Le phare de Beauduc, au sud-est de la Camargue, est isolé entre les étangs et la mer, sur la pointe de Beauduc (commune d'Arles).

En raison de la modification du trait de côte en Camargue, le phare est définitivement éteint en 2019 et remplacé par une bouée cardinale à la pinte de Beauduc.

Historique En 1865, un amer en charpente de bois est construit. À la suite du naufrage du vapeur marseillais Pergame, le , un projet de construction d'un phare est diligenté pour améliorer la signalisation des côtes camarguaises afin d'éviter la confusion entre le phare de Faraman plus à l'est, et le phare de Planier en rade de Marseille. Sur décision ministérielle les plans de l'ingénieur Combarnous, élaborés en 1900, sont approuvés et la construction est terminée dès 1902Les Archives nationales conservent, sous la cote CP/F/14/17508/1, cinq plans du phare élaborés en 1898.. Le phare est mis en service en 1903 avec un feu à vapeur de pétrole. Jusqu'à son électrification en 1970, il est exploité par quatre gardiens (électromécaniciens de phare).

gauche|vignette|Étude sans suite pour la pointe de Beauduc. Début 1953, un signal sonore à air comprimé (corne de brume) constitué de trois pavillons est installé en haut du phare, pour signaler la pointe du Sablon lorsque la visibilité est réduite ; ce signal est abandonné en 1980. En 1970, un aérogénérateur est mis en service pour son énergie principale ; l'alimentation de secours est fournie par un générateur solaire photovoltaïque.

Phare actuel Le phare de Beauduc est resté dans son aspect architectural premier. C'est une tour isolée, cylindro-conique, construite en pierre de taille. Le bâtiment des gardiens placé à l'arrière comporte sept chambres, deux magasins, deux cuisines et un grand vestibule qui sépare les deux appartements. Une écurie se trouvait à une centaine de mètres plus loin . L'habitation de de long sur de large est surélevée de au-dessus du sol pour être à plus de trois mètres au-dessus du niveau de la mer ce qui la protège des entrées marines par vent de secteur sud.

Depuis , le phare est totalement automatisé ; il ne se visite pas. Depuis 2004, son alimentation en électricité est assurée par des capteurs solaires installés en haut de la tour. La maison de gardien est barricadée et bien que le toit ait été refait, en 2007, elle était dégradée.

Le phare, les façades et les toitures du logement des gardiens ainsi que la terrasse sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2013 (JORF n° 0107 du 8 mai 2014 page 7804) sur Légifrance, consulté le 3 juin 2014..

En 2017, une commission nautique locale à l'initiative du Service des Phares et Balises a décidé d'éteindre définitivement le feu du phare de Beauduc en raison d'un accès trop difficile à l'édifice et de trop nombreux problèmes de fonctionnement. Le balisage maritime de la zone a été revu de façon à pallier l'arrêt du phare : la bouée de Beauduc a été repositionnée, la portée de son feu a été augmentée. La portée de la bouée de Faraman a elle aussi été augmentéeProcès-verbal de la commission nautique locale du 12 Septembre 2017..

Le phare a finalement été définitivement éteint le .

Notes et références

Voir aussi Liens internes Phare de Faraman Phare de la Gacholle Gardien de phare Liste des monuments historiques d'Arles

Liens externes

Phare de Beauduc (photographie aérienne)

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