Le panneau de signalisation A2a indique la proximité d’un cassis ou dos d'âne situé à une distance d’environ en rase campagne et en agglomération.
Usage
Un cassis ou un dos d'âne sont des défauts de la route provoquant des à-coups verticaux. Ces à-coups sollicitent les suspensions et peuvent provoquer des problèmes : le bas de caisse peut toucher la route, un attelage peut être déséquilibré, une charge mal arrimée peut se déplacer. Il convient donc de les signaler afin que le conducteur puisse adapter sa vitesse.
La présente signalisation concerne les défauts de la route, et pas les ralentisseurs mis en place volontairement qui sont signalés par le panneau d'indication d'une surélévation de chaussée codifié C7.
Seuls peuvent être signalés les cassis ou dos d'âne accentués qui présentent un danger. Aucune signalisation de position n'est prévueInstruction interministérielle sur la signalisation routière, , article 28.
Aux cassis ou dos d'âne présentant des difficultés de franchissement par des véhicules de faible garde au sol, en particulier certains passages à niveau, le panneau A2a est complété par un panonceau d'indications diverses M9 portant la mention .
Histoire Sur le plan international le panneau de signalisation de cassis ou dos d’âne est normé dans le protocole de Genève signé en 1949. Il a sensiblement la forme définitive qui sera reprise en 1968. Il est codifié 1.1 .
Côté français, le panneau correspondant n’est officialisé qu’avec la circulaire du .
Il est alors codifié A6 (au lieu de A2a) et présente le même pictogramme relativement proche de celui en vigueur actuellement, mais sur un fond crème et avec un listel rouge très étroit. Il sera codifié A2 dans l’instruction générale sur la signalisation routière de 1955.
La forme définitive du panneau est arrêtée sur le plan international par la convention sur la signalisation routière conclue à Vienne le 8 novembre 1968, que la France a ratifiée le , sous le code A7a.
La France transpose les dispositions de la convention de Vienne dans sa réglementation avec l’arrêté du qui adopte le fond blanc, le large listel rouge et affecte au panneau le nouveau code A2.
En 1986Arrêté du 10 janvier 1986, un deuxième panneau est créé. Le panneau A2 devient A2a et un panneau A2b est créé pour l’annonce de ralentisseur de type dos d’âne.
Caractéristiques et modalités de pose Caractéristiques dimensionnelles
Comme pour tous les panneaux de signalisation de danger, il existe cinq gammes de dimensions de panneaux A24.
Dans le cas le plus général, c’est la gamme normale qui est utilisée. Sur les routes à caractère non autoroutier, les panneaux de la grande gamme doivent être employés lorsque la gamme normale n’offre pas des conditions de lisibilité optimales au regard de la vitesse pratiquée. Les panneaux de la petite gamme sont utilisés quand il y a des difficultés pour l'implantation de panneaux de la gamme normale (rangée d'arbres près de la chaussée, route de montagne, accotements réduits, en tunnels, trottoirs étroits, etc.). Les panneaux miniatures ne sont utilisés qu'exceptionnellement, et exclusivement en agglomération et en tunnel, s'il s'agit de satisfaire à des considérations esthétiques, ou dans les cas d'implantation particulièrement difficile lorsque la dimension des panneaux de la petite gamme reste encore trop importante .
Modalités de pose
Les modalités de pose (distance du danger, implantation par rapport au bord de la route, etc) sont communes à l'ensemble des panneaux de signalisation de danger et sont définies dans la partie de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière .
Habilitation à la mise en place de panneaux de danger Les panneaux de signalisation de danger sont placés par les services de voirie de l'administration compétente, sans l'intervention d'un arrêté de réglementationIISR, , article 15.
Dimensions Comme pour tous les panneaux de signalisation de danger, il existe cinq gammes de dimensions de panneaux A2aIISR, , article 5-3. thumb|right|200px|Dimensions d'un panneau de danger de gamme normale. Gamme Largeur du côté du triangleTrès grande Grande Normale Petite Miniature
Dans le cas le plus général, c’est la gamme normale qui est utilisée.
Les panneaux de la grande gamme sont normalement employés sur les routes à plus de deux voies et sur certaines routes nationales à deux voies désignées à cet effet par décision du ministre de l'Équipement.
Les panneaux de la petite gamme sont utilisés quand il y a des difficultés pour l'implantation de panneaux de la gamme normale (rangée d'arbres près de la chaussée, route de montagne, accotements réduits, en tunnels, trottoirs étroits).
Implantation Distance du danger Les panneaux de danger A2a, comme tous les panneaux de danger hormis le panneau A18, sont toujours implantés à une distance du danger deIISR, , article 25 : Hors agglomération, entre 100 et , aussi proche que possible de , sauf difficultés spéciales sérieuses ou avantages marqués à la modifier, notamment pour améliorer la visibilité du signal ou pour tenir compte de la vitesse des véhicules ; En agglomération, entre 0 et , aussi proche que possible de .
Ils ne sont complétés par un panonceau de distance M1 que si la distance d'implantation est différente de celle définie ci-dessus. On peut utiliser cette possibilité pour augmenter la distance d'implantation qui ne doit pas excéder hors agglomération et en agglomération. Le panneau est alors répété à mi-distance environ. Les deux panneaux portent dans ce cas des panonceaux de distance M1.
Côté de la chaussée Les signaux de danger sont normalement implantés du côté droit de la chaussée dans le sens de la circulationIISR, , article 8b-c-d-e.
Ils peuvent être répétés de l'autre côté de la chaussée lorsque les conditions sont telles qu'il risquent de ne pas être aperçus à temps par les conducteurs auxquels ils s'adressent, comme pour les routes à plus de deux voies. Ils peuvent aussi être répétés au-dessus de la chaussée. Ils doivent alors être soit éclairés soit rétroréfléchissantsIISR, , article 13.
