique du Sud, au Brésil (dans une lettre à l'un de ses amis, il écrit de sa main qu'il a peints, au Brésil, 17 paysages et portraits) et au Venezuela et en Espagne. Dans L'aube du , Petit Palais de Genève, on notera qu'il s'est également rendu en Laponie et au Japon. De mars à , il fait un voyage de cinq mois, le conduisant de New York à San Francisco en Californie, à Honolulu, Hawaï, Îles Fidji, Tahiti, Nouméa..
Il participera à des expositions de groupe avec Pio Santini, Lucien Fontanarosa, Bonnard, Roger Limouse... Il aura des amis tels Sacha Guitry, Cremonini, Paul Belmondo, Foujita, Gene Kelly, Robert Ryan. Corbellini a souvent peint Foujita lui-même peignant. Tandis que le baron Édouard Empain lui commande un triptyque pour la salle à manger de son appartement parisien.
Il décède à New York le ..
Postérité Depuis son décès, il a été exposé à la Chambre de Commerce italienne de Paris en 1978, à la Mairie du (exposition de groupe) en 1979, au Club des Vieilles Tiges sous la présidence de Jacqueline Auriol en , au Parc Floral de Paris en , en 1988, le Salon d'Automne lui rend hommage, à Maisons-Laffitte en , à la Mairie du en sous la présidence du prince Gabriel de Broglie, à la Mairie du en , et à la Maison des Ingénieurs Agronomes en , à l'U.N.I.A. en (exposition portant exclusivement sur New York), exposition et causerie (par sa bru Nobilia Corbellini). Causerie agrémentée de quelques tableaux, par son fils Franco, à la Maison des Ingénieurs Agronomes le .
Le , La Libertà (Plaisance, Italie) présente le premier livre publié sur Luigi Corbellini (en italien). Le , le fils du peintre donne une conférence sur son père dans l'enceinte du Musée Ricci Oddi de Plaisance.
En et en , le bimensuel La Voce, organe de presse des français d'origine italienne, publie un article avec reproduction d'un tableau, tandis que dans sa colonne des anniversaires, l'hebdomadaire Femme actuelle fait état de celui de la naissance de Corbellini en . Le , La Libertà publie un article de deux pages sur Corbellini, avec photographies de lettres et reproductions de tableaux.
Le , La Libertà (Plaisance, Italie) a présenté une conférence autour de la publication d'un livre : la correspondance de Luigi Corbellini et du comte Anguissola, réunie par Giorgio Eremo, avec reproductions de peintures.
Le quotidien La Libertà a fait un premier article le , un centre du journal sur 2 pages le , et un compte rendu d'une page le .
En hommage aux victimes du 11 septembre 2001, le fils Corbellini offre à La Libertà un tableau représentant New York vue du bateau qui amène Corbellini dans cette ville en 1947.
Le , le Il Setttimo organise une exposition-hommage à Luigi Corbellini en présence de son petit-fils Orlando Corbellini.
Œuvres Luigi Corbellini a commencé l'art du portrait avec ses fratrie, fils, neveux et nièces, puis à Paris les enfants du de Paris, (depuis 1929, il demeurait Villa Santos-Dumont), mais il eût également des modèles, dont Kiki de Montparnasse, Dorothée Blanck, Régine Forgeot et la fratrie Catherine, Martine et Jean-Pierre Billot . portraits Paul Guerlain, Maryse Bastié (aviatrice) (portrait qui a brûlé dans l'incendie de l'Orée du Bois, qui abritait l'association Les Vieilles Tiges), Mme Georges Méliès (cinéaste, de la génération des frères Lumière), Albert Sarraut, Rockfeller, Vanderbilt et leur fils, M. & John Steinbeck ainsi que leur bébé (source L'Amateur d'Art du 10/4/1956), Roberta Gutman, Raymonde Ghelfi. Ariane Zizi-Lancelli Élaine Bédard ( TV star canadienne, artiste de variétés) 1963" La Femme de Rêve", collection privée croquis plusieurs croquis de Spadolini dansant (reproduit dans Beaux-Arts du et Paris toujours du ), croquis de l'acteur Michel Simon, dessins du peintre Foujita peignant dans son atelier
Collections Musée national d'art moderne. Musée du Jeu de Paume (achat en 1937 du Jongleur) Musée de GrenobleBase Mistral Joconde Musée Ricci Oddi de Plaisance., Musée d'art moderne de la ville de Paris, Museum of Arts, (États-Unis) Fonds national d'art contemporain
Manifestations d'Art 1929 : galerie Bru à Paris 1930 : galerie Kleinman à Paris 1931 et 1933 : American Women's Club de Paris 1932 : à La Jeune Europe, Paris 1933 : Musée de Grenoble, Galerie Charpentier à Paris « Peintres italiens de Paris » sous la présidence de Pirandello, à La Spezia (Italie) et à Amsterdam 1935 : Galerie Bernheim à Paris, sous la présidence d'Albert Sarraut (Luigi Corbellini obtient le Prix) et Musée du Jeu de Paume à Paris 1936 : Musée du Petit Palais : (expo de la collection du comte Sarmiento qui comprend un Corbellini) et la galerie de Paris, à Paris 1937 : Galerie Charpentier à Paris 1938 : Carnegie Institute à Pittsburgh (États-Unis) 1939 : rue Royale à Paris 1944 : Galerie Jean Pascaud, 165, boulevard Haussmann : "Exposition d'automne, Groupe Indépendant" 1945 : Rotunda gallery, San Francisco (États-Unis) et à la Galerie Chardin 1946 : Galerie Maurs, Paris 1948 : Galerie Susse, Paris
Expositions personnelles France galerie Carmine, Paris : 1927, 1928, 1930, 1931 galerie Armand Drouant, Paris : 1931, 1933 galerie Barreiro, Paris : 1932, 1934, 1936 galerie Borghèse, Paris : 1935 galerie Charpentier, Paris : 1937 galerie Dalpayrat, Limoges : 1937 galerie Grand, Lausanne : 1937 galerie Aktuaryus, Strasbourg : 1938 galerie Chardin, Paris : 1944, 1945 galerie Jouffroy, Paris : 1944 galerie d'Orsel, Paris : 1945 galerie Mignon-Massard, Nantes : 1945 galerie Drouant-David, Paris : 1948 galerie Bonval, Paris : 1949 galerie J.Hamon, Le Havre : 1950 galerie Malaval, Lyon : 1956 galerie Durand-Ruel, Paris : 1956, 1958, 1960, 1962
États-Unis University of Colombia, New York : 1948 Hugo gallery, New York : 1949 Cowie galleries, Los Angeles : 1950, 1953, 1956 Hammer galleries, New York : 1952, 1954, 1956, 1959, 1961, 1964, 1966 Findlay galleries, Chicago : 1959, 1961, 1962 Findlay à Palm Beach : 1961, 1962 Manhattan galleries, Pasadena : 1961, 1963, 1966 Juarez gallery, Los Angeles : 1962, 1970
Venezuela Acquavella, Caracas : 1964
Bibliographie L'amour de Paris , , La Phalange à 86Article de Jacques Faneuse, via Gallica Jacques Faneuse lui dédie un article le 15/6/1938, (source https://gallica.bnf.fr), Beaux-Arts du , Lo Duca dans Emporium , , La Scure de A. Ambrogio, L'hieme-Becker 1953, , (source Piacenza), E.Bénézit op. cit. 1962,