Le monastère de Réting (ou Radreng) (, ) est un monastère du bouddhisme tibétain situé dans le (), dans le xian de Lhünzhub, ville-préfecture de Lhassa, dans la région autonome du Tibet. Ses vestiges se trouvent à une centaine de kilomètres au nord de Lhassa, dans la vallée du fleuve Reting.

Histoire vignette|gauche|Le monastère Reting dans la vallée pierreuse de la rivière Reting rongchu (rwa sgreng rong chu) vu d'en haut. Le temple principal et la salle de réunion sont au centre du complexe surmonté d'un toit doré. Photo de 1950 par le diplomate britannique Hugh Edward Richardson. Le monastère fut fondé par Dromtönpa, disciple d'Atisha en 1056 ou 1057 à Réting (Radreng / Rva-sgreng) et devint le siège de la lignée kadampa apparue à cette période de renouveau du bouddhisme au Tibet.

Son fondateur y transporta une partie des reliques du maître de méditation indien Atisha.

Je Tsongkhapa (1357–1419), fondateur du Gelugpa, réforme le Kadam, qui prend alors le nom actuel de Gelug. Réting devient alors un important monastère Gelug et le siège du Réting RinpochéDowman, Keith. (1988). The Power-Places of Central Tibet: The Pilgrim's Guide, . Routledge & Kegan Paul, London. .

En 1934, année du chien de bois du cycle, le Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (, 1912-1947), à l'âge de 23 ans, devient un régent en place du Kashag et est en charage du gouvernement. Il fait construire la base et la structure principale de base du mémoriel de la stupa d'or ().

En 1947, pendant la période s'indépendance de facto du Tibet occidental et central (1912-1951), les moines de Réting tuèrent 16 des 30 soldats tibétains venus arrêter le Réting Rinpoché, l'ancien régent accusé de tentative de meurtre du nouveau régent, Taktra Rinpoché. En réponse, le gouvernement tibétain envoya d'autres soldats qui saccagèrent et pillèrent le monastère : statues fracassées, thangkas arrachées de leur support, livres précieux arrachés de leur reliure et éparpillés au sol. Selon Gyeten Namgyal, à l'instar du temple de Tengyeling trente ans auparavant, tous les bâtiments furent détruits Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As Recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi, extrait dans The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), sur le site HH RETING HUTUKTU : . Pourtant, une photo du diplomate britannique, Hugh Richardson du monastère en 1950, est décrite par Stephen Batchelor comme une vue de Réting du temps de sa splendeur : , .

Le monastère fut de nouveau détruit pendant la révolution culturelle puis partiellement restauréBradley Mayhew and Michael Kohn, Tibet, 6th edition, Lonely Planet Publications, 2005, , .. Le monastère de Shide, signifiant paix en tibétain, lié à celui de Réting, et domicile du Hutuktu de Réting, fut brûlé et pillé par les Chinois quand il combattirent les Tibétains en 1911-1912Charles Alfred Bell, The People of Tibet, p. 126. Il fut détruit durant la révolution culturelle. A l'écart des circuits pour touristes, il n'a pas été reconstruit. Une nonne en a gardé les ruines pendant plus de 20 ans<ref>Pierre-Yves Ginet, Marie-José Chombart de Lauwe, Femmes en résistance, Verlhac, 2009, , p. 51</ref>. Des travaux de rénovations ont débuté en , le gouvernement central chinois a pour cela engagé 15 millions de yuans (2,28 millions de dollars). Les murs fissurés sont réparés, mais ceux risquant de faire effondrer la structure sont détruits et reconstruits dans le style original, en se basant sur des documents d'archive. Des spécialistes sont sur place durant les travaux pour protéger les fresques.

Galerie

Voir aussi

Bibliographie Victor Chan, Tibet. Le guide du pèlerin, coll. « Les guides du voyageur », Éditions Olizane, 1998, 1211 p., pp. 615-616 (« Monastère de Reting »)

Articles connexes Liste de temples bouddhistes du Tibet Réting Rinpoché Jamphel Yeshe Gyaltsen

Liens externes

Reting Rinpoche (Site The Tibet Album) Radreng monastery (Site Rigpa Shedra Wiki'')

Références

Catégorie:Monastère Kadampa Catégorie:Monastère Gelug Catégorie:Temple bouddhiste dans la région autonome du Tibet Catégorie:Fondation en 1056 Catégorie:1056 au Tibet Catégorie:Patrimoine du XIe siècle Catégorie:Bâtiment détruit lors de la révolution culturelle