Distance latérale
thumb|right|400px|Implantation d'un panneau de danger sur accotement en rase campagne. Sauf contrainte de site, la distance entre l'aplomb de l'extrémité du panneau situé du côté de la chaussée et la rive voisine de cette extrémité ne doit pas être inférieure à IISR, , article 8g.
En rase campagne, les panneaux sont placés en dehors de la zone située en bord de chaussée et traitée de telle façon que les usagers puissent y engager une manœuvre de redirection ou de freinage dite « zone de récupération », ou leur support au minimum à du bord voisin de la chaussée, à moins que des circonstances particulières s'y opposent (accotements étroits, présence d'une plantation, d'une piste cyclable, d'une voie ferrée).
En agglomération les panneaux sont implantés de façon que le support gêne le moins possible la circulation des piétons.
Le support d'un signal peut aussi être implanté sur une propriété riveraine ou ancré à une façade après accord du propriétaire ou par application si cela est possible du décret-loi du et du décret 57180 du .
Hauteur au-dessus du sol En rase campagne La hauteur réglementaire est fixée en principe à (si plusieurs panneaux sont placés sur le même support, cette hauteur est celle du panneau inférieur), hauteur assurant généralement la meilleure visibilité des panneaux frappés par les feux des véhiculesIISR, , article 9.
Elle peut être modifiée compte tenu des circonstances locales : soit pour assurer une meilleure visibilité des panneaux, soit pour éviter qu'ils masquent la circulation.
En agglomération Dans les agglomérations bénéficiant d'un éclairage public, les panneaux peuvent être placés à une hauteur allant jusqu'à pour tenir compte notamment des véhicules qui peuvent les masquer, ainsi que de la nécessité de ne gêner qu'au minimum la circulation des piétons.
Au-dessus de la chaussée Lorsque les panneaux sont sur portique, potence ou haut-mât au-dessus de la chaussée, ils sont fixés à une hauteur minimale correspondant au gabarit de la route auquel s'ajoute une revanche de pour l'entretien de la chaussée et une revanche de pour la protection de la signalisation.
Position de la face Le plan de face avant d'un panneau implanté sur accotement ou trottoir doit être légèrement incliné de 3 à 5° vers l'extérieur de la route afin d'éviter le phénomène de réflexion spéculaire qui peut, de nuit, rendre le panneau illisible pendant quelques secondesIISR, , article 8a.
Envers du panneau L’envers du panneau ne doit pas appeler l’attention. Les couleurs de l’envers, du bord tombé et du contre listel de fabrication doivent être neutres et ne pas reprendre celles utilisées en signalisation routièreIISR, , article 10.
L'envers ne peut comporter qu'un marquage de certification réglementaire (voir ci-après), à l’exclusion de tout autre inscription ou toute publicité.
Sur l’envers du panneau figurent les systèmes de fixation sur le support. Ce sont en général des rails collés : 2 rails pour les panneaux 500, 700, et (avec 2 brides de fixation), 3 rails pour le panneau (avec 3 brides de fixation).
Visibilité de nuit Les panneaux et panonceaux de signalisation doivent être visibles et garder le même aspect de nuit comme de jour. Les signaux de danger sont tous rétroréfléchissants ou éventuellement dans certaines conditions définies ci-dessous, éclairés.
Les revêtements rétroréfléchissants doivent avoir fait l'objet, soit d'une homologation, soit d'une autorisation d'emploi à titre expérimental. La rétroréflectorisation porte sur toute la surface des panneaux et panonceaux à l'exception des parties noires ou grises.
La classe 2 La classe 2 est obligatoire pour tous les panneaux et panonceaux : implantés à plus de deux mètres de hauteur, implantés sur autoroutes et sur routes à grande circulation, quelle que soit leur hauteur. En agglomération, implantés dans les sections où la vitesse est relevée à .
Cette technologie a un coefficient de rétroréflexion trois fois supérieur à la classe 1, ce qui permet une détection beaucoup plus efficace et augmente la distance de lisibilité de 15 à 20 % à l'état neuf. La comparaison au bout de cinq ou dix ans montre un avantage encore plus important pour la classe 2.
La classe 1 La classe 1 est obligatoire pour tous les panneaux implantés dans des zones où la classe 2 ne l’est pas.
Homologation et certification thumb|right|250px|Marquage de la norme NF et de son numéro d'admission au dos d'un panneau français. Depuis 1978, l’homologation ministérielle des équipements de la route est obligatoire sur l’ensemble des voies routières françaises. La certification NF remplace progressivement l’homologation. Ainsi, depuis 1995, la certification vaut homologation pour les équipements de signalisation routière.
Pour l’ensemble des panneaux de signalisation permanente et donc en particulier pour les panneaux de signalisation de danger, la certification NF - Equipements de la Route est obligatoire. Le marquage CE (norme européenne) est prévu pour le courant de l’année 2007.
Au dos du panneau doivent donc figurer obligatoirement les marques de certification à savoir : Le numéro d’admission du produit : catégorie du produit (SP dans le cas présent, pour signalisation de police), et numéro d’ordre. L’identification du site de fabrication du produit (en clair), L’identification du titulaire (facultatif) L’année de fabrication (deux derniers chiffres)
Notes
Voir aussi
Bibliographie Arrêté du 24 novembre 1967 et Instruction interministérielle sur la signalisation routière Arrêté du relatif à la signalisation des routes et autoroutes : -
Histoire de la signalisation
Liens internes Panneau de signalisation routière Panneau de signalisation routière en France Panneau de signalisation routière de danger en France
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