Armand François d'Allonville, né au château de La Roche à Verdelot (Seine-et-Marne) le William Duckett, Dictionnaire de la conversation et de la lecture, vol. I, 1853, p. 392. et mort à Metz le « Nécrologie » parue dans L'Investigateur : journal de l'Institut historique, t. 3, III série, 1853, p. 253-254.Information validée par le dictionnaire de J-J. Barbé : Metz, documents généalogiques, 1934, p.4, était un officier royaliste français, puis auteur de mémoires historiques et lexicographe.
Biographie Fils aîné d'Armand Jean d'Allonville, il est major en second du régiment d'Auxerrois en 1788Louis-Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants, vol. I, 1816, .. Émigré en 1791, il rejoint le prince de Condé à Coblence. De retour en France en 1792, il est l'un de ceux qui s'offrent comme otages pour la libération de Louis XVI après sa fuite et son arrestation à Varennes. Il se fait connaître la même année par une brochure intitulée Lettre d'un royaliste à M. Malouet, où il prône le retour à la constitution qui, selon lui, existe en France depuis plus de et qui, malgré toutes ses imperfections, est seule garante de la liberté et du bonheur du peupleJames L. Osen, Royalist Political Thought During the French Revolution, Westport, CT: Greenwood Press, 1995, p. 52-53.. Émigré de nouveau en 1794, il est fait colonel dans l'armée des princes et chevalier de Saint-Louis en 1795. Il voyage ensuite en Italie, en Espagne et en RussieUne assertion non corrélée par ailleurs avance que, devenu maréchal de camp au service du Tsar, d'Allonville aurait participé à l'élaboration des plans de retraite de l'armée russe durant la première phase de la Campagne de Russie en 1812, selon Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, 2006, p.48., où il se lie avec plusieurs personnalités marquantes de l'époque et épouse en secondes noces une arrière-petite-fille du maréchal de Münnich.
Il se fixe définitivement en France en 1828 et s'occupe de travaux historiques. À partir de 1832, il rédige les six derniers volumes des Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, compilation commencée par l'historien Alphonse de Beauchamp. Entre 1838 et 1845, il publie une nouvelle série de documents d'archives sous le titre Mémoires secrets, 1770-1830. Il contribue également par des articles au Dictionnaire de la conversation de William Duckett, à la Biographie universelle de Louis-Gabriel Michaud, au Livre des cent et unVoir son article intitulé « Les Maisons de jeux » dans Paris, ou le Livre des cent et un, Paris : Ladvocat, t. 5, 1832 Texte en ligne. et au journal de l'Institut historique, dont il est l'un des membres fondateurs et l'un des vice-présidents en 1838Journal de l'Institut historique, t. 10, 1839, p. 38.. Frappé de cécité dans son âge mûr, il laisse à sa mort un certain nombre de manuscrits inédits, parmi lesquels des travaux sur l'histoire de la Russie et un recueil intitulé Ma Philosophie, composé de pensées et de maximes sur la religion, la morale et la politique.
Armand François d'Allonville est le frère d'Alexandre Louis d’Allonville.
Publications Lettre d'un royaliste à M. Malouet, du mardi 22 mai 1792, 1792 Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans la guerre de la Révolution, depuis 1792 jusqu'en 1815, par Alphonse de Beauchamp, continués par Armand d'Allonville, 13 vol., 1828-1838 Mémoires secrets, de 1770 à 1830, 6 vol., 1838-1845
Notes et références
Catégorie:Émigré sous la Révolution française Catégorie:Militaire de l'Ancien Régime Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Armand François Catégorie:Naissance en décembre 1764 Catégorie:Décès en août 1853 Catégorie:Décès à Metz Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Noble français du XIXe siècle Catégorie:Général français de la Restauration