Le camp de Thil est un camp de concentration installé par l'occupant nazi sur le territoire de la commune française de Thil, durant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agissait d'un kommando du camp de Natzweiler.
Situé dans le département de Meurthe-et-Moselle, à proximité de la ville de Villerupt, c'est le seul camp de concentration installé par les nazis en territoire français non annexé.France 3, région Grand Est Thil le camp de concentration nazi oublié La reconnaissance officielle du site de Thil comme « camp de concentration, annexe de Struthof » a lieu en 1949 Le camp de Thil Ina.
Historique vignette|redresse=2|gauche|Maquette du camp de Thil. Sa présence est attestée par un rapport de mars 1951 provenant des Archives Arolsen (service international de la Croix-Rouge)Histoire du Struthof et des camps annexes, Chemins de mémoire, accès avec un code.
Le camp de Thil-Longwy, nom de code Erz (minerai), commence à fonctionner avec l'arrivée, le , de en provenance d'Auschwitz.. Ils sont renforcés, le , par un convoi de en provenance de Neuengamme..
L'implantation de ce camp dans le nord de la Meurthe-et-Moselle s'explique notamment par la présence dans la région de nombreuses mines de fer. Après le bombardement de Peenemünde, principal centre de fabrication des missiles V1 et fusées V2, est décidée comme à Dora la construction d'une usine souterraine devant servir d'unité de fabrication de V1. Le site de Thil est choisi en raison de la présence sur son territoire de la mine de Tiercelet.d'une superficie de .
Quelques V1 sont produits avant que le camp ne soit évacué en septembre, en raison de l'approche des troupes alliées.
Une partie des déportés est transférée vers Kochendorf, un autre camp annexe de Natzweiler.
Mémoire Après la guerre, les habitants de Thil décident d'édifier, par souscription, une crypte renfermant le four crématoire. Ce monument est inauguré le . lors d'une cérémonie présidée par le préfet Jacques Samama avec les interventions du président du comité M. Grand, du maire M. Lasthaus, du député Louis Marin, du cofondateur et président de la FNDIRP, le colonel Henri Manhès, du général Édouard Laurent du cabinet militaire du chef du gouvernement.
Le site de la crypte est reconnu comme nécropole nationale en 1984.
Notes et références
Liens externes
>>> donne ce lien >>> https://web.archive.org/web/20200301223228/http://www.outoftime.de/thil « Histoire oubliée du camp de concentration de Thil-Longwy, par Thomas Riboulet « Struthof, camp de concentration nazi - 4.3. Le Kommando Thil », BS Encyclopédie « L'usine souterraine de Thil », sur le site du capitaine Jean Maridor « Thil (54) : le camp de concentration nazi oublié, france3
Thil Catégorie:Monument en Meurthe-et-Moselle