thumb|right|130px|Insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.
Création et différentes dénominations : création de la de première formationLe terme de demi-brigade, qui remplace celui de régiment, apparaît à la suite de la décision du qui institue l’amalgame, c'est-à-dire la fusion d'un bataillon de l'ancienne infanterie avec des bataillons de volontaires. L'appellation de régiment réapparaîtra à compter du .. : dissolution de la de première formation. De 1796 à 1808, le régiment n'existe plus. : création du d'infanterie de ligne. : le régiment est licencié. De 1814 à 1870, le régiment n'existe plus. : création du d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d’infanterie. 1923 : le régiment est dissous. : le régiment est reconstitué, improvisé au camp de La Courtine à partir de diverses unités en retraite (soldats de ), officiers survivants du et instructeurs de l’école militaire de Saint-Maixent. : le régiment est dissous près de Limoges. : le est recréé à partir des maquis de la région de Niort. : le régiment est dissous. 1979 : il est une nouvelle fois recréé, comme régiment de mobilisation, mais est une nouvelle fois dissous. Le d'infanterie, régiment de tradition des Deux-Sèvres dont l'histoire est intimement liée à Saint-Maixent-l'École, de son implantation en 1877 à sa dissolution définitive en 1997.
Chefs de corps 1795 : Chef de brigade Guepard Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) de 1796 à 1808, le régiment n'existe plus. 1808 : Colonel Jean-Pierre Arbot 1813 : Colonel Pierre Marin Durand de 1814 à 1870, le régiment n'existe plus. : Lieutenant-colonel puis colonel Boulanger : Colonel de Bonnet de Maureilhan de Polhès : Colonel Antonini mort le : Colonel Durrmeyer : Colonel Crétin : Colonel Sorlin : Colonel Bertrand 1893 : Colonel Gillet 1894 : Colonel Korb 1895 : Colonel Chaland 1897 : Colonel Cremer .... ? : colonel Jean François Paul Désourteaux .... 1914-1915 : Lieutenant-colonel Paul Auguste Benoit (tué le lors de la bataille de l'Artois) 1915 : Lieutenant-colonel Tournier (tué le 1 octobre lors de la bataille de l'Artois) 1916 : Lieutenant-colonel de la Lande d'Olce 1918 : Colonel Bertrand .... 1940 : Lieutenant-colonel Pierre Veaux 1944 : Colonel E Proust .... .... 1979-... : ??? ...-1993: lieutenant colonel Oldra 1993 : lieutenant colonel mary 1995-1999 : lieutenant colonel Delettre
Officiers blessés ou tués lors de leur service au Chefs de corps tués ou blessés alors qu'ils commandaient le : Colonel Arbod : tué le au combat de Castalla Lieutenant-colonel Paul Auguste Benoit : tué par balles le lors d'un assaut de la bataille de l'Artois Lieutenant-colonel Tournier : tué le avec son adjoint dans son poste de commandement par un obus à retard lors de la bataille de l'Artois Officiers tués et blessés alors qu'ils servaient au : Officiers tués : 26 Officiers morts des suites de leurs blessures : 6 Officiers blessés : 77
Historique des garnisons, combats et batailles (1793-1796) Guerres de la Révolution Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée, , avec les : du d'infanterie (ci-devant Beauvoisis) de volontaires de la Gironde de volontaires de la Gironde
En 1795, l'unité est rattachée à l'armée des Pyrénées-Orientales et combat en Espagne à Tolosa, Pampelune et à Yrursum.
Lors du second amalgame, la est incorporée dans la de deuxième formation.
Ainsi le numéro 114 reste vacant jusqu'en 1808.
(1808-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le d'infanterie de ligne est recréé au camp de Miranda de Ebro en Espagne avec les et provisoires de l'armée d'Espagne qui avaient eux-mêmes été créés le .
