Bruno Laplante (né le à Beauharnois, au Québec) est un baryton, récitaliste et chanteur d'opéra, producteur et directeur artistique de spectacles lyriques, ainsi qu'éditeur d'œuvres musicales.
Biographie
Né dans une famille où l'on chantait très souvent en français des mélodies de Massenet, Franck et Hahn, Bruno Laplante a reçu des leçons individualisées de chant et de diction tout au long de sa scolarité, qu'il a terminée au Collège Bourget de Rigaud par l'obtention d'un baccalauréat ès arts (de l'université de Montréal), à l'âge de 19 ans.
Jeune soprano, il fit partie avec ses deux frères aînés du « Trio Laplante » (de Rigaud), qui fit des tournées de chant depuis l'Outaouais jusqu'à Montréal et Verdun, en salle et sur les ondes radiophoniques; il aura été le seul de ce trio à faire carrière en chant. Il tient des rôles dans des opérettes de collège : La Cloche d’argent et Le Mulâtre de Murillo, prépare auprès du ténor et professeur Édouard Woolley son entrée au Conservatoire, puis étudie durant six ans au Conservatoire de musique de Montréal, où il a comme principaux professeurs : Dina-Maria Narici, Dick Marzollo, Roy Royal, Raoul Jobin, Marcel Laurencelle, Alfred Brunet, Marie-Thérèse Paquin, Janine Lachance, Jacqueline Richard, Andrée Desautels.
En tant qu'étudiant au conservatoire, il joue le rôle de Siméon dans L’Enfant prodigue de Claude Debussy, avec l’Orchestre et les chœurs de cette institution, sous la direction de Charles Houdret, à la salle du Plateau, à Montréal; il est aussi chanteur de sérénade, pour la jeune comédienne Geneviève Bujold, dans la pièce de théâtre À quoi rêvent les jeunes filles ? (une comédie d’Alfred de Musset), produite au Conservatoire d’Art dramatique, dans les locaux de l’Université McGill, à Montréal (avec aussi les comédiens : Anne Pauzé, Jean Faubert, Pascal Rollin; dans une mise en scène de Jean Valcourt); il est choriste dans l’Arlésienne (d'Alphonse Daudet et Georges Bizet), jouée par la section d’Art Dramatique à la Comédie-canadienne, à Montréal, avec l’Orchestre du Conservatoire sous la direction de Wilfrid Pelletier; il participe à la « Zimriya » (une rencontre chorale internationale, en Israël), comme soliste et choriste dans un chœur formé spécialement pour l’occasion et dirigé par Fernand Graton.
Grâce à une Bourse du Gouvernement du Québec et au Prix d'Europe 1966, il fait (en 1965-1968) un long stage de quelque 3 ans de peaufinage en interprétation, auprès de Pierre Bernac, à Paris. Boursier du Goethe-Institut de Munich en 1967, il étudie aussi l'allemand, en Allemagne, aux Goethe-Institut de Bad Aibling et de Lunebourg. De retour à Montréal, il reçoit, à sa demande, des leçons complémentaires de diction en italien auprès de Lina Narducci.
Carrière (résumé) Années charnières
1966 — Son premier récital public hors du Canada : à Paris 1974 — Fondation de « L'Ensemble Cantabile de Montréal »
Bruno Laplante assume, depuis 1974, l'organisation et la direction artistique de spectacles lyriques variés, dans lequel il tient lui-même un rôle, qui permettent aux jeunes de bien commencer leur carrière localement et auprès d'aînés réputés, sans plus attendre un rare appel d'une maison d'opéra ou d'un télédiffuseur.
S'entourant de Céline Dussault, soprano, de Gabrielle Lavigne, mezzo-soprano (à laquelle succède Paule Verschelden en 1976), et du ténor Paul Trépanier, le baryton Bruno Laplante fonde un ensemble vocal à géométrie variable, L'Ensemble Cantabile de Montréal. Au départ ils présenteront un répertoire d'extraits d'oratorios, d'opéras, de cantates et des mélodies, pour duos, trios et quatuors et, peu après, en augmentant l'effectif selon les besoins, l'Ensemble offrira des œuvres complètes : opéras bouffes, opérettes et opéras-comiques surtout.
