Marans est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Elle est depuis le intégrée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu.

Typique du Haut-Anjou, la commune est devenue célèbre dans des romans d'Hervé Bazin, sous le nom de Soledot.

Géographie Commune angevine du Segréen, Marans se situe au nord-ouest de Gené, sur la route Chazé-sur-Argos Gené, et à un peu plus de au nord-est d'AngersIGN et BRGM, Géoportail Marans (49), consulté le 13 septembre 2012...

Son territoire se trouve sur l'unité paysagère du Plateau du Segréen — Données consultables sur WikiAnjou..

Toponymie Selon Albert Dauzat et Ernest Nègre, le nom de la commune provient de l'anthroponyme gallo-romain Marentius, forme qui serait attestée en 705.

Histoire Après la Révolution, la commune est intégrée en 1801 au canton d'Angers et rejoint le canton de Segré en 1842.

Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le Marans constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Segré-en-Anjou Bleu et dispose d'un maire délégué..

Administration ancienne

Ancienne situation administrative La commune était membre de la communauté de communes du Canton de SegréInsee, Composition de l'EPCI du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen, jusqu'à son intégration dans Segré-en-Anjou Bleu.

Population et société Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 13,9 %) ; 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 15,1 %).

Économie Sur 32 établissements présents sur la commune à fin 2010, 34 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 34 % de celui du commerce et des services et 16 % du secteur de l'administration et de la santéInsee, Statistiques locales du territoire de Marans (49), consultées le 20 avril 2013..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

La commune compte plusieurs châteaux et demeures. Le château de la Devansaye est un ancien manoir du , agrandi et remanié au et au . Les différentes retouches ont apporté de nombreux styles, allant du néogothique au Louis XIII, en passant par la Renaissance.

Plus récent et moins éclectique, le château de la Cour date des et s et est entièrement fidèle au style néoclassique.

Théâtre de l'enfance malheureuse de Hervé Bazin, le Paty, connu dans Vipère au poing sous le nom de la Belle Angerie, est une ancienne ferme qui fut transformée en manoir au . La demeure fut également habitée par René Bazin, grand-oncle du précédent et membre de l'Académie française. Cette demeure possède une architecture originale, qui utilise la polychromie et des formes variées (toits dentelés, structures métalliques...).

La Ravardière fut construite aux alentours de la Révolution française, puis agrandie vers 1840. Ce manoir est typique de l'architecture de l'époque, il suit des formes néoclassiques.

D'autres manoirs plus petits sont visibles à Marans, dont la Petite-Devansaye, près du château du même nom, construite au et au .

L'église paroissiale Saint-Serge-et-Saint-Bach fut construite de 1870 à 1873. Elle remplace un édifice médiéval plus petit, endommagé durant la Révolution.

L'ancienne mairie, dont le bâtiment regroupait aussi l'école, fut édifiée de 1849 à 1852 sur les plans de l'architecte angevin René Hodé.

Personnalités liées à la commune Marie de La Roche-Guyon (vers 1434-1498), dame de Marans de terres héritées de sa mère. Françoise Suhard (1731-1794), qui épouse un tisserand de Marans le . Une rue de la commune porte son nom. Le manoir du Paty fut habité par deux grands écrivains français, René Bazin (1853-1932), membre de l'Académie française, et son petit-neveu Hervé Bazin (1911-1996). Ce dernier posa à Marans l'intrigue de plusieurs de ses livres, comme Vipère au poing ou La Mort du petit cheval. René Hodé (1811-1870), architecte du style néogothique, principalement connu pour l'édification du château de Challain-la-Potherie.

Voir aussi

Archives Registres paroissiaux et d'état civil. Dépouillements généalogiques. Délibérations municipales.

Bibliographie .

Articles connexes Segréen Anciennes communes de Maine-et-Loire

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Segré-en-Anjou Bleu Catégorie:Commune déléguée en Maine-et-Loire Catégorie:Commune en France fondée en 1790 Catégorie:Commune en France disparue en 2016