Il va combattre en Espagne, 30 batailles, 11 sièges, 7 assauts. 4 batailles seront inscrites sur son drapeau. 1808 : Bataille de Medina de Rioseco (). Le régiment fait partie de la division Musnier ( et RI, avec le de la Légion de la Vistule). Bataille de Tudela ((), Siège de Saragosse (décembre à ) 1809 : Maria () Belchite () 1810 : Prise de Lerida (23-24 avril) Tortose (fin décembre) 1811 Prise de Montserrat () Prise de Valence (fin décembre)
1812 : combat de Castalla () 1813 : le partie de l'armée du maréchal Suchet.
Le , le d'infanterie de ligne est licencié et, conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814 : Le est amalgamé dans le régiment d'Angoulême Le est amalgamé dans le régiment Colonel-Général Les et sont amalgamés dans le d'infanterie de ligne Le est amalgamé dans le d'infanterie de ligne Le est amalgamé dans le d'infanterie de ligne
Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870.
(1870-1882) Second Empire Le d'infanterie est reformé le , durant la guerre de 1870, avec le qui avait été lui-même constitué, le , avec les : du d'infanterie de ligne du d'infanterie de ligne du d'infanterie de ligne provenant de leurs dépôts et dont les soldats sont pour la plupart de nouveaux arrivants qui n'avaient jamais tiré à la cible avec le chassepot et ignoraient totalement le service en campagne, pour constituer la de la du d'armée
Le 1er septembre, le qui était devant Mézières, rétrograde sur Paris après la capitulation de Sedan ou il arrive avant l'investissement de la capitale.
Le , par décret du 28 octobre 1870, le de marche est renommé d'infanterie. Le partie du d'armée (général de division Blanchard). Avec le d'infanterie (lt-colonel Pottier), le forment la du colonel Comte. Le d'infanterie (Lt-colonel Martinaud) et le d'infanterie (Lt-colonel Prévault) forment la du général de La Mariouse. Avec 4 bataillons de mobiles de la Vendée (Lt-colonel Aubry), deux batteries de 4, une batterie de mitrailleuses et une compagnie du génie, ces deux brigades constituent la d'infanterie du général Faron.
Durant le siège de Paris le combat à Créteil, à la reprise des Hautes-Bruyères, à Chevilly, à Thiais, à Châtillon - Bataille de Villiers-Cœuilly. - Bataille de Champigny. - Bataille de Buzenval.
De 1871 à 1914 Après l'armistice franco-allemand de 1871, le d'infanterie de ligne et participe, durant la Commune de Paris en 1871, avec l'armée versaillaise aux batailles de Rueil, de Bougival, de Clamart et à la semaine sanglante.
1873 : le régiment est éparpillé entre Châtellerault, Montmédy et Paris. 1874 : 2 compagnies quittent Châtellerault pour Bressuire. 1875 : il a 3 bataillons dans les forts parisiens et le à Parthenay. 1877 : il est regroupé à Paris. Mais en avril, il part pour Saint-Maixent-l'École. 1878 : son dépôt est à Parthenay, 2 bataillons et l’état-major à Saint-Maixent-l'École, 1 bataillon à Paris et 2 compagnies à Thouars. En 1881, le , qui casernait à Paris, part pour la Tunisie. Il est intégré au de marche.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 153e régiment d'infanterie.
En 1895, un détachement de 20 hommes participe à l'expédition de Madagascar.
