Le Vistre est une rivière française qui traverse la Vistrenque, région naturelle et agricole du département du Gard, en région Occitanie. Son cours a été aménagé pour déboucher aujourd'hui dans le canal du Rhône à Sète.
Géographie Parcours Le Vistre prend naissance sur la commune de Bezouce, en piémont des garrigues, au nord-est de Nîmes. Il s’écoule dans la vallée de la Vistrenque, orientée du nord-est au sud-ouest. Il longe le versant nord du plateau des Costières et atteint enfin la Petite Camargue, où il se jette dans le Canal du Rhône à Sète, canal de navigation reliant le Rhône au Languedoc via Aigues-Mortes.
Le Vieux Vistre a une longueur de . Il se sépare en deux bras au niveau de la commune du Cailar. Ces deux bras se rejoignent pour une embouchure commune à Aigues-Mortes. Le deuxième bras, long de , correspond au canal le Vistre créé au .
Communes et cantons traversés vignette|gauche|Le Vistre à Vauvert. Dans le Gard, le Vistre traverse au total dix-sept communes : Bezouce (source), Saint-Gervasy, Marguerittes, Rodilhan, Bouillargues, Nîmes, Caissargues, Milhaud, Aubord, Bernis, Uchaud, Vestric-et-Candiac, Vergèze, Vauvert, Le Cailar, Saint-Laurent-d'Aigouze et rejoint ses confluents dans la ville d'Aigues-Mortes.
Soit en termes de cantons, le Vistre prend source dans le canton de Redessan, traverse les canton de Marguerittes, canton de Saint-Gilles, canton de Vauvert, conflue dans le canton d'Aigues-Mortes, le tout dans le seul arrondissement de Nîmes.
Toponymie Le Vistre a donné son hydronyme à la Vistrenque, et par conséquent, au canton de La Vistrenque et aux Vin de pays de la Vistrenque.
Bassin versant Le Vieux Vistre traverse quatre zones hydrographiques Y350, Y351, Y352, Y353 pour une superficie totale de . Ce bassin versant est constitué à 63,06 % de , à 18,22 % de , à 16,62 % de , à 1,82 % de , à 0,26 % de
Organisme gestionnaire En 1998 est créé le Syndicat mixte du bassin versant du Vistre, afin de mettre en place une nouvelle politique de restauration des milieux, de régulation des crues et de gestion de la qualité de l'eau. À ce titre, le syndicat mixte mène études et diagnostics sur l'ensemble du bassin versant, gère l'entretien régulier des cours d'eau concernés et procède à la sensibilisation des différents acteurs locaux sur les enjeux et objectifs à atteindre.
Affluents
Le Vistre a onze affluents référencés et deux autres exutoires :
le Valat du Cambon (rgrd pour rive droite et rg pour rive gauche), sur les deux communes de Saint-Gervasy et Bezouce. le Valat de la Bastide (rd), sur la seule commune de Saint-Gervasy. le ruisseau le Canabou (rd), sur les trois communes de Cabrières, Saint-Gervasy et Marguerittes. le ruisseau le Bartadet (d), sur les deux communes de Nîmes et Marguerittes. le ruisseau le Buffalon (rg), sur les cinq communes de Manduel, Bezouce Redessan, Nîmes et Rodilhan, avec un affluent : le Valat Neuf (rg), sur les deux communes de Bezouce et Ledenon. le ruisseau de Campagne (rg), sur la seule commune de Nîmes. le ruisseau le Grand Campagnolle (rg), , sur les cinq communes de Nîmes, Bernis, Milhaud, Aubord, Générac avec un affluent : le Petit Campagnolle (rg), sur les trois communes de Nîmes, Milhaud, Générac. le ruisseau le Rieu (rg), sur les trois communes de Bernis, Aubord, Générac. le ruisseau le Grand Courant (rd), , sur les deux communes de Bernis, Milhaud avec trois affluents non référencé au SANDRE : la Pondre, la Fossé de Mareyrois le Valat de Larrière la rivière le Rhôny (rd), sur onze communes avec neuf affluents et de rang de Strahler quatre. La rivière la Cubelle (rd), sur trois communes et confluant avec le canal le Vistre.
Les exutoires supplémentaires sont le canal d'irrigation du Bas-Rhône Languedoc ou canal Philippe-Lamour et le canal le Vistre. Rang de Strahler Donc son rang de Strahler est de cinq.
Histoire Pendant les États généraux de Languedoc, en l'année 1696, Denis Veiras proposa de rendre navigable le Vistre de Nîmes jusqu'au port de Sète, ambition qui ne fut jamais portée à la réalité.
Durant la période de la révolution française, l'abolition des privilèges et le partage des bois et près communaux a exacerbé les défrichements, en montagne notamment. Les coupes rases ou cultures sur brûlis dégradent les sols et sont emportés par l'érosion. Le Vistre connait alors de nombreux débordements et charrie une eau de plus en plus turbide. Dans le Gard, les administrateurs, de hauts fonctionnaires, l'ingénieur en chef et des agronomes scandalisés alertent le gouvernement et les députés : . M. Mons évalue alors la perte causée par les seuls torrents du Vistre et du Vidourle à un million de francs (de l'époque). Becquerel (Antoine César, M.), Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google) ; 1865 voire pages 43 et suivantes.
En 1868, la couverture du Vistre est réalisée dans la ville de Nîmes, pour constituer la route d'Arles.
Hydrologie Le cours d'eau est soumis au régime hydrologique cévenol et peut donc connaitre des crues extrêmement violentes.
Les plus importantes parmi ces dernières décennies sont celles du , du , du , des 6 au et celle du .
Voir aussi
la liste des rivières françaises la liste des cours d'eau du Gard le Vidourle la Vistrenque
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Cours d'eau du bassin côtier Rhône-Méditerranée Catégorie:Cours d'eau dans le Gard Catégorie:Hydrographie en Camargue Catégorie:Fleuve en Europe Catégorie:Fleuve côtier en région Occitanie