Enghien-les-Bains (prononcé Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, .) est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. Elle se situe à onze kilomètres au nord de Paris.

Commune créée en 1850, unique station thermale d'Île-de-France, avec son lac et son casino, le premier de France en chiffre d'affaires et le seul à moins de cent kilomètres de la capitale, cette ville au caractère résidentiel et commercial affirmé occupe une place à part dans la banlieue nord de Paris. Géographie Description Enghien-les-Bains se situe au débouché méridional de la vallée de Montmorency aujourd'hui largement urbanisée (), au point où la vallée se resserre entre deux buttes-témoins : la butte d'Orgemont au sud, et la butte portant la ville de Montmorency au nord. Ce resserrement a provoqué la concentration des rus s'échappant de la forêt de Montmorency et des buttes du Parisis pour donner naissance au lac d'Enghien, à l'origine de la commune.

La ville est limitrophe de : Montmorency, Deuil-la-Barre, Saint-Gratien et Soisy-sous-Montmorency dans le département du Val-d'Oise et Épinay-sur-Seine en Seine-Saint-Denis.

La surface communale n'est que de , dont de lac. L’habitat pavillonnaire est prédominant à Enghien-les-Bains, occupant 49,8 % de la surface communale. Cet habitat est en grande partie constitué de propriétés bourgeoises du , en particulier sur les rives du lac et boulevard Cotte, et plus rarement, de villas contemporainesIl est à noter que le lycée Gustave-Monod est, lui aussi, situé sur le bord du lac.. Il entoure un centre-ville axé sur la rue commerçante du Général-de-Gaulle et la voie ferrée Paris-Gare du Nord - Pontoise, constitué d'un habitat collectif de petite ou moyenne dimension (immeubles de quatre à cinq étages le plus souvent) et d'un habitat continu bas de la fin du et du début du . La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités au caractère propre vu sa petite dimension, ni de zone d'activité, sa vocation restant depuis sa création en 1850 essentiellement résidentielle et commerciale. Enghien ne possède pas non plus de grands collectifs ni de grands ensemblesIAURIF - Fiche communale, Mode d'occupation du sol (1999).

Communes limitrophes

Voies de communication et transports Réseau routier vignette|alt=Plan d'alignement de 1853|Plan d'alignement de 1853.

La commune est traversée en son centre par la RD 311 (Argenteuil - Sarcelles) et 'tangentée' au nord par la RD 928 (Saint-Denis-Hérouville) qui forme la limite communale avec Montmorency. Ces deux axes routiers ont un trafic moyen essentiellement local, mais rendu difficile en heures de pointe par le nombre limité de voies (deux voies urbaines avec stationnement latéral) et par la traversée en sens unique du centre d'Enghien-les-Bains pour la RD 311.

Ces deux voies routières entrainent une pollution sonore notable selon la réglementationPrévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation. Les principales voies routières sont classées de catégorie 3 (rue du Général-de-Gaulle entre l'avenue de Ceinture et la limite d'Épinay-sur-Seine, rue de Malleville en centre-ville, avenue de la Division-Leclerc) ou 4 (avenue de Ceinture, avenue d'Enghien, rues du Départ et de l'Arrivée, avenues Beauséjour et Carlier), de niveau modéréClassement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise.

En revanche deux voies sont classées de catégorie 2 (élevée). La première est la rue du Général-de-Gaulle en centre-ville, entre l'avenue de Ceinture et l'avenue de la Division-Leclerc (RD 928). La seconde est la voie ferrée Paris-Pontoise qui traverse la commune. L'impact sonore de cette dernière reste pourtant modéré vu le trafic exclusivement de banlieue (aucun train de grandes lignes ni de marchandises en situation normale).

Enghien possède une petite zone piétonne aménagée en centre-ville ainsi que la ZAC Robert-Schuman au début des années 1990. Cette zone est baptisée le « village d'Enghien ». La ville comporte une piste cyclable, aménagée le long du boulevard du Lac. La continuité progressive de cet aménagement est prévue des rives du lac à la forêt de Montmorency sur sept kilomètres, à travers les communes de Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne et Montlignon.

