La Fédération nationale des salariés de la construction (CGT Construction) est la fédération professionnelle des travailleurs du secteur du Bâtiment et des travaux publics affiliée à la Confédération générale du travail. Elle est affiliée à l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois et à la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois.

En 2011, elle a fusionné avec la Fédération des travailleurs des industries du bois, de l'ameublement et connexes CGT pour former la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement CGT.

Historique C'est en , après plusieurs tentatives, qu'est créée la Fédération nationale des travailleurs de l’industrie du bâtiment de France et des colonies à la Bourse du travail de Paris congrès, les 31 mars-1 et 2 avril 1907. Notice , , dans La CGT et le mouvement syndical, éditions de la CGT, 1925, 699 p.. Placée sous l'influence du syndicalisme-révolutionnaire elle pratique le et son rôle est déterminant, l'année suivante, lors de la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges. Mais après un pic de cotisants en 1910, elle n'en compte plus à la veille de la guerre que Annie Kriegel, Jean-Jacques Becker, 1914, la guerre et le mouvement ouvrier français, coll. Kiosque, Armand Colin, 1964, , ., loin derrière la fédération du sous-sol ( syndiqués), et celle des chemins de fer ( syndiqués), devancée aussi par la fédération du textile ( syndiqués) et celle du Livre ( syndiqués).

Lors de la scission de la CGT en 1921, la fédération rejoint, majoritairement la Confédération générale du travail unitaire (CGTU). En 1924, celle-ci rassemble adhérents, alors que la fédération reconstituée à la Confédération générale du travail (CGT) en regroupe Antoine Prost, Autour du Front populaire. Aspect du mouvement social au XXe siècle, Seuil, 2006, , .. Dix ans plus tard, les effectifs cumulés de l'une et l'autre atteignent cotisants.

Le Front populaire, et le mouvement social qui l'accompagne, provoque dans le secteur du bâtiment et de la construction, comme dans les autres secteurs d'activité, un raz de marée de syndicalisation. En 1937, la fédération du Bâtiment et du Bois, réunifiée tardivement en lors d'un congrès tenu Salle de la Mutualité à Paris, compte syndiquésSelon les chiffres d'Antoine Prost. Pierre Mazé, dans l'ouvrage Les Bâtisseurs, , annonce adhérents, chiffres repris par Annie Lacroix-Riz pour 1946.. Elle est dans le trio de tête des fédérations, derrière les ( adhérents), les cheminots ( adhérents), et à égalité avec le textile. Cette force se traduit par la présence d'un de ses représentants aux négociations des Accords de Matignon (1936). En 1946, avec un effectif du même ordre de grandeur, elle est la deuxième fédération de la CGTAnnie Lacroix-Riz, La CGT de la Libération à la scission de 1947, éditions sociales, 1983, tableau .

Plusieurs militants responsables de la fédération du bâtiment sont tués durant l'Occupation, tels le terrassier René Le Gall, ancien secrétaire de la fédération CGTU, conseiller municipal de Paris, fusillé comme otage, le Notice , par Claude Pennetier, Le Maitron en ligne., et Yves Toudic, secrétaire du bâtiment de la Région parisienne, tué lors de la Libération de Paris le Notice , par Annie & Claude Pennetier, Le Maitron en ligne.. Une rue et un square de Paris à leur nom, perpétuent leur mémoire : Rue Yves-Toudic, Square René-Le Gall.

Dans un contexte économique et social tout autre, en 1969, la fédération de la construction compte adhérents. Elle est encore dans le des forces syndiquées de la CGTDominique Andolfatto, Dominique Labbé, La CGT. Organisation et audience depuis 1945, éd. La Découverte, 1997, , ., derrière les fédérations de la métallurgie ( adhérents), des chemins de fer ( adhérents), et celle des services publics et de santé ( adhérents).

Appellations

En 1923, elle intègre les Travaux publics dans son secteur et devient la Fédération nationale des travailleurs de l’industrie du bâtiment et des travaux publics de France et des colonies.

En 1929, elle devient la Fédération nationale des travailleurs de l’industrie du bâtiment, des travaux publics et des matériaux de construction de France et des colonies.

En 1936, réunifiant les fédérations CGT et CGTU, elle se nomme Fédération nationale des travailleurs des industries du bâtiment et du bois. En 1950, lors de son congrèsPierre Mazé, Les Bâtisseurs, reprend son autonomie sous le nom de Fédération nationale des travailleurs du bois et parties similaires, et reprend le nom qu'elle avait en 1929, puis, dans les années soixante-dix, celui de Fédération nationale des travailleurs de la construction - CGT.

En 2011, elle re-fusionne avec la Fédération des travailleurs des industries du bois, de l'ameublement et connexes CGT pour former la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement CGT.

Quelques dirigeants syndicaux du bâtiment Le premier secrétaire de la fédération CGT, en 1907, est le syndicaliste révolutionnaire Jules NicoletNotice , le Maitron en ligne., secrétaire du syndicat des ouvriers menuisiers parisiens. Lui succèdent notamment : Raymond Péricat, secrétaire de la fédération CGT (1908-1912), président de la fédération après 1945 Marcel Brout, secrétaire de la fédération CGTU (1925-1936), président de la fédération CGT (1936-1939) Henri Cordier, secrétaire de la fédération CGT de 1922 à 1940Notice , par Jean Maitron et Jean-Luc Pinol, Le Maitron en ligne.. À ce titre il est l'un des négociateurs des Accords de Matignon (1936) Louis Saillant, secrétaire de la fédération du bâtiment et du bois de 1936 à 1944Notice , par Éric Nadaud, Le Maitron en ligne. René Arrachard, secrétaire général de la fédération CGT (1936-1939 ; 1945-1951)Notice , par Jean Maitron et Claude Pennetier, Le Maitron en ligne. Pierre Le Quéré, secrétaire général de 1951 à 1955Notice , le Maitron en ligne.Pierre Mazé, Les Bâtisseurs, les secrétaires généraux, et . Jean Éloi, secrétaire général de la fédération CGT de 1955 à 1970Notice , par Claude Pennetier, le Maitron en ligne., élu lors du congrès fédéral en , élu président lors du congrès de la fédération tenu en La Nouvelle Vie ouvrière, avril 1970.. À cette date le secteur professionnel du bâtiment et de la construction compte salariés. André Tanty, secrétaire général de la fédération, secrétaire général de 1970 à 1979Notice , le Maitron en ligne..

Notes et références

Sources bibliographiques Pierre Mazé, Les Bâtisseurs. Chronique de 150 ans de luttes sociales, FNTC-CGT / Scandéditions, 1993, 189 p.

Liens externes Fédération nationale des salariés de la construction, data BNF

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