Giuseppe Di Vittorio (né le à Cerignola, dans la province de Foggia, dans la région des Pouilles et mort le à Lecco) était un homme politique, antifasciste et syndicaliste italien. Contrairement à la majorité des syndicalistes du issus de la classe ouvrière, Di Vittorio vient de la classe paysanne.

Biographie

Militant syndicaliste révolutionnaire Giuseppe Di Vittorio est fils d'ouvrier agricole, la classe sociale la plus nombreuse en ces temps dans les Pouilles, et est autodidacte. Dès son adolescence, il mène une intense activité politique et syndicale et à 15 ans il participe au Cercle des jeunesse socialistes de Cerignola. En 1911 il dirige la Chambre du Travail de Minervino Murge..

En 1912, Di Vittorio adhère à l'Unione Sindacale Italiana (USI). Selon les dires de Randolfo Pacciardi, démentis par Di Vittorio dans une interview à Felice Chilanti La vie de Giuseppe Di Vittorio, il était interventionnisteEn histoire italienne, le mot interventista désigne spécifiquement ceux qui étaient favorables à l’entrée en guerre de l’Italie dans la Première Guerre mondiale. Voir Interventionnisme italien. en 1914. En 1915, il est appelé à servir dans l'infanterie comme bersaglier, et est gravement blessé. Il est ensuite envoyé à Bardia en Libye et rentre en Italie en 1919, page biographie. Immédiate après-guerre En 1921, il s'inscrit au Parti socialiste et est élu député, alors qu'il est détenu dans la prison de Lucera, portail de la Chambre des Députés italienne. Il prend la tête de la camera del lavoro de Bari où il organise la défense du siège de la chambre avec d'anciens officiers légionnaires de Fiume, des socialistes, des communistes et des anarchistes rassemblés autour de Arditi del Popolo. Ils sortiront victorieux de ce combat contre les squadristi fascistes de Giuseppe Caradonna.

Le passage au communisme En 1922, d'anciens camarades syndicalistes révolutionnaires passés au fascisme, comme Enrico Meledandri, tentèrent de le convaincre de rejoindre les structures syndicales fascistes. Son ami Nicola Porti lui écrivit en effet que c'était :« le désir de plusieurs amis de le voir haut placé dans les syndicats fascistes. Et du reste, si ta vie est un apostolat pour protéger les masses et les faibles, qu'importe que la bannière ait une couleur différente de la tienne ? »Critica marxista, 1992.Se présentant comme fidèle à ses convictions, Di Vittorio répondit par la négative : « Je reste fidèle à mes idées, parce que je ne sais pas porter le masque du mensonge. »Ayant constaté un abîme entre lui et le fascisme, Di Vittorio décide de se rapprocher des communistes dont il admire la détermination. En 1924, il adhère au Parti communiste italien (PCI) dont il reste membre jusqu'à la fin de sa vie. Il se présente aux élections de 1a même année mais n'est pas réélu.

L'exil et les guerres En 1925, il est condamné par le Tribunal spécial pour la sécurité de l’État (Italie) à 12 ans d'emprisonnement, il se réfugie en France où il présente la dissolution de la Confédération générale du travail (CGdL) dans l'Internationale des syndicats « rouges ». De 1928 à 1930, il séjourne en Union des républiques socialistes soviétiques et représente l'Italie dans la nouvelle Internationale paysanne, puis il renvient à Paris où il entre dans le bureau du PCI.

Pendant la guerre d'Éthiopie, sur indication du Comintern, il envoie trois communistes appelé « les trois apostoliques » () parmi lesquels Ilio Barontini pour organiser la guérilla locale contre l'invasion fasciste. Avec d'autres antifascistes, il participe à la guerre civile espagnole et en 1937, il dirige à Paris un journal antifasciste. En 1941, il est arrêté par la police fasciste et envoyé en exil à Ventotene. En 1943, il est libéré par les partisans et au cours des dernières années de la Seconde Guerre mondiale, il prend part à la Résistance au sein de la Brigade Garibaldi.

L'après-guerre

En 1945, Giuseppe Di Vittorio est élu secrétaire de la Confédération générale italienne du travail qui avait été reconstitué l'année d'avant à la suite d'un accord avec Achille Grandi et Oreste Lizzardi (pacte de Rome) représentant les trois principaux courants syndicaux : communiste, catholique et socialiste. L'année suivante, il est élu député avec le Parti communiste italien (PCI).

L'unité syndicale dure jusqu'en 1948, lorsqu'à l'occasion de la grève générale pour l'attentat contre Palmiro Togliatti, le courant catholique se sépare et crée son syndicat, la CISL, rapidement imité par les sociaux démocrates qui se regroupe dans l'UIL. En 1956, contrairement au PCI, il prend position contre l'intervention soviétique en Hongrie. En 1953, Giuseppe Di Vittorio est élu président de la Fédération syndicale mondiale.

Il reste à la tête de la CGIL jusqu'à sa mort avenue à Lecco en 1957.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio 1907-1924: dal sindacalismo rivoluzionario al comunismo, Roma, Editori riuniti, 1977. Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio, 1944-1957: la costruzione della CGIL, la lotta per la rinascita del paese e l'unità dei lavoratori, Roma, Editori riuniti, 1977. Davide Lajolo, Il volto umano di un rivoluzionario: la straordinaria avventura di Giuseppe Di Vittorio; prefazione di Luciano Lama, Firenze, Vallecchi, 1979. Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio; prefazione di Luciano Lama, Manduria, Lacaita, 1987. Antonio Carioti, Di Vittorio, Bologna, Il mulino, 2004. Adriano Guerra - Bruno Trentin, Di Vittorio e l'ombra di Stalin. L'Ungheria, il PCI e l'autonomia del sindacato. . Ghezzi Carlo; Giuseppe Di Vittorio e i fatti d'Ungheria del 1956, Roma, Ediesse, 2007. .

Film biographique Pane e Libertà, 2009, par Alberto Negrin

Articles connexes Nella Marcellino

Liens externes

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