vignette|Bas-relief représentant Gyula Krúdy sur le mur de sa maison natale. Gyula Krúdy (né le à Nyíregyháza – mort le à Budapest) est un journaliste et l'un des plus importants écrivains de la littérature hongroise moderne.

Biographie

L'enfant

Krúdy naît en 1878 Les citations mentionnées ici sont extraites de la très courte autobiographie rédigée par Krúdy, que l'on peut lire sur le site de la Krúdy Gyula (Digitális) Alapítvány.. Il est le premier enfant de Gyula Krúdy, un avocat fils d'avocat, d'une famille de la petite noblesse originaire du comitat de NógrádLa famille Krúdy était noble depuis au moins le . L'arrière-grand-père de l'écrivain, János Krúdy, était gouverneur militaire du Nógrád de 1832 à 1846. Son fils Gyula s'installa à Debrecen comme avocat où il épousa Mária Radics. Leur fils Gyula, père de l'écrivain, continua la migration en allant s'installer à Nyíregyháza. Cette branche de la famille (depuis János) était catholique, les autres branches et la famille d'origine étant évangéliques (luthériennes). Voir Magyarország családai d'Imre Nagy, volume H-K, pp. 471 et 472., et de Julianna Csákányi, domestique de famille paysanne. La différence sociale forcera le couple à ne régulariser son union qu'en 1895 après la naissance de leur septième enfant. La famille habite . . Cette enfance à la fois heureuse et à part (puisqu'il gardera le statut d'enfant naturel jusqu'à ses 17 ans) inspirera plus tard le roman N.N.Un article sur "N.N.".

Le lycéen

. En 1887, son père l'envoie en effet au lycée catholique de Szatmár, tenu par les jésuites, puis un an plus tard, devant son peu de réussite, à celui de Podolin, ville germanophone de haute Hongrie (actuelle Slovaquie), où il passe trois ans qui l'attacheront à cette région, très présente dans ses œuvres. En 1891, son père le fait revenir à Nyíregyháza, au lycée évangélique (luthérien) de la ville, où le jeune homme, très mûr pour son âge, se lance déjà dans le journalisme avec d'autres élèves.

En 1892, il crée ainsi un "bureau de presse" qui fournit les quotidiens de Budapest en articles sur l'actualité locale. C'est aussi l'année où il publie sa première nouvelle dans l'un des quotidiens de la ville: Miért ölte meg Kain Ábelt? (Pourquoi Caïn a-t-il tué Abel ?). L'envie d'être écrivain lui serait venue en lisant Eugène Onéguine de Pouchkine : Extrait du Vörös postakocsi (La diligence rouge). Cité par Béla Katona, dans Az élő Krúdy (Krúdy vivant), Nyíregyháza, 2003, p.17..

Le journaliste et l'écrivain

Il passe son baccalauréat en et devient ensuite journaliste, travaillant d'abord à Debrecen, puis à Nagyvárad (auj. Oradea, Roumanie). À l'aube de ses vingt ans, il publie son premier recueil de nouvelles : Üres a fészek és egyéb történetek (Le nid est vide et autres histoires). Il prend part à la rédaction de la plupart de grands journaux et de magazines littéraires de son époque, dont le Nyugat. Sa série Szindbád et le roman ''La Diligence rouge (A vörös postakocsi) ont un écho national et remportent grand succès auprès du public.

En 1899, il se marie avec Bella Spiegler (de son nom d'écrivain Satanella), institutrice et journaliste occasionnelle. Plus tard, il la quitte pour Zsuzsa Rózsa. Son parcours est un événement particulier au sein de la littérature hongroise du .

Œuvre Gyula Krúdy a écrit plus de 86 romans, des milliers de nouvelles et des milliers d'articles de journaux qui n'ont pas encore été tous recensésSelon Kalligram Könyv- és Lapkiadó qui a entrepris l'édition des œuvres complètes de Krúdy en 2005. Sa bibliographie est consultable (en hongrois) sur le site de la Krúdy Gyula digitális Alapítvány..

Hommages Selon Imre Kertész, le hongrois est la Imre Kertész (Entretien avec Clara Boyer), , Lignes, 2017, p23 à 34. .

Traductions françaises Romans A vörös postakocsi (1913) Bukfenc (1918) Napraforgó (1918) Az útitárs (1919) Asszonyságok díja (1920) N.N. (1922) Hét bagoly (1922) A tiszaeszlári Solymosi Eszter (1931) Kleofásné kakasa (?) Francia Kastély (1912)

Recueils de nouvelles Aranykézutcai szép napok (1916) Őszi versenyek (1922) Szindbád-történetek (1911-1935)

Nouvelles Le Flûtiste de Pest, traduit par Ibolya Virag, Le Monde, 1982 La Maison à la tête de dragon, traduit par Ibolya Virag, Les Nouvelles littéraires, 1986 La Balle du violoncelliste, traduit par Ibolya Virag, La Main de Singe, 1988

Notes et références

Liens externes

Le Chat sauvage, texte intégral de la nouvelle extraite des Beaux Jours de la rue de la Main d'Or. Editions Cambourakis Présentation de Gyula Krúdy Dialogues France-Europe centrale

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