Léon Barsacq est un chef décorateur de cinéma et un créateur de costumes français, né le à Féodosia, (Crimée, Russie) et mort le en son domicile dans le de ParisArchives de Paris 11e, acte de décès , année 1969 (page 7/9).
Enfance L'enfance de Léon Barsacq, né en Crimée, se déroule au bord de la Mer Noire où son père, Joseph, un ingénieur agronome français, d'une lignée terrienne issue des Landes, introduit de nouvelles techniques de traitement des vignobles.
Le décès prématuré de son mari, à l'âge de 33 ans, oblige sa mère Olga, née dans une famille d'exilés politiques russes, à rentrer en France avec ses deux fils. Léon Barsacq sera toute sa vie très proche de son frère André Barsacq, de deux ans son cadet.
Tous deux choisissent de poursuivre une carrière artistique. André Barsacq deviendra l'un des premiers metteurs-en-scène français de théâtre de son temps, travaillant notamment avec Jean Anouilh, Marcel Aymé ou Françoise Sagan.
Formation À Paris, Léon Barsacq fait ses études au lycée Henri-IV, puis, à partir de 1922, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, section architecture. Il se passionne alors pour l'effort de rénovation dramatique conduit par Jacques Copeau. À la même époque, il se passionne aussi pour la section russe du Théâtre de l'Exposition Internationale de 1925 et pour les dernières saisons chorégraphiques et lyriques de la Compagnie de Serge Diaghilev et de son peintre Léon Bakst, proche de la famille Barsacq (oncle de sa belle-sœur Mila Kliatchko).
Carrière
De 1931 à 1938, il assiste Robert Gys et André Barsacq.
A ses débuts, Léon Barsacq collabore à divers films, tels que Chansons de Paris (1934) de Jacques de Baroncelli, Touche-à-tout (1935) de Jean Dréville, Le Coupable (1936) de Raymond Bernard.
En 1938, Jean Renoir lui confie les décors de La Marseillaise.
Léon Barsacq affine son style et séduit rapidement par ses créations d'atmosphères teintées d'une touche de fantaisie et par ses justes reconstitutions historiques dans Les Enfants du Paradis (1943) de Marcel Carné et dans Les Mystères de Paris (1943) de Jacques de Baroncelli.
Fidèle parmi les fidèles de René Clair, il crée les décors de tous ses films depuis Le silence est d'or (1947) jusqu'aux Deux pigeons (1962).
Créateur de génie sur des comédies, des drames ou des reconstitutions historiques, il signe l'atmosphère de nombreux films : Boule-de-suif (1945) de Christian-Jaque, L'Idiot (1946) de Georges Lampin, Pattes blanches (1948) de Jean Grémillon, Les Diaboliques (1955) d'Henri-Georges Clouzot ou Les aventures de Till l'espiègle (1955) de Gérard Philipe.
En 1962, il fut nommé aux Oscars pour le film Le Jour le plus long.
Il est l'auteur d'un ouvrage de référence, Le Décor de film : 1895-1969, paru en 1970 aux Éditions Seghers. Il enseigne le décor de cinéma à l'IDHEC jusqu'à sa mort.
Léon Barsacq est le père de l'acteur Yves Barsacq, né en 1931 et mort en 2015.
Filmographie 1934 : Chansons de Paris 1935 : Touche-à-tout de Jean Dréville 1935 : La Marmaille de Dominique Bernard-Deschamps 1937 : Le Coupable de Raymond Bernard 1937 : Courrier sud de Pierre Billon 1937 : Yoshiwara de Max Ophüls 1938 : La Marseillaise de Jean Renoir 1938 : J'étais une aventurière de Raymond Bernard 1940 : Battement de cœur de Henri Decoin 1943 : Lumière d'été de Jean Grémillon 1943 : Les Mystères de Paris de Jacques de Baroncelli d'après Eugène Sue 1945 : Les Enfants du paradis de Marcel Carné 1945 : Boule de Suif de Christian-Jaque d'après Guy de Maupassant 1946 : L'Idiot de Georges Lampin d'après Fiodor Dostoïevski 1947 : Le silence est d'or de René Clément 1948 : Les Dernières Vacances de Roger Leenhardt 1948 : Éternel Conflit de Georges Lampin 1949 : Pattes blanches de Jean Grémillon 1950 : Le Château de verre de René Clément 1951 : Deux sous de violettes de Jean Anouilh 1952 : Les Belles de nuit de René Clair 1952 : Violettes impériales de Richard Pottier 1952 : Onze heures sonnaient (Roma ore 11) de Giuseppe De Santis 1953 : Leur dernière nuit de Georges Lacombe 1953 : La Dame aux camélias de Raymond Bernard d'après Alexandre Dumas fils 1953 : La Belle de Cadix de Raymond Bernard 1954 : Le Grand Jeu de Robert Siodmak 1955 : Les Fruits de l'été de Raymond Bernard 1955 : Bel Ami de Louis Daquin 1955 : Les Grandes Manœuvres de René Clair 1955 : Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot 1956 : La Fille de l'ambassadeur (The Ambassador's Daughter) de Norman Krasna 1956 : Les Aventures de Till l'espiègle de Gérard Philipe et Joris Ivens 1956 : Michel Strogoff de Carmine Gallone d'après Jules Verne 1957 : Porte des Lilas de René Clair 1957 : Pot-Bouille de Julien Duvivier d'après Émile Zola 1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond d'après Marcel Aymé 1960 : La Rabouilleuse de Louis Daquin d'après Honoré de Balzac 1960 : Recours en grâce de László Benedek 1961 : Tout l'or du monde de René Clair 1962 : Le Jour le plus long (The Longest Day), de Ken Annakin, Andrew Marton et Bernhard Wicki 1962 : Les Quatre Vérités 1962 : La Croix des vivants de Yvan Govar 1963 : Symphonie pour un massacre 1964 : La Rancune de Bernhard Wicki 1965 : Trois Chambres à Manhattan de Marcel Carné 1967 : J'ai tué Raspoutine de Robert Hossein 1967 : Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier 1968 : Phèdre de Pierre Jourdan
Publication Léon Barsacq, Le Décor de film : 1895-1969, préface de René Clair, Paris, Seghers, 1970 ; réédition Henri Veyrier, 1985
Notes et références
Voir aussi Bibliographie André Barsacq, Cinquante ans de théâtre, préface de Georges Le Rider, BNF, 1978 André Barsacq, un décorateur au carrefour de la réflexion scénique du , préface Jean-Noël Jeanneney, BNF, 2004 Jean-Louis Barsacq, Place Dancourt : la Vie, l’œuvre et l’Atelier d’André Barsacq, Gallimard, 2005
Liens externes
Léon Barsacq, carrière Léon Barsacq, décorateur de René Clair Bifi.fr
Catégorie:Chef décorateur français Catégorie:Scénariste français de cinéma Catégorie:Naissance en octobre 1906 Catégorie:Naissance dans le gouvernement de Tauride Catégorie:Décès en décembre 1969 Catégorie:Décès dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 63 ans