Le groupe parlementaire de l'Union républicaine est créé de façon informelle à l'issue des premières élections législatives de la Troisième République, en 1871. Mené à l’Assemblée nationale puis à la Chambre des députés par Léon Gambetta, le groupe disparaît en 1885, avant d’être relancé en 1905 puis 1911, avec une orientation plus centriste. Il existe également un groupe de l’Union républicaine au Sénat de 1876 à la fin de la Troisième République.

À l’Assemblée nationale puis à la Chambre des députés Aile gauche des républicains en 1871 En , à ses débuts, le groupe rassemble les républicains radicaux et les républicains modérés opposés à la signature de la paix avec l'Empire allemand. Mené par Gambetta, il compte des figures comme Louis BlancMichel Winock, Clemenceau, éditions Perrin, 2007, chap. I, 20-21 , Victor Hugo, Giuseppe Garibaldi, Edgar Quinet (dans l'ordre d'élection), ainsi que Pierre Waldeck-Rousseau, Alphonse Gent, Émile Littré, Charles Floquet, Georges Clemenceau, Arthur Ranc, Gustave Courbet, Amaury Dréo ou Jacques Duvigneau.

Mouvement de recentrage Progressivement, le groupe se rapproche de l'autre tendance des républicains modérés, celle de la Gauche républicaine de Jules Ferry, ce qui entraîne la scission de l'Extrême gauche, regroupant les Radicaux intransigeants derrière Georges Clemenceau, en 1876.

Pendant le ministère Gambetta (1881-1882), est fondé le groupe parlementaire de la Gauche radicale réunissant les « radicaux modérés » qui se détachent alors de l'Union républicaine. À la chute du gouvernement, le groupe compte 174 députés et se transforme en un véritable groupe parlementaire structuré. Elle se définit comme « un groupe de travailleurs indépendants, décidés à mettre les questions de progrès et de réformes au-dessus de toutes les questions de personnes. ». Hervé Mangon est élu à la première présidence et Louis Greppo à la vice-présidence.

Disparition en 1885 Les élections législatives de 1885 marquent un recul important du camp républicain au profit de la droite. L'Union républicaine représente, avec l'Union démocratique, les modérés (ou « opportunistes »). Ceux-ci sont concurrencés sur leur gauche par les radicaux de l'Extrême gauche et de la Gauche radicale. Afin de peser plus à la Chambre des députés, les deux groupes modérés fusionnent avec celui du centre gauche pour former l'Union des gauches.

Dissidences des républicains progressistes Union progressiste En 1894, le gambettiste Gustave Isambert crée l'Union progressiste, qui se veut l'héritière de l'Union républicaine de 1871-1885.

Union républicaine (1905-1910) Le , des dissidents du groupe des républicains progressistes opposés à l'opposition systématique de la Fédération républicaine, créent un nouveau groupe « Union républicaine » afin de se rapprocher de l'Union démocratique, qui a succédé à l'Union progressiste.

Ce deuxième groupe, dirigé par Paul Bignon, Jules Legrand et Émile Coache, est reconduit après les législatives de 1906 et compte une quarantaine de membres (inscrits parallèlement dans d'autres groupes) jusqu'en 1910.

Union républicaine (1911-1914) Une troisième Union républicaine est créée le par de nouveaux dissidents issus de l'aile gauche des républicains progressistes, hostiles à un rapprochement de la Fédération républicaine avec la droite ralliée. En 1914, la majorité de ses membres forment la Gauche démocratique.

Résultats électoraux AnnéeRésultatsSièges+/–Chef de fileVoix%Rang1871?6,05e 38Léon Gambetta18761 359 43518,42e 60Léon Gambetta1877?1er 50Léon Gambetta18812 678 67837,31er 56Léon Gambetta18851 744 49022,02e 36Henri Brisson18892 974 56537,41er 133Charles Floquet

Au Sénat Un groupe similaire à celui de la Chambre De 1876 à 1885, le groupe sénatorial de l'Union républicaine est l'exact équivalent du groupe du même nom à la Chambre. Par la suite, il devient le principal groupe parlementaire des sénateurs de l'Alliance démocratique.

Orientation progressive au centre et à droite

En 1927, le groupe, présidé par Antony Ratier, compte parmi ses membres des personnalités comme Raymond Poincaré, Paul Doumer, Alexandre Millerand, Frédéric François-Marsal, Justin Germain Casimir de Selves, Hippolyte Morellet.

D'autres sénateurs, proches ou membres de l'AD et issus de la mouvance radicale indépendante, constituent en 1932 le groupe de l'Union démocratique et radicale.

Son orientation devient progressivement libérale et centriste.

Notes et références

groupe d'union républicaine Catégorie:Groupe politique du Sénat français (Troisième République)