Première Guerre mondiale À la mobilisation, le est formé à Saint-Maixent-l'École. Le régiment fait partie du CA, DI. Avec le , il compose la . En , et jusqu'en 1918, le régiment passe à la DI. Il aligne 3 bataillons. 1914 Il fait partie de la Armée, en Lorraine. - : il est sur le Saillant d'Ypres. Entre le et le , il aura eu 180 morts et 420 blessés
1915 jusqu'au : Saillant d'Ypres avril - : cantonnement à Verquin, Verquigneul et Labourse mai - : 2e bataille de l'Artois où le lieutenant-colonel Paul Auguste Benoit décède le Les seuls 9 et , le régiment accuse 148 tués, 468 blessés et 815 disparus - août : repos sur la rive droite de la Scarpe septembre : 3e bataille de l'Artois (bataille de Champagne) dans le secteur de Vailly-sur-Aisne Le régiment perd 600 hommes dont 70 tués : va cantonner à Beaumetz-lès-Loges : relève pour plusieurs mois une brigade britannique après la bataille de Loos, durant la bataille de l'Artois. Le jour de la relève, le lieutenant-colonel Tournier et son adjoint le lieutenant de Fontenioux sont tués dans leur poste de commandement par un obus à retard
1916 mai : Bataille de Verdun (5-, cote 304), En 72 heures, le régiment perd 130 hommes, 83 disparus et 510 blessés. juillet : Champagne (Perthes, Tahure), octobre : Bataille de la Somme (Sailly-Saillisel),
1917 thumb|Le et son drapeau Pendant la bataille du Chemin des Dames, le régiment combat à Sapigneul, à l'extrême droite du dispositif français. août : forêt de Parroy (est de Lunéville)
1918 avril : Grivesnes (ouest de Montdidier), 11 - : Méry-la-Bataille, Lataule. Durant ces 3 jours de combat, le régiment perd 650 hommes dont 24 officiers. juillet à novembre : entre Ham et Saint-Quentin.
Durant ce conflit, le a eu .
Entre-deux-guerres 1923 : le régiment est dissous.
Seconde Guerre mondiale Le régiment est reconstitué le à partir du d'infanterie de la ( d'infanterie), improvisé au camp de la Courtine à partir de diverses unités en retraite (soldats de 30 dépôts différents, officiers survivants du et instructeurs de l'École militaire de Saint-Maixent-l'École.
Le , il est jeté dans la bataille, sans canons antichar dans la région de Rouen, l'unité est détruite en 4 jours. Le régiment est dissous le , près de Limoges.
Le , le d'infanterie est recréé à partir des maquis de la région de Niort. Il est formé de 3 bataillons et aligne . Il participe au siège de la poche de La Rochelle.
De 1945 à nos jours En , le régiment passe à la DIA de la . Le régiment est dissous le .
Il est une nouvelle fois recréé en 1979, mais sera une nouvelle fois dissous. Lors de la professionnalisation en 1996, il est devenu de soutien de l'ENSOA (École nationale des sous-officiers d'active) de Saint-Maixent puis simplement Bataillon de soutien de l'école. Il sera dissous en 2000, composé de militaires de carrière et d'appelés du contingent son drapeau rejoint le musée du sous-officier de l'ENSOA.
Le régiment comportait une compagnie d'intégration : CI : compagnie d'instruction (uniquement pour les classes et PEG, avant distribution à l'issue dans les trois suivantes)
Le régiment était composé de trois compagnies d'appelés : CE : compagnie école (secrétariat, juriste, informatique...) CA : compagnie auto (transport) CS : Compagnie de services (logistique, etc.) De 1994 à 1999 il y avait toujours trois compagnies : CS : Compagnie de Soutien CT : Compagnie de Transport CI : Compagnie d'Instruction
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Saragosse 1809 Lérida 1810 Montserrat 1811 Sagonte 1811 Ypres 1914 Verdun 1916 Le Matz 1918 Montdidier 1918
thumb|130px|right|fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
400px|alt=Drapeau du d'infanterie (France)|lien=%3AFichier%3A114e%20r%C3%A9giment%20d'infanterie%20(France)-drapeau.svg
Devise "Peur ne connaît, mort ne craint"
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 (deux citations à l'ordre de l'armée après Verdun et après la bataille du Matz, 1918).
Puis il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.
Personnalités ayant servi au Le prix Goncourt Ernest Pérochon, durant son service militaire, en 1905.
Sources et bibliographie