Olympiodore de Thèbes est un historien grec du , né vers 380 à Thèbes en Égypte, qui prit part à une ambassade envoyée en 412 par Honorius à Attila, selon Photios dans sa Bibliothèque. Toujours d'après Photios, il aurait également été alchimiste(en grec ancien ) mais on peut distinguer Olympiodore de Thèbes et Olympiodore l'AlchimisteJ. R. Martindale, The Prosopography of the Later Roman Empire, Cambridge, 1980, p. 800. R. Goulet, éd., Dictionnaire des philosophes antiques, C.N.R.S. Éditions, t. IV, 2005.

Œuvre Il a écrit une Histoire de l'Empire romain de 407 à 425en grec en 22 livres, continuant l'œuvre d'Eunape. Cette histoire est perdue ; un résumé en est donné par PhotiosPhotios, Bibliothèque (vers 835), trad. du grec R. Henry, Les Belles Lettres, 9 t. : codex 80.. Selon Moïse de Khorène, dans son Histoire de l'Arménie, Olympiodore s’exprima ainsi :

« Je vous rapporterai les discours non écrits, parvenus par la tradition, discours que répètent encore aujourd’hui beaucoup de paysans. Il existe un livre relatif à Xisuthre et à ses enfants, livre qu’on ne voit plus nulle part, où l’ordre des faits se trouve ainsi fixé : « Après la navigation de Xisuthre en Arménie et son débarquement sur la terre ferme, un de ses fils, appelé Sim, s’en va, est-il dit, au nord-ouest pour reconnaître la contrée. Arrivé au pied d’une montagne à la large base qui forme une plaine arrosée par des fleuves qui se rendent en Assyrie, il s’arrête sur les rives de ce fleuve [l’espace de] deux heures, et appelle la montagne de son nom, Sim ; puis il retourne au sud-est, d’où il était parti. Un de ses plus jeunes fils, nommé Darpan, avec ses trente fils, ses quinze filles et leurs époux, s’étant séparé de son père, retourne s’établir sur les rives du fleuve. Sim, du nom de son fils, appelle cet endroit Daron, et le lieu où il a habité lui-même Tzéronk (dispersion), car ce fut là que pour la première fois ses enfants se séparèrent de lui. Ayant gagné les confins du pays des Bactriens, il y séjourna, dit-on, quelques jours ; mais un de ses fils s’y fixa, car les contrées de l’Orient appellent Sim, Zerouant, et son pays Zarouant, jusqu’à présent. Cependant souvent, très souvent, les anciens descendants d’Aram redisent ces traditions populaires au son du pampirn dans leurs ballades et leurs danses. »

Œuvres Fragments Texte grec avec trad. an. in R.C. Blockley, The fragmentary classicising historians of the later Roman empire. Eunapius, Olympiodorus, Priscus and Malchus, 2 vols., Liverpool: Francis Cairns, 1981. Photios, Bibliothèque (IX s.), codex 80 et 214 ; trad. du grec, Les Belles Lettres.

Bibliographie Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology (1870), v. 3, p. 23.

Notes et références

Catégorie:Historien byzantin du Ve siècle Catégorie:Littérature grecque tardive Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Historien du haut Moyen Âge Catégorie:Historien de l'Antiquité tardive Catégorie:Personnalité égyptienne du Ve siècle Catégorie:Diplomate de l'Empire byzantin Catégorie:Diplomate du Ve siècle