Seraing () est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège. Il s'agit du lieu de l'ancienne résidence d'été des princes-évêques de Liège avant de devenir une ville industrielle au .

Elle forme avec, notamment, Liège, Herstal, Saint-Nicolas, Ans et Flémalle l'agglomération de Liège (). Seraing fait frontière entre la partie citadine de la Belgique, et la partie rurale. En effet, la ville est bordée au sud par une vaste forêt faisant partie de l'Ardenne condrusienne, sous région du Condroz.

La ville est dotée de plusieurs établissements secondaires : l'athénée royal Lucie Dejardin, l'athénée royal de l'Air Pur, le collège Saint Martin, l'école polytechnique de Seraing, l'institut provincial d'enseignement secondaire de Seraing. Le Campus 2000, installé à Jemeppe-sur-Meuse, est le site principal de la Haute École de la Province de Liège.

belge en nombre d'habitants, elle compte au , https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK.

Toponymie

Géographie

L'altitude de la ville de Seraing varie entre (au bord de la Meuse, du côté du Val Saint-Lambert) à (à l’est de Boncelles). Il n'est donc pas rare de retrouver plus de neige sur les hauteurs de Seraing en période hivernale.

Communes limitrophes

Sections de la ville

La ville de Seraing est composée des sections de Seraing, Ougrée, Jemeppe-sur-Meuse et Boncelles*. Ce territoire couvre et compte pour une densité de population de . Ce qui fait de Seraing la vingt-quatrième commune la plus peuplée du pays (voir aussi liste des communes belges les plus peuplées pour une comparaison).

# Nom Superf.(km) Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Seraing 21,59 62096A 2 Jemeppe-sur-Meuse 4,39 62096B 3 Ougrée 5,47 62096C 4 Boncelles 3,80 62096D

Quartiers

*Les anciennes communes et quartiers d'Ougrée, Jemeppe-sur-Meuse et Boncelles furent intégrés en 1977 à la ville de Seraing, lors de la fusion des communes

Forêts de Seraing La forêt couvre 30,58 % du territoire de la Ville de Seraing. Cette surface est divisée en divers massifs boisés : forêt de la Vêcquée, forêt de la Marchandise d'Arras, bois de Cornillon, bois de l'Abbaye, bois de Saint-Jean. MassifPropriétaireSurfaceVêcquéeIndivision Ville de Seraing - Région wallonne681.5 haMarchandiseRégion wallonne96.5 haCornillonVille de SeraingAbbayeVille de Seraing81.5 haSaint-JeanVille de Seraing - SPI - SPAQuE vignette

Ancienneté des forêts De manière générale, le développement de l'industrie, de l'agriculture, des infrastructures et des habitations a contribué à une diminution progressive des surfaces forestières. Les cartes de Ferraris (1777) et Vander Maelen (1850) attestent de la présence d'une vaste forêt entourant la commune de Seraing. De cette forêt historique, il résulte divers massifs (Vêcquée, Marchandise, Cornillon, Abbaye et Saint-Jean) qui ont pu traverser les siècles sans être complètement déboisés.

Au fil du temps, ces divers massifs ont connu des altérations : La forêt de la Vêcquée. Le , les de la forêt de la Vêcquée sont classés aux monuments et sites (CWATUPe - Code Wallon de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, du Patrimoine et de l'Energie). Ce classement a pour but de conserver l’intérêt et les qualités du massif boisé. De cette manière, le législateur s'est assuré qu'aucun déboisement ne serait plus effectué dans cette forêt. La forêt de la Marchandise. Du fait de sa proximité immédiate avec le fort de Boncelles, la forêt de la Marchandise fut affectée par les combats des débuts de la première et de la seconde guerres mondiales. De 1904 à 1947, la commune de Seraing utilisa la partie Nord de la forêt pour y déposer des immondices. Le bois de Saint-Jean. Le site a été fortement perturbé par l'activité humaine. Dès 1920, le bois Saint-Jean a servi de terrain de dépôt à la société sidérurgique d'Ougrée-Marihaye. Ensuite, le site fût utilisé par la commune d'Ougrée pour y déverser ses immondices. Le site servit de lieu de déversement de boues de lavage de gaz, des boues de hauts-fourneaux et des résidus solides et liquides de l'industrie chimique jusqu'en 1987. Le site était alors fortement pollué au plomb, zinc, cyanure, chrome, arsenic, huiles minérales et divers hydrocarbures polyaromatiques. Entre 2002 et 2010, la SPAQuE a procédé à la réhabilitation du site..

