Dardilly est une commune française située dans la métropole de Lyon, au sein du département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Dardilly est une commune vallonnée de située dans la banlieue nord-ouest de Lyon. Elle se distingue par son cadre de vie naturel et sa proximité avec le centre de Lyon.

Lieux-dits et écarts vignette|left|Ferme au hameau de Parsonge dessinée par Joannès Drevet (1854–1940).

Communes limitrophes

Relief L'altitude varie entre et permettant des points de vue sur les monts d'Or, les monts du Lyonnais et par temps clair sur les Alpes, du Vercors jusqu'au mont Blanc.

Hydrographie Dardilly recouvre trois vallées orientées nord-sud : la vallée du ruisseau de la Beffe à l'ouest, la vallée du ruisseau des Planches et la vallée du ruisseau de Serres à l'est.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Desserte routière La commune est traversée à l'est par l'autoroute A6 et la route nationale 6 et à l'ouest par la route nationale 7.

Transports ferroviaires La ville possède deux gares SNCF : gare de Dardilly-le-Jubin, aux pieds du lycée dans le quartier Porte de Lyon et gare de Dardilly-les-Mouilles, dans le quartier résidentiel, sur la section de ligne gare de Lyon-Saint-Paul / gare de Lozanne, qui fait partie de la ligne Paray-le-Monial - Givors.

Transports en commun La ville de Dardilly est desservie en journée par plusieurs lignes du réseau TCL (Transports en commun lyonnais).

Urbanisme Typologie Au , Dardilly est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (49,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,7 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), forêts (14,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,7 %), prairies (9,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,7 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la commune viendrait de dard (du ), représentant une arme blanche pointue..

Héraldique

Histoire

Une personnalité géographique originale Le territoire de Dardilly fait partie du plateau lyonnais. (Par cette expression, les géographes désignent le gradin intermédiaire entre les monts du Lyonnais à l’ouest et les plaines rhodaniennes à l’est, étiré du nord au sud sur une trentaine de km jusqu’au confluent du Gier avec le Rhône). Il en a les deux caractéristiques essentielles : la structure géologique de roches dures, granitiques et métamorphiques, qui est celle du Massif central ; une altitude soutenue autour de 300 à 400 mètres alt=couche calcaire du Jurassique inférieur|vignette|couche calcaire du Jurassique inférieur alt=calcaire à gryphées|gauche|vignette|calcaire à gryphées Dans la partie sud, ce socle est voilé par une mince couche d’alluvions argileuses et caillouteuses, héritage du Quaternaire. Mais, dans la moitié nord, il est recouvert par les mêmes couches sédimentaires du Jurassique inférieur qui forment la masse des monts d’Or. L’érosion a détaché de ceux-ci à la fois une petite pastille sur laquelle est édifié le bourg avec son église et surtout la masse d’une véritable butte-témoin qui porte en son sommet le fort du Paillet où se trouve le point culminant de la commune (394 m). Parmi ces couches, on notera la présence du calcaire à gryphées (du nom de son fossile caractéristique). Il se présente sous la forme de plaques dont tire son nom le chemin des Pierres Blanche. On a pu les utiliser telles quelles comme murs de soutènement ou pour la consolidation des berges du ruisseau des Planches. Dans le passé des carriers en ont tiré de la pierre de taille comme leurs confrères de Saint-Fortunat au cœur des monts d’Or. alt=ruisseau de la Beffe|vignette|ruisseau de la Beffe On peut contester le terme de plateau pour définir la topographie de la partie centrale de la commune : sa position en bordure lui a valu d’être attaquée par l’érosion régressive des ruisseaux et le relief s'y résout plutôt en lanière. Telle est bien l’impression dominante lorsqu’on chemine sur l’artère centrale du fort du Paillet en direction du bourg et au-delà. Le ruisseau des Planches a approfondi son entaille. Il rejoint sur le territoire d’Ecully à travers la forêt le ruisseau des Serres sur sa gauche et tous deux continueront leur chemin jusqu’à la Saône à travers le quartier lyonnais de Vaise. Dans ce découpage, le ruisseau des Beffes joue un rôle plus marginal puisqu’il sert de limite avec la commune de la Tour de Salvagny. Il rejoindra l’Yzeron et donc le Rhône à travers la commune de Charbonnières qui lui donnera son nom. Plus anecdotique est le bref parcours du Semonet qui s’échappe vers le nord en direction de l’Azergues : il ne vaut d’être signalé que parce qu’il permet de mieux comprendre la position stratégique du fort du Paillet.

La nuit des origines alt=vestiges de l'aqueduc de la Brévenne|vignette|vestiges de l'aqueduc de la Brévenne Il ne nous reste que peu de traces d’une présence humaine sur le territoire de Dardilly avant le . Le seul témoignage que nous conservions de la Préhistoire est une hache vert foncé en pierre polie découverte au dans le bois des Serres, datant donc du Néolithique. Alors que la romanisation a si fortement marqué les premiers siècles de notre ère depuis la fondation de Lugdunum, il a fallu de patientes recherches pour retrouver des vestiges de l’aqueduc de la Brévenne créé aux temps de l’empereur Claude pour l’alimentation de Fourvière. « Son tracé, commandé par le relief, présente d’incessantes sinuosités, de sorte que le parcours sur Dardilly est long de 9 000 mètres alors que la distance en ligne droite n’est que de 3 300 mètres d’une extrémité à l’autre ». À défaut de vestiges véritables le souvenir en est conservé dans le parc des Noyeraies par le nom de l'espace culturel de l'Aqueduc et un panneau d'information à proximité d'une trappe vitrée protégeant quelques restes.

Quant au nom même Darciliacus de la commune, il apparait pour la première fois dans le cartulaire (recueil des chartes) de l’abbaye d’Ainay en 976. Cette terminaison en -acus transformée en -y est interprétée comme l’appropriation d’un territoire par un certain Darcilius aux temps gallo-romains.

Du Moyen Âge à la Révolution alt=croix du Bourg|vignette|Croix du Bourg.