Charles-Philippe Place, né le à Paris et mort le à RennesArchives municipales de Rennes, 4E102, Registre des décès, 1893, , acte 412., est homme d'Église, évêque, puis archevêque et cardinal français.
Biographie Avocat de profession, Charles-Philippe Place eut une vocation tardive. Fils de Philippe Place, avocat au Barreau de Paris et de Marie-Camille Lefevre d'Hervilliers, il entama des études de Théologie à Rome (1847-1849), il fut ordonné prêtre à 36 ans en 1850. Vicaire général de Félix DupanloupVoir le Bulletin de l’Œuvre des Écoles d’Orient. – septembre 1863. couverture. au diocèse d'Orléans, supérieur du Petit Séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin de 1852 à 1856Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Éditeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913, 450 pages. Réédité en 2010 par Kessinger Publishing , professeur puis supérieur du Petit séminaire de Notre-Dame-des-Champs de Paris, il est membre du Conseil d’AdministrationVoir le procès-verbal de la séance du 15 novembre 1858 du Conseil d’Administration de l’Œuvre des Écoles d'Orient. de l’Œuvre des Écoles d’Orient de 1858 et son Vice-Président entre 1861 et 1863. Il revint à Rome de 1863 à 1866 comme auditeur de la Rote pour la France.
Il est nommé évêque de Marseille le , par le pape Pie IX, assisté de et François Marinelli, respectivement évêques de et de .
Père conciliaire de Vatican I, Charles-Philippe Place fit partie de la minorité opposée au dogme de l'infaillibilité papale, cette prise de position lui valant de sérieuses difficultés dans son diocèse.
Promu archevêque de Rennes, le , Charles-Philippe Place obtint le le rétablissement du titre de cathédrale au profit des églises Saint-Samson de Dol et Saint-Vincent de Saint-Malo, l'archidiocèse étant désormais celui de Rennes, Dol et Saint-Malo : il devint le premier prélat à porter le titre d'archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo.
Dans son archidiocèse, Charles-Philippe Place institua le principe des visites canoniques annuelles des paroisses ainsi que celui des retraites presbytérales annuelles.
Le , il fut créé cardinal par Léon XIII au titre cardinalice de Santa Maria Nuova, de Sainte Marie la Nouvelle et de Sainte Françoise au Forum Romain.
Par décret du , il se vit adjoindre un coadjuteur en la personne de Mgr Gonindard, alors évêque de Verdun.
Prélat énergique, voire autoritaire, Charles-Philippe Place se distingua tant par ses prises de position publiques sur les questions de l'enseignement (1879-1880), du service militaire pour les séminaristes (1881), que par son refus au très autoritaire cardinal Rampolla, Cardinal secrétaire d’Etat, d'assumer l'annonce de la politique de ralliement des catholiques à la Troisième République.
Cette mission, sur la suggestion du cardinal Place, devait finalement échoir au cardinal Lavigerie, archevêque d'Alger et de Carthage, primat d'Afrique. Charles-Philippe Place s'expliqua de ce choix en souhaitant que cette annonce soit portée par un prélat plus jeune que lui, dont le charisme naturel, habitué des prises de position bien tranchées, imposerait à tous ce changement politique. D'autre part, dans ses échanges avec le cardinal Rampolla, Charles-Philippe Place expose l'avantage d'une annonce de ralliement prononcée hors de la Métropole, loin des soutiens monarchiques et surtout loin de la noblesse de son diocèse que le cardinal Place sait peu enclin à soutenir la République et qui ne manqua pas de voir dans le Toast d'Alger le refus du pape à soutenir le retour de la monarchie en France.
Chevalier de la Légion d’honneur, grand-croix du Saint-Sépulcre, il devait s'éteindre à Rennes le . Son corps est inhumé dans la cathédrale de Rennes tandis que son cœur repose au côté de sa sœur dans le tombeau familial au cimetière de Bouin en Vendée.
Lien de parenté Il est le frère du diplomate et archéologue Victor Place.
Armes Coupé au premier parti d'azur à la Vierge de Notre-Dame de la Garde, couronnée et portant l'Enfant Jésus, le tout d'argent, et de gueules à l'agneau pascal des catacombes, au nimbe crucifère et portant une croix avec banderole, le tout d'argent; au second d'or, au château fort ou place d'armes de sable maçonné d'argent, ouvert et ajouré du champ; brochant sur le tout, une fasce d'hermines en diviseComte de Saint Saud, Armorial des prélats français du , Paris, 1906, H. Daragon, 415p., . Consultable sur Gallica..
Galerie
Distinction
Sources L.-B., Mgr Place, évêque de Marseille : notice biographique, Marseille, Librairie Mme Vve Cruège, Rue Saint Férréol, 18, 1866 Thomas Gisbert-Guinguene de Callac, L'Église de Bouin, un Phare pour la Baie, Le Poiré sur Vie, IGO, 2020 Chanoine Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray et Paris, René Haton, 1880-1886, 6 vol. in-8° br., couv. impr. (disponible sur Gallica). Jean Delumeau (Dir.), Le diocèse de Rennes, Paris, Éditions Beauchesne, Collection "Histoire des diocèses de France, 1979, 319p., . Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. La Bretagne, sous la direction de Michel Lagrée, Beauchesne-Institut culturel de Bretagne. CEF de Rennes
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
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Liens externes
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