L'Ensemble Cantabile de Montréal donne sa première représentation comme quatuor vocal, le (programme français, italien et allemand) au Centre d'arts Orford (en Estrie), à l'occasion du Festival international qui s'y tient. Radio Canada International (RCI) a enregistré et offert au public l'enregistrement sonore de ce concert inaugural.
Bruno Laplante fut le producteur et directeur artistique de plus de 40 œuvres lyriques, pour plus de 800 représentations, employant environ 400 artistes (chanteurs, comédiens, instrumentistes, chefs d'orchestre, metteurs en scène…), ainsi que 150 à 200 créateurs, techniciens et artisans.
1986 — Fondation des « Nouvelles variétés lyriques » (NVL), sur le modèle des Variétés lyriques de Lionel Daunais : les NVL offriront une dizaine de représentations d'une opérette différente, à chaque automne, trois années consécutives, à la Place des arts (de Montréal) et au Grand Théâtre de Québec, sous la direction artistique de Bruno Laplante.
1989 — Fondation du « Duo lyrique Laplante-Duval », avec France Duval, mezzo-soprano. 1994 — Fondation du « Nouveau théâtre musical » (NTM), à Québec, succédant à l'Ensemble Cantabile de Montréal, et sur le même modèle. 1998 — Début de l'édition de partitions et de CD par « Les éditions du NTM ». 2000 — Débuts sur scène de La Famille Laplante-Duval : les deux enfants (alors âgées de 4 et 8 ans) de France et Bruno partageront souvent la scène avec leurs parents, en solos, duos, quatuors, munies d'un répertoire qui sied à leur âge, dans des spectacles ou concerts s'adressant d'abord aux jeunes familles et aux personnes retraitées.
Récitals, concerts, cantates, oratorios (extraits)
Depuis 1964, Bruno Laplante s'est produit en récitals dans quelque 30 pays, 100 villes, à de multiples reprises, sur tous les continents, tant sur les ondes nationales que dans les salles de concert, et auprès de musiciens dirigés par des chefs d'orchestre tels : Jean Fournet, Spiros Argiris, Charles Dutoit, Franz-Paul Decker, Pierre Bartholomée, Philippe Herreweghe, Kenneth Montgomerry, James de Priest, Louis de Froment, Henry Lewis, José Serebrier, Jérôme Kaltenbach, Mario Bernardi, Jean Deslauriers.
Il a chanté en différentes salles et lieux, dont : Wigmore Hall (à Londres), Concertgebouw (à Amsterdam), Kunstring Diligentia (à La Haye), Salle Gaveau (à Paris), Musikverein (à Vienne), Theatro São Luis (à Lisbonne), Bunka Kaikan de Tokyo et Casals Hall (à Tokyo), Izumi Hall (à Osaka)… et au Festival du Marais (à Paris), au Festival d'Aix-en-Provence (dans le Midi), aux Nuits de Septembre et au Festival des Flandres (en Belgique)… ainsi qu'au Festival du Canada (à Ottawa) et au Festival international d'Orford (à Orford en Estrie).
Il chante en six langues : français, italien, espagnol, anglais, allemand et latin.
Bruno Laplante est souvent allé chanter à l'étranger pour célébrer les « Journées internationales de la francophonie », y représentant le Québec et le Canada : jusqu'à l'Institut français d'Athènes (1987), au Théâtre de la Madeleine de Troyes (France, 1988), au palais Clam-Gallas de l’Institut français de Vienne (Autriche, 2000), au palais Belosselski-Belozerski de Saint-Pétersbourg (2000), puis aux châteaux de Prague et de Bratislava (2000), encore à Vienne (2003), à Zagreb (Croatie, 2003), Belgrade et Novi Sad (Serbie, 2003), Pécs et Budapest (Hongrie, 2003) et Cluj-Napoca (Roumanie, 2003).
