Edmond Marie Félix Haraucourt, né le à Bourmont (Haute-Marne) et mort le dans le Acte de décès n° 2401 (vue 11/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 4 arrondissement, registre des décès de 1941., est un poète et romancier français, également compositeur, parolier, journaliste, auteur dramatique et conservateur de musée.
Biographie Edmond Haraucourt commence sa carrière d'auteur par la publication d'un recueil de sonnets érotiques considérés comme sulfureux pour son temps, La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, paru en 1882 sous le pseudonyme de « Le Sire de Chambley », et contenant le « Sonnet pointu », qui préfigure les calligrammes de Guillaume Apollinaire.
Il devient conservateur du musée de Sculpture comparée, au palais du Trocadéro (Paris) de 1894 à 1903 et du musée de Cluny dans la même ville de 1903 à 1925. Un sixain de lui est gravé sur le socle de La Force brutale étouffant le génie, marbre par Cyprien Godebski (1888, musée d'Art de Toulon). Il fait partie des Hydropathes et collabore à La Jeune France. Il est président de la Société des gens de lettres de 1920 à 1922.
Louis Baudier de Royaumont loue l'ancien appartement de Balzac, rue Raynouard, dans le quartier de Passy, le et en fait un musée, inauguré officiellement, le , Edmond Haraucourt représentant le ministre des Beaux-Arts..
Il vécut à Saint-Dizier, dans le nord de la Haute-Marne, dans une maison située dans le centre de la rue du Docteur Mougeot.
Il légua sa propriété, située sur l’île de Bréhat (Côtes-d'Armor), à la Cité internationale universitaire de ParisLa Fondation Haraucourt à l'île de Bréhat. Cité internationale universitaire. Bulletin d'information, juin 77, n° 2, p. 2, ..
Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise ().
Distinctions
Rondel de l'adieu thumb|Plaque commémorative apposée sur le domicile parisien d'Edmond Haraucourt au du quai aux Fleurs.
L'un de ses poèmes les plus connus, le « Rondel de l'adieu », paru dans Seul en 1890, a été mis en musique par Francesco Paolo Tosti en 1902. Partir, c'est mourir un peu, C'est mourir à ce qu'on aime : On laisse un peu de soi-même En toute heure et dans tout lieu.
C'est toujours le deuil d'un vœu, Le dernier vers d'un poème ; Partir, c'est mourir un peu. C'est mourir à ce qu'on aime.
Et l'on part, et c'est un jeu, Et jusqu'à l'adieu suprême C'est son âme que l'on sème, Que l'on sème à chaque adieu... Partir, c'est mourir un peu. La version imprimée du livre Perles de la poésie Française contemporaine, Bruxelles 1906, diffère à deux égards du manuscrit original. Dans le deuxième vers, qu'on est remplacé par que l'on et ce vers est ajouté comme huitième vers. On obtient ainsi un parfait rondel français.
Œuvre thumb|Manuscrit autographe du Rondel de l'adieu. La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, 1882 L’Âme nue, 1885 Amis, roman, 1887 Seul, roman en vers, 1890 L'Antéchrist, 1893 L'Effort. La Madone. L'Antéchrist. L'Immortalité. La Fin du monde, 1894 Don Juan de Mañara, 1898 Jean Bart, 1900 Les Naufragés, 1902 Les Benoît, 1904 La Peur, 1907 Trumaille et Pélisson, 1908. Dieudonat, roman, 1912 Daâh, le premier homme, roman, 1914 La Démoralisation par le livre et par l'image, 1917 Choix de poésies, 1922 L'Oncle Maize, 1922 Vertige d'Afrique, roman, 1922 L'Histoire de la France expliquée au musée de Cluny, 1922 " Le musée de la double soif ", Édité par Cusenier, Draeger frères, Paris, 1925 L'Amour et l'Esprit gaulois à travers l'histoire du XV au XX siècle, 4 vol., 1927-1929 Autre temps, lithographies et dessins de Charles Léandre, 1930 Le Livre de mon chien, 1939 Mémoires des jours et des gens, 1946
Œuvre dramatique et musicale Shylock, comédie en trois actes et sept tableaux, en vers, d'après Shakespeare, musique de Gabriel Fauré, Paris, théâtre de l'Odéon, La Passion, mystère en deux chants et six parties, Paris, salle du Cirque d'hiver, Héro et Léandre, poème dramatique en trois actes, musique de P. L. Hillemacher, Paris, Le Chat noir, . Consultable sur Don Juan de Mañara, drame en cinq actes, en vers, romance et musique de scène de Paul Vidal, Paris, théâtre de l'Odéon, Jean Bart, drame nouveau en 5 actes et 7 tableaux, Paris, théâtre de la Porte-Saint-Martin, Les Oberlé, pièce en 5 actes, d'après le roman de René Bazin, Paris, théâtre de la Gaîté, Quatre Poèmes d’Edmond Haraucourt, musique de Charles Koechlin, Œuvres vocales avec orchestre, opus 7, 1905 Circé, poème lyrique en 3 actes, musique de P. L. Hillemacher, Paris, théâtre national de l'Opéra-Comique, 17 avril 1907
Paroles de chansons Ouvre, chanson (paroles et musique), interprétée par Suzy Solidor, 1933 Le Bleu des bleuets, chanté par Mathé Altéry Chanson de l'adieu, chanté par Mathé Altéry
Prix Prix de poésie de l’Académie française en 1891 pour La mort du Viking et en 1901 pour Le siècle.. Prix Archon-Despérouses 1899 pour Les âges, l’espoir du monde''..
Notes et références
Liens externes
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