est une chanson de l'artiste américaine Madonna. Elle sort en tant que quatrième de son troisième album studio le sous le label . Elle apparaît dans une version remixée sur les compilations (1990) et (2009). Écrite initialement comme une chanson , Madonna la transforme dans le genre . Selon les paroles, c'est une chanson d'amour révélant les sentiments innocents d'un garçon rencontrant une fille romantique et Madonna exprime son désir sexuel.
La chanson est très bien reçue des critiques et parvient à un succès commercial mondial en étant à la tête du classement aux États-Unis, devenant le cinquième de Madonna numéro un dans le . Cependant, le clip vidéo visualise un concept différent de la chanson. Madonna interprète une danseuse exotique dans un club de strip-tease qui vient en aide à un petit garçon et s'enfuit avec lui. Les critiques l'acclament pour une représentation d'une perspective complètement à l'opposé du , et dépeint l'innocence plutôt que les sous-entendus sexuels, bien que la présence d'un enfant dans un club de soit jugée négativement. Le clip est un hommage aux actrices Liza Minnelli et Marlène Dietrich.
Madonna interprète la chanson dans quatre de ses tournées, le en 1987, le en 1990, en 2012 et enfin The Celebration Tour qui débute en 2023. est reprise par de nombreuses fois par différents artistes et apparaît dans le film de Britney Spears intitulé .
Genèse et écriture est initialement une chanson intitulée et est écrite pour la chanteuse Cyndi Lauper par Gardner Cole et Peter Rafelson, bien qu'il n'aient jamais composé pour elle. sont aussi envisagés pour la chanson. Leur manager Benny Medina les décide à l'enregistrer, mais change d'avis après avoir entendu que Madonna l'avait déjà enregistrée. Selon Cole, le titre original vient d'un restaurant diététique local appelé à où il est amoureux d'une serveuse nommée Lisa et lui donne l'inspiration pour écrire les paroles. Dans le livre de Fred Bronson , Cole explique :
Le manager de Cole, Bennett Freed, travaille au management de Madonna et cherche du nouveau matériel pour son album. Trois des chansons de Cole sont choisies pour le projet y compris . Le manager de Madonna, Fred DeMann écoute la chanson et pense qu'elle pourrait être un tube, alors il demande à Cole de faire une autre démo. Sa choriste, Donna De Lory, est la petite amie de Cole et il lui demande immédiatement de chanter la démo. Malgré le fait qu'elle ne s'adapte pas exactement avec la voix et genre de chansons que Madonna chante à ce moment, elle l'accepte néanmoins. Elle enregistre , modifie les paroles, avec Patrick Leonard, ajoute une en fond de la chanson qui l'a transforme en piste plutôt que du genre . La chanson est la première enregistrée sur l'album fin 1985 et est finalement une des dernières chansons sorties en .
Composition thumb|Madonna interprétant lors du . La chanson a une structure de percussions continue et un refrain qui sonne comme Belinda Carlisle, selon l'auteur Rikky Rooksby dans son livre . Selon les paroles, est une simple chanson d'amour. La chanson parle des intentions innocentes d'un garçon quand il rencontre les sentiments une fille. Selon le professeur Mavis Tsai, la phrase est une métaphore de la vulnérabilité du comportement dans le développement d'une relation intime. Les lignes suivantes, , illustrent cette métaphore. Le concept de la chanson place Madonna comme victime de l'amour. Les paroles mettent Madonna dans une position plus directe exprimant son désir sexuel pour son homme, selon l'auteur Santiago Fouz-Hernández, dans la ligne . est composée dans une signature rythmique commune et a un tempo modéré de 112 pulsations par minute. Elle est composée dans la tonalité de Fa majeur et la gamme vocale de Madonna se situe entre les notes La3 et Si. La chanson suit la progression d'accords Fa, Mi9, Mi/Sol, Solm7 et FaMadonna Ciccone, Gardner Cole, Peter Rafelsen (1986). . Musicnotes.com. .
Accueil critique Critiques de la presse Nicholas B. Dirks, un des auteurs de , critique la chanson disant qu'elle est plus rythmée que son précédent et . L'auteur Taraborrelli la qualifie d'une de ses chansons les plus et la compare avec d'Aretha Franklin et de Barbra Streisand. Selon lui, . Stephen Holden de compare la chanson avec les douces productions valentines post- . Joey Guerra de estime que la chanson est pour se pavaner sur la piste de danse . Stephen Thomas Erlewine de dit qu'il s'agit d'une chanson de danse parfaite approfondie en . Sal Cinquemani de la nomme comme l'une des chansons de Madonna les plus . Robert Christgau dit de la chanson : .
Performances dans les hits-parades débute à la du dans la semaine du . Elle a une montée progressive et devient par la suite numéro un le ainsi que le cinquième de Madonna arrivé en tête de ce classement . Le entre aussi dans d'autres classements comme le où elle atteint la première place le . Il devient la sixième entrée de Madonna dans le et atteint la douzième position . Elle termine en du classement annuel du en 1987. Au Canada, la chanson entre dans le classement RPM à la le et atteint la huitième position le . Elle est placée à la du classement RPM de l'année 1987 .
À l'échelle internationale, elle entre dans le top 10 dans plusieurs pays européens comme le Royaume-Uni, l'Italie , l'Irlande , les Pays-Bas et la Belgique . Au Royaume-Uni, la chanson démarre dans le à la huitième place le et atteint la semaine suivante la quatrième place. Le est présent dans le classement pendant neuf semaines , et est certifiée disque d'argent par la (BPI) le . Selon l', la chanson s'est vendue à au Royaume-Uni . En Australie, est seizième, brisant une série de neuf top 10 consécutifs pour Madonna dans ce pays. Ailleurs, comme en Suisse, Autriche, Allemagne, France et Nouvelle-Zélande elle se situe dans le top 40 .