au Canada : 1964 — soliste dans le Requiem de Gabriel Fauré, à Hull, avec Sylvia Saurette, orchestre sous la direction de Fernand Graton 1965 — sa première tournée de récitals pour les Jeunesses musicales du Canada (JMC), sous la direction artistique de Léopold Simoneau 1969-1973 — de très nombreuses émissions de radio et télévision, surtout à Radio-Canada (radio, télévision, enregistrements RCI), à Montréal; — trois grandes tournées pour les Jeunesses musicales du Canada : environ cent cinquante (150) représentations, dont avec le comédien Jacques Zouvi (en 1969-1970) et la soprano Anna Chornodolska (en 1970-1971) — plusieurs enregistrements sur disques de mélodies françaises, pour Radio Canada International (RCI), à Montréal — soliste dans Une cantate de Noël d’Arthur Honegger, avec l'Orchestre de Radio-Canada dirigé par Jean Deslauriers et le chœur Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, à la télévision de Radio-Canada, Montréal 1976 — récital d'œuvres d’Erik Satie et du Groupe des Six, pour le CBC Radio Festival of Music in Vancouver, au Queen Elizabeth Playhouse de Vancouver 1976 — soliste dans le Requiem de Fauré à Ville St-Laurent (Île de Montréal), avec Yolande Deslauriers-Husaruk, Jean Deslauriers à la direction musicale, pour Radio-Canada 1976 — concert viennois au Centre national des Arts (CNA) à Ottawa, avec Colette Boky, soprano, et l'Orchestre du CNA dirigé par Pierre Hétu 1977 — soliste dans un spécial « Son et Images » à la télévision de Radio-Canada, à Montréal, avec l’ensemble Cantabile de Montréal, sous la direction artistique de Bruno Laplante 1978 — récital français au Centre national des Arts à Ottawa, avec Janine Lachance au piano 1979 — soliste, dans le Requiem de Gabriel Fauré, avec l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) sous la direction de James de Priest, au Grand Théâtre de Québec 1979 — tournée en concert, La Musique française, commandité par la société Rémy Martin, organisée par les Productions Charlevoix et sponsorisée par la marque de Cognac, à Québec (Institut canadien), Trois-Rivières (centre culturel), Jonquière (salle François-Brassard) et Montréal (salle Claude-Champagne), avec Réal Léveillé au piano, Hermel Bruneau à la viole de gambe, ainsi que, pour la Sérénade de Charles Gounod sur un poème de Victor Hugo, Diane Mauger au piano et Angèle Dubeau au violon 1980 — au Festival d’Ottawa, récital de mélodies françaises, avec Jean-Philippe Collard au piano. en France : 1966 — son premier récital à Paris : au théâtre de la Cité universitaire, avec Claude Savard au piano 1969-1973 — passages à Radio-France et cinq récitals avec Louis-Philippe Pelletier au piano : à Châtellerault, Angoulême, Lyon, Villejuif et Paris 1975 — enregistrement (Ravel, Françaix, Hahn et Absil) pour l’ORTF à Paris, avec Henriette Puig-Roget au piano 1977 — soliste de Rivages de Serge Garant (1976) sur un poème d'Alain Grandbois : tournée en Europe, à Bonn, Düsseldorf, Francfort, Paris, Londres, avec la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) sous la direction Serge Garant, dans le cadre de Musicanada, premier festival d'envergure de musique canadienne en Europe, tenu du 4 au , sous l'égide du ministère des Affaires extérieures du Canada et du Conseil des Arts du Canada (CAC); enregistrement sonore : RCI 475 1977 — tournée de récitals en France avec Anna Chornodolska, soprano, et Claude Savard au piano, offerte par les Jeunesses musicales du Canada aux Jeunesses musicales de France 1978 — récitals (programme entièrement français) à Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Paris et enregistrement de mélodies canadiennes (de Clermont Pépin, André Prévost, Pierre Mercure) par Radio-France, lors d'une grande tournée européenne de trois semaines, avec Janine Lachance au piano 1979 — tournée de récitals en Europe (des œuvres vocales de Gounod, Debussy, Ravel et le Dichterliebe de Schumann), dont à Gundershoffen (Eberbach, en Alsace, Bas-Rhin) 1979 — Panorama de la mélodie française en deux récitals différents, avec Janine Lachance au piano : au Festival du Marais à Paris, au Festival international d’Aix-en-Provence 1979 — récital, salle Molière de l’opéra de Montpellier, avec David Abramovitz au piano : La Bonne Chanson de Fauré et autres mélodies françaises 1980 — enregistrement pour France Culture, avec Simone Féjard au piano : œuvres vocales de Guy Ropartz, Albert Roussel, Louis Durey et Jacques Offenbach 1980 — rôle de Jésus dans Les Béatitudes de César Franck, au Festival de Lille en France, ainsi qu'à Liège, Bruxelles et au Festival de Tournai en Belgique, avec les Chœurs et l'Orchestre de Liège, sous la direction de Pierre Bartholomée