Contrairement à la plupart des villes qui se sont développées autour d'un noyau ancien, Enghien, pure création du s'est développée différemment. Deux axes de communication orthogonaux et rectilignes sont la trame de la ville : la route d'Argenteuil à Montmorency, longeant le barrage du lac, et la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer du Nord, tracée en 1846. La voirie de la future commune prennent ces deux axes comme axes principaux. Et au contraire de la plupart des villes agglomérées autour de leur église, Enghien s'est développée à partir de son activité thermale.

Transports en commun vignette|alt=Photographie de la gare|La gare d'Enghien-les-Bains.

Enghien-les-Bains possède une gare sur son territoire et une gare en limite immédiate, actuellement desservies par le transilien Paris-Nord, branches Paris-Gare du Nord — Pontoise/Persan-Beaumont (ligne H). La gare d'Enghien-les-Bains (située à Enghien-les-Bains) est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par huit trains par heure en heures de pointe (tous avec un arrêt (Épinay Villetaneuse) ou deux arrêts avec La Barre ou Saint-Denis ou les trois. Il faut de douze à quinze minutes de trajet pour rejoindre la gare du Nord. Enghien-les-Bains est à deux stations d'Ermont-Eaubonne, nouveau nœud ferroviaire permettant de trouver la ligne J pour Paris Saint-Lazare (environ vingt-cinq minutes) et la ligne C du RER.

La gare de La Barre - Ormesson, située à Deuil-la-Barre en limite sud-est de la commune d'Enghien-les-Bains, est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et huit en heures de pointes : tous omnibus desservant Épinay—Villetaneuse et aussi pour certains Saint-Denis.

La ville possède également une importante gare routière, qui en fait un point de convergence dans la vallée de Montmorency. Elle est desservie par les lignes de bus 254 et 256 du réseau de bus Plaine Saint-Denis ainsi que par les réseaux Argenteuil - Boucles de Seine avec la ligne 7 (future 6402) et Vallée de Montmorency avec les lignes 1511, 1513, 1514, 1515 et 1516. La gare routière est également desservie la nuit par la ligne N51 qui part de Saint Lazare, du réseau Noctilien mais il est à noter qu'il s'agit d'un très long trajet.

La gare d'Enghien-les-Bains était fréquentée quotidiennement en 1994 par auxquels il faut ajouter les du seul réseau de bus TVO (remplacé en 2021 par le réseau de bus Argenteuil - Boucles de Seine). Ce chiffre se situait entre et en 2002 selon les comptages du STIFSTIF - Atlas des transports publics en Île-de-France.

La commune est facilement accessible de l'autoroute A15, à trois kilomètres, et se situe à moins de quinze minutes des portes de Paris par la route.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Enghien-les-Bains est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Logement Enghien-les-Bains comptait dont résidences principales en 1999. L’âge moyen du parc immobilier est plus important que la tendance régionale. Les constructions neuves sont moins présentes que la moyenne de la région : en 1999, seulement 6,4 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 54,6 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 25,1 % en maisons individuelles et à 74,9 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 49,6 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 45,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)INSEE - Logements à Enghien-les-Bains : les occupantsINSEE - Logements en Île-de-France : les occupants.

À noter qu’avec HLM soit 7,3 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville est loin de respecter les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était important en 1999 avec 13,1 % du parc contre seulement 8,1 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent (26,4 %), ou (42,6 %), puis (21,3 %). Les petits logements restent minoritaires (studios : 9,6 %). La ville possède par conséquent des logements tout à fait conformes aux tendances franciliennes avec néanmoins une sous-représentation des petites surfaces. L'âge moyen du parc est en revanche beaucoup plus élevé, malgré les diverses opérations immobilières des années 1970 à 2000INSEE - Logements à Enghien-les-Bains : le parcINSEE - Logements en Île-de-France : le parc.

Toponymie Enghien-les-Bains doit son nom à la ville belge d'Enghien. Le déterminant les Bains est postérieur à la découverte de la source sulfureuse..

La localité de Belgique est citée pour la première fois dans les textes du sous les formes Edinghen ou Edinghem. On trouve Adinghien en 1092, puis Anghien en 1147, Aienghien en 1227 et pour la première fois, Enghien, en 1264.