Lieux-dits

Arboretum de Seraing L'arboretum de Seraing se situe dans la forêt de la VêcquéeAux coordonnées . Il a été installé en 1916. À cette époque, les forêts belges venaient de passer une période d'intense exploitation qui les avait fortement appauvries. De nombreux d'arboretums ont donc été créés entre 1899 et 1918 afin de comparer le rendement de diverses essences exotiques dans le but de ré-enrichir la forêt.

L'arboretum est implanté sur une surface de . Il n'est actuellement pas ouvert au public. Les visites se font sur demande auprès du département de la Nature et des Forêts.

L'arboretum présente de nombreuses espèces exotiques dont : pin laricio de Corse, thuya géant, cyprès de Lawson, sapin de Nordmann, douglas, sapin pectiné...

Un séquoia géant a été planté en 1916. Il a été directement amené d'Amérique en container. En 2001, sa hauteur était de et sa circonférence de à )..

En 1915, lorsque fut décidée l'installation de l'arboretum, le conseil communal de Seraing envisagea la création dans la forêt de classes de vacances. Toutefois ce projet ne fut jamais concrétisé.

Réserve du Plateau des sources La réserve du Plateau des sources n'est pas une réserve naturelle. Il s'agit d'une zone de classée aux monuments et sites (CWATUPe - Code Wallon de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, du Patrimoine et de l'Energie). L'arrêté de classement date du . Il a été pris pour protéger une zone boisée jugée d’un intérêt exceptionnel ; principalement couverte par des aulnaies et chênaies ainsi que par la naissance de nombreuses sources.

À cette époque, la loi sur la conservation de la nature n'existait pas encore et la classement aux monuments et sites était l'unique manière d'offrir une protection à une zone naturelle.

Sur le terrain, la réserve est délimitée à la couleur par un marquage des arbres de bordure.

Li Bê Bon Dju vignette|Li Bê Bon Dju. Il s'agit d'un calvaire situé dans la forêt de la Vêcquée en plein milieu du carrefour de l'allée du Ban et de la drève du crucifix. Ce calvaire est constitué d'un crucifix surmontant quatre cylindres de pierre superposés.

Juste en face du Bê Bon Dju, on peut trouver un alignement de 6 sapins de Vancouver plantés en 1916. Ces arbres sont classés en tant qu'arbres remarquables de Wallonie pour leurs dimensions exceptionnelles. En 2001, leur hauteur était de et leur circonférence de à ).

Mare aux joncs Il s'agit d'une mare située dans la forêt de la Vêcquée le long de l'avenue du Ban. Plusieurs croyances populaires sont rattachées à cette mare.

Chapeau chinois Il s'agit de la tourelle d'un puits situé dans la forêt de la Vêcquée. À l'origine cette tourelle était couverte d'un toit en pierre de taille dont la forme peut rappeler celle d'un chapeau chinois. Actuellement, le toit ne recouvre plus la tourelle mais est déposé au sol.

Source du père Antoine Le long de la route de Rotheux, dans la forêt de la Vecquée jaillit de terre une source servant de lieu de souvenir aux Antoinistes et à laquelle certaines personnes prêtent des vertus thérapeutiques.

Faune forestière Les forêts sérésiennes accueillent une faune diversifiée, dont :

Mammifères : sanglier, chevreuil, mouflon, blaireau, renard, chat haret, raton laveur, fouine, écureuil, chauves-souris, putois, castor, chat sauvage, muscardin ;

Poissons : truite fario,

Oiseaux : héron cendré, pinson des arbres, mésange charbonnière, mésange bleue, mésange à longue queue, rouge gorge, pigeon ramier, pic noir, pic mar,

Batraciens : grenouille rousse, grenouille verte, crapaud commun, crapaud calamite, triton crêté, triton palmé, triton ponctué, salamandre commune,

Reptiles : orvet commun,

Insectes : lucane cerf-volant.

Flore forestière Strate arborée : hêtre commun, chêne pédonculé, chêne sessile, chêne rouge d'Amérique, aulne glutineux, frêne commun, saule, peuplier, érable sycomore, érable champêtre, tulipier de Virginie, bouleau verruqueux, sorbier des oiseleurs, charme, merisier, robinier faux-acacia, douglas, épicéa commun, épicéa de Sitka, pin sylvestre, pin de Weymouth, pin noir de Corde, pin noir d'Autriche, sapin de Vancouver, sapin de Nordmann, sapin pectiné, cryptoméria du Japon, cyprès de Lawson, mélèze du Japon, mélèze d'Europe, mélèze hybride, tsuga, thuya géant, séquoia géant,

Strate arbustive : cornouiller sanguin, sureau noir, sureau rouge, aubépine, pommier sauvage, noisetier, houx,

Strate herbacée : anémone sylvie, hottonie des marais, muguet, lierre grimpant,

Espèces invasives : érable jaspé, cerisier tardif, balsamine de l'Himalaya, renouée du Japon,

Natura 2000 - Site BE33013 « Bois de la Neuville et de la Vecquée » Le site Natura 2000 « Bois de la Neuville et de la Vecquée » couvre une superficie de et s'étendant sur les territoires de Flémalle, Neupré et Seraing. La majeure partie du site se trouve sur le plateau forestier de la Vecquée à Seraing. Les autres zones étant principalement des vallons de cours d'eau ainsi que des prairies de fauche maigres. La réserve du plateau des sources est entièrement reprise dans périmètre du site Natura 2000.

Le site Natura 2000 reprend 9 unités de gestion, majoritairement forestières.

Les espèces concernées par ce site Natura 2000 sont le Chabot, trois espèces de chauves-souris (Petit rhinolophe, Grand rhinolophe, Vespertillon des marais), la Bondrée apivore, la Bécassine des marais, le Martin pêcheur d'Europe, le Pic mar, le Pic noir..

Démographie

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie (Communes fusionnées)

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque janvier

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,11994100,41995100,4199699,8199799,8199899,8199999,4200099,0200198,5200298,7200398,9200499,0200599,3200699,32007100,12008100,82009101,92010102,52011103,22012103,92013104,22014104,32015104,62016104,92017104,92018105,02019105,02020104,92021104,32022104,52023104,72024105,02025105,62026105,9

Histoire Origines et étymologie La création de Seraing n'est pas vraiment déterminée dans le temps. Certains font remonter sa fondation à l'antiquité, d'autres à l'époque gallo-romaine ou franque d'où serait originaire le nom, Seranus, lié aux Cérésiens identifiés parmi les troupes de César.

La première forme écrite remonte au où la cartulaire de l'abbaye de Saint-Trond révèle la donation d'une exploitation agricole : la « villa Saran » en comté de Huy (pays de Hesbaye).

On retrouve une autre forme écrite datée de 1082, par Thierry , abbé de Saint-Hubert, à l'évêque de Liège, Henri de Verdun, qui le reçut dans une gracieuse maison à Seranus.

Au fil de l'histoire d'autres orthographes apparurent comme Serang (1147), Serayng (1151), Sereng (1246), Serangne (1298) et Serey (1598), c'est aux environs du et du que l'on rencontre dans les documents la dénomination Seraing et aussi Serain.

C'est seulement le que le conseil municipal adopte Seraing comme orthographeSeraing et son histoire.

La forme néerlandaise (1931) Seraing-aan-de-MaasHeraldryshop.biz > Wapens van het Koninkrijk België en het Groothertogdom Luxemburg n'est plus utilisée..

Principauté épiscopale de Liège