Clip vidéo Le clip vidéo est tourné à l' de Los Angeles. Madonna est présentée comme une danseuse érotique qui vient en aide à un jeune garçon, joué par l'acteur Felix Howard. Cette vidéo est initialement prévue pour être tournée par son mari Sean Penn, mais c'est finalement Jean-Baptiste Mondino qui est choisi, il travaille également sur les clips de (1990), (1995), (1996), (2000) et (2003). La vidéo est filmée en et sort en décembre de la même année. Elle est produite par David NaylorMadonna (1990) [VHS] . Elle est nommée trois fois aux en 1987 . Dans la catégorie meilleure vidéo féminine, perd face à un autre de ses clips et c'est qui gagne le prix.
Le vidéoclip d' présente une première version de la méditation de Madonna sur son origine italienne-américaine et la concentration de sa théologie féminocentrique, qui est explicitement révélée par le . La vidéo est structurée comme un et un voyeurisme cinématiques qui représente Madonna comme une strip-teaseuse. Cela commence avec un jeune garçon essayant d'entrer dans un où Madonna est l'interprète star mais est rebuté par le guichettier. À l'intérieur, elle commence à chanter au centre d'un manège qui centre son exposition aux clients assis dans leurs cabines. Madonna est vêtue d'un bustier noir, talons aiguilles, de gants et d'une perruque noire (qu'elle enlève par la suite) pour révéler son corps amaigri à cette époque . L'éclairage vire sur le bleu et le noir. Son allure est un mélange des actrices Marlene Dietrich dans le film L'Ange Bleu et Liza Minnelli dans la comédie musicale Cabaret où elle joue le personnage de Sally Bowles. La chorégraphie est restreinte par un unique support : celle d'une chaise solitaire. À un moment de la première partie de la vidéo, elle est filmée en train de danser mais la caméra est presque immobile et les mouvements de danse sont confinés dans un petit champ de vision de l'appareil. Comme les caches des vitrines des cabines s'ouvrent et se referment, la caméra coupe chaque plan de Madonna avec ses angles et durées. La même imagerie est faite par le petit garçon à l'extérieur qui essaie d'encadrer l'image de Madonna sous différents angles. Il y a quatre autres hommes dans les cabines qui sont faits sur des planches en bois et peints par l'artiste Tamara de Lempicka. À un moment, Madonna retire ses gants comme Rita Hayworth dans Gilda et pointe en direction d'une de ces peintures qui s'effondre et elle souffle sur son doigt.
La vidéo est similaire au contenu thématique du clip de Mötley Crüe pour le . Mais en revanche, cette vidéo raconte le point de vue de Madonna. Elle parcourt les cabines pour avoir un contact visuel avec les hommes mais ils sont incapables de le retourner. Elle regarde aussi assurément la caméra, faisant un contact visuel avec le spectateur. Avec ces scènes, Madonna dépeint son pouvoir d'avoir une emprise sur les hommes et la possibilité de les poursuivre. Madonna représente une femme assurée cherchant un amoureux qui puisse l'accepter comme étant un être humain. L'auteur Bruce Forbes note que les hommes enfermés dans les cabines s'avèrent indignes d'elle et il y a une nuance de moquerie quand Madonna s'adresse à eux comme des tandis qu'elle secoue son corps. À la fin de la vidéo, les hommes tristes et isolés partent tandis que les portes se referment sur eux. Quand le dernier chorus se transforme en groove , Madonna sort du théâtre et donne un baiser rapide sur les lèvres du petit garçon. Tous deux portent un costume gris ample, ce qui donne un androgyne à Madonna. Ils s'en vont vers l'aurore, faisant référence à Charlie Chaplin et Jack Coogan dans le film avec le vieux patron les poursuivant en criant en italien. La tension entre les dimensions visuelles et musicales est extrêmement troublante selon l'auteur Nicholas B. Dirks. Seulement, quand elle disparaît du carrousel et réapparaît avec le jeune garçon et qu'ils s'enfuient de son patron patriarcal, la musique et le visuel deviennent comparables.
Réception L'écrivain féministe Susan Bordo donne une critique négative du clip, disant que les hommes méprisables et pathétiques dans les cabines et la fuite de Madonna avec le garçon est . a aussi quelques réserves avant la diffusion de la vidéo, qui est ensuite résolue après une réunion avec . Cependant le critique social Mary Harron, dans son livre , dit du message sous-jacent dans la vidéo que bien que Madonna vend la sexualité, elle est libre. Il n'y a pas de représentation évidente de toute chose en dehors de l'amitié avec le garçon. Leur fuite évite la connotation sexuelle de Madonna que si elle avait voulu échapper à un adulte masculin. Selon l'auteur Richard Dienst, cela semble suggérer un rejet du travail des adultes de la scène en faveur de l'enfance, l'androgynie, l'authenticité et le jeu nomade. Le clip est aussi acclamé pour le relancement et la re-création de la séduction de l'époque des stars hollywoodiennes et aussi pour la représentation des femmes comme sexe dominant. L'auteur Donn Welton indique que le pouvoir usuel des relations entre le est déstabilisé par le portrait des patrons masculins du comme méprisables et pathétiques. Au même moment, le portrait de Madonna comme objet reine du porno est déconstruit par la fuite de la vidéo.
Interprétations scéniques thumb|Madonna interprétant avec le trio pendant à Houston en